Ermite franciscaine laïque consacrée par voeux public

mère et grand mère,

ma consécration est pour les prêtres du monde.

© + Sr Denise Ermite

Série -4- Union Transformante 6/7

Union Transformante 6/7

Si l’âme est dans les dépositions voulues.. Dieu lui communique si bien son être surnaturel qu’elle parait être Dieu lui-même et posséder ce que Dieu possède ce que Dieu possède.

L’union provenant de cette souveraine faveur est elle est que toutes les choses de l’âme ne font qu’un avec celles de Dieu dans la participation de l’âme par transformation (207).

Transformation

Le visage de l’Ami s’y représente d’une manière si parfaite, tellement intime et vive, quand il y a union d’amour, qu’on peut dire en vérité que l’Ami vit dans l’ amant et l’amant vit dans l’Ami. L’amour en transformant ceux qui s’aiment établir entre eux une telle ressemblance qu’on peut dire que chacun vit dans l’autre ce que tous les deux ne sont plus qu’un ( Ga 2.20) (208).

En la transformant en lui-même il la fait toute sienne l‘a dégagée de tout ce qui n’est pas lui-même (209).

Avec Dieu même elle n’a plus d’autre style d’agir, de façon de traiter que l’exercice d’amour, parce qu’elle changé son ancien style : elle n’a plus qu’une manière d’agir en amour. (210)

Quand l’âme est parvenue à ce haut état du mariage spirituel, l’Époux lui découvre très volontiers et très souvent ses merveilleux secrets et lui fait connaître ses œuvres car l’amour véritable et parfait ne peut rien cacher à l’aimée (211).

Quand tu m’auras transformé en ta beauté, je te verrai en ta beauté et tu me verras aussi entra beauté et je me verrai moi-même en toi en ta beauté. Que ma beauté soit la tienne et que la tienne soit la mienne. Je serai alors toi-même en ta beauté et tu serais moi-même en ta beauté parce que ta propre beauté sera la mienne.

C’est là l’adoption des enfants de Dieu ( Jn.17,19) (212).

Nous nous transformerons en transformations par de nouvelles connaissances, de nouveaux actes et de nouvelles communications d’amour. Sans doute l’âme est déjà transformée dans l’état où elle se trouve… néanmoins elle ne cesse d’avoir de nouvelles illuminations et des transformations. Dans la communication continuelle qui existe entre lui et l‘âme Dieu lui communique les mystères de lui-même et elle y entre comme à nouveau en lui (213)

Sortie de soi
Demeurant désormais divinisée, son esprit élevé en Dieu, l’âme est comme ravie et absorbée dans l’amour, tout transformée en Dieu.. Non seulement elle demeure détachée de tout, mais encore d’elle-même, mort à tout et comme fondue en amour qui la conduit de passer de soi à l’Ami… L’esprit de Dieu et un esprit de recueillement (214).

Cette transformation de Dieu lui donne une telle ressemblance avec les simplicité et la pureté divines qu’elle reste dépouillé, pure et vide de toutes les formes et des figures qu’elle avait précédemment, car l’acte de transformation est toujours accompagné d’effets de cette sorte (215).

L’effet de l’acte d’amour est durable, et l’a comme enflammé et changée en amour, ce qui l’a réduite à rien et dégagée de tout ce qui n’est pas amour, la laissant sans autre science que l’amour (216).

Elle n’estime que les choses qui touchent à son Ami : voilà ce qui s’appelle se perdre, ce qui est avoir envie d’être gagnée. Tel est celui qui est vraiment épris d’amour de Dieu ; il ne recherche aucun profit ni récompense, il veut seulement tout perdre et se perdre lui-même pour l’amour de Dieu, ce qu’il regarder comme son propre gain ( ph.1,21) … celui qui ne sait pas se perdre ne sait pas se gagner (Mt.16,25)

Elle demeure en sa compagnie bien relevé et agrandie par lui ( 218).

C’est une des plus grandes joies que l’âme éprouve habituellement dans ses rapports avec Dieu quand elle est comblée de retour du don qu’elle fait à l’Ami. Son désir est donc que rien ne vienne la distraire de ces délices intérieures… elle désire une grande solitude… Ce qu’elle fait altos à son Ami c’est de rester dans cet exercice de ce qui est déjà réalisé en elle, continuer à aimer pour continuer l’union avec Dieu (219)

 Déification

L’âme est engloutie dans la vie divine… Dans un étant de vie si parfait l’âme ne cesse d’être en fête intérieurement et extérieurement (220).

Elle ne peut arriver à l’égalité et à la perfection de l’Amour que par transformait total de sa volonté en celle de Dieu… Ainsi qu’il y a égalité d’amour… La volonté de l’âme n’est pas détruite pour cela mais elle est faite, en quelque sorte, volonté de Dieu (221)

C’est une totale transformation de l’âme en son Bien-Aimé : les deux parties se livrent mutuellement en une entière possession, l’âme rendue alors divine et devenue Dieu par participation dans la mesure où cela est possible en cette vie…Quand ce mariage entre Dieu et l’âme est consommé, il y a comme deux natures dans une même esprit et dans le seul amour de Dieu (222).

Dieu en nous aimant le premier montre à aimer purement et entièrement comme il nous aime. Dans cette transformation où il se communique à elle, il montre à l’âme un amour total, ténébreux et pur : il se communique à elle tout entier très amoureusement, la transformant en lui… il lui donne donc son amour afin qu’elle s’en serve pour l’aimer… Ainsi l’âme en cet état aime Dieu comme elle en est aimée puisqu’ils ont en commun un sel amour… Je ne veux pas dire qu’elle aime Dieu autant qu’il s’aime, cela est impossible (223).

 Participation Trinitaire
Elle aime Dieu non par elle, mais par lui-même, ce qui est une perfection admirable, car elle aime par le Saint-Esprit, comme le Père et le fils s’aiment ainsi que le Fils le dit lui-même : «Que l’amour dont vous m’avez aimé soit en eux et moi en eux» ( Jn. 17, 26 ) (224).

Il se forme ainsi entre Dieu et l’âme un amour réciproque qui correspond à leur conformité dans l’union et le don du mariage, car les biens de l’un et de l’autre, qui constituent la divinité, sont possédés librement par chacun d’eux en raison du libre don qu’ils se sont fait réciproquement… disant l’un à l’autre ce que le Fils disant à son Père : «Tout ce qui est à moi est à toi et tout ce qui est à toi est à moi.» ( Jn. 17,10) (225)

L’âme demande l’aspiration du Saint-Esprit pour aimer Dieu parfaitement… Cet Esprit par son aspiration divine élève très haut afin qu’elle produise en Dieu la même aspiration d’amour que le Père produit dans le Fils et le Fils dans le père, qui est le Saint-Esprit lui-même, qu’ils aspirent en elle par cette transformation… Il lui communique le même amour qu’à son Fils mais par unité de transformation d’amour… Par union d’amour comme le Père et le Fils le sont par unité d’amour (226).

Dieu a envoyé son fils en nos cœurs, criant au Père : «Père !» ( Ga. 4,6 ).

Voilà ce qui a lieu chez les parfaits. Ne vous étonnez pas toutefois de savoir que l’âme puisse arriver à un état si élevé. Dès lors, en effet, que Dieu donne la grâce de devenir déiforme et unie à la Très Sainte Trinité, elle devient Dieu par participation : comment serait-il incroyable qu’elle exerce des actes de l’intelligence, de connaissance et d’amour en la Trinité et avec elle, comme elle, mais d’une manière participé, Die opérant cela en elle ? (227)

 Solitude

Cette solitude où l’âme vivait auparavant en travaillant dans les épreuves et les angoisses, parce qu’elle était encore imparfaite, est désormais son repos et son rafraîchissement par ce qu’elle en a pleinement fait la conquête en Dieu…Elle trouve une demeure en Dieu où elle trouve le rassasiement de ses aspirations et de ses facultés (229).

L’âme ayant tout quitté et étant passée par tous les moyens, s’élèvent au-dessus de tout pour arriver à Dieu, lui-même est son guide et le moyen dont elle se sert pour aller à lui, lorsque, l’âme est montée en cette solitude de tout, par-dessus tout, rien ne lui sert plus et ne peu l’aider à monter plus haut, sinon le Verbe son Époux lui-même. (230)

Il en se trouve pas de mots propres pour exprimer des choses de Dieu aussi hautes que celles qui se passent en ces âmes, qui n’ont pour tout langage que de les entendre pour elles seules, de les sentir pour elles seules, de se taire et d’en jouir quand on les reçoit (231)

Ce qui se passe en elle dans ce recueillement du mariage avec bon Bien-Aimé est tellement haut et savoureux que l’âme ne peut dire et qu’elle ne voudrait même pas en parler… Elle le possède seule et l’entend seule, en jouit seule et son plaisir est que cela se passe seul à Seul (232).

 Repos
 Elle ne s’aperçoit plus de la diminution de ses sentiments de joie, et leur augmentation de lui donne plus l’impression de nouveauté. La joie dont elle jouit habituellement ressemble à la mer qui n’augmente pas en recevant les fleuves (234).

Tous ses passions sont soumises ainsi que tous ses tendances naturelles et spirituelles… sa partie sensitive désormais réformée et purifiée, soumise à la partie spirituelle de telle sorte qu’elle ne trouble plus l’esprit, mais qu’elle s’unira à lui pour participer à ses biens (235.

 Vive flamme d'amour
Elle n’a pas de repos tant qu’elle n’arrive à la (perfection de l’union ) parce qu’en cet état elle trouve une abondance et une plénitude de Dieu bien plus grande, une paix plus sûre, plus stable et une suavité plus parfaite (236)

Sans doute l’âme sait ce qu’est le péché, mais elle n’en ressent plus ni douleur ni anxiété ; elle ne sent plus ce que la compassion ( componction) a de pénible bien qu’elle en ait les oeuvres et même leur perfection. Ici l’âme n’a plus ce qu’il y avait de fiable dans ses vertus, elle n’en a conservé que ce qu’il y a de fort : la constance et leur perfection (237)


Nous avons parlé du plus haut degré de perfection auquel l’âme puisse arriver en cette vie, c’est-à-dire la transformation en Dieu. Néanmoins les strophes présentes parlent d’un amour de Dieu encore plus avancé dans ce même état de transformation…Si un tel état ne peut être dépassé, cependant il peut avec le temps et l’exercice s’élever et s’approfondir beaucoup plus dans l’amour.

Quand le feu a pénétré le bois il le transforme en lui-même puis, si ce feu devient plus intense et continu il rend ce bois plus incandescent et plus enflammé jusqu’à ce que ce bois lance des étincelles et des flammes.

Tel est l’image de ce qui se passe ici : l’âme donne à entendre qu’elle est déjà, dans se degré de transformation, toute embrasée d’amour ; elle est déjà si transformée et convertie intérieurement en ce feu d’amour que, non seulement elle est unie à ce feu, mais qu’elle lance elle-même de vives flammes.)

« O flamme vive d’amour qui blesse avec tendresse de mon âme le centre le plus secret n’ayant plus nulle rigueur brise la toile pour cette rencontre heureuse ( 238 ) »

Il embrase et absorbe les âmes plus ou moins selon la disposition où il les trouve et dans la mesure qu’il veut, de la manière et à l’heure qu’il lui plait… Comme ce feu divin transforme l’âme en lui-même, non seulement elle sent la brûlure, mais elle devient tout entière une brûlure et un feu ardent ( 239 ).

« O brûlure suave, o délicieuse blessure, O douce main, ô touche délicate qui sent la vie éternelle et qui payes toutes dettes. En tuant, de la mort tu as fait la vie ( 240 ) »

Elle sent que son énergie est fortifiée et augmentée à un tel point que son amour s’affine et qu’il lui semble découvrir en elle des mers immenses de feu d’amour… On ne peut rien ajouter à cela ( 241 )

Ces faveurs sont comme la pierre qui sera donnée à celui qui vaincras, d’après saint Jean, et qui portait un nom gravé que personne ne pouvait lire si ce n’est celui qui la reçoit (Ap..2.,17) .
La seule chose qu’on puisse dire en vérité est que cet état a le goût de la vie éternelle ( 242 ).

« O flambeaux de feu, ô vous dans les splendeurs éclatantes de qui les profondes cavernes du sens obscure jadis et aveugle, en d’étranges excellence chaleur et lumière donnent à l’Ami ( 243 )

L’abîme de grâce appelle un autre abîme de grâce, c’est-à-dire la transformation en Dieu : il en résulte que l’œil du sens devient tellement éclairé et agréable à Dieu que, nous pouvons le dire, la lumière de Dieu et la lumière de l’âme ne font plus qu’un même lumière ( 244 ).

Elle donne Dieu à Dieu même par lui-même. C’est le don le plus réel et le plus absolu d e l’âme à Dieu. Elle voit alors que Dieu est véritablement à elle, qu’elle le possède par héritage, qu’elle en est propriétaire de droit, comme un enfant adoptif de Dieu, à cause de la grâce que Dieu lui a accordée et de se donne lui-même à elle ( 245 ).

Par ce fait elle peut en disposer comme d’une chose qui lu appartient et elle peut le donner à qui bon lui semble : ainsi elle le donne à son Bien-Aimé Dieu lui-même, qui s’est donné à elle. Ainsi elle paye à Dieu tout ce qu’elle lui doit, car de tout cœur elle lui donne tout ce qu’elle en a reçu ( 246 ).

Avec ce don que l’âme fait à Dieu, elle lui donne le Saint-Esprit comme son bien afin qu’il l’âme comme il le mérite …Quoiqu’il soit vrai que âme ne puisse contenir à nouveau Dieu à Dieu lui-même car elle lui est toujours lui-même, toutefois elle le fait d’elle-même parfaitement et réellement car elle donne tout ce qu’il lui avait donnée pour payer l’amour ( 247 ).

« Avec quelle douceur et quel amour tu te réveilles dans mon sein où tu demeures seul en secret et ton aspiration savoureuse riche de gloire et de biens combien délicatement tu me remplis d’amour! ( 248 ).

Le réveil que le Fils de Dieu fait en l’âme… est un mouvement que le Verbe produit dans la substance de l’âme… Elle comprend si bien que par son être Dieu est éminemment toutes choses qu’elle les connaît mieux en Être de Dieu qu’en elles-mêmes. Et c’est en cela que réside la grandeur de cette jouissance que produit ce réveil de Dieu dans l’âme : elle connaît les créatures par Dieu et non pas Dieu par les créatures…

Combien est heureuse cette âme qui sent toujours que Dieu prend son repos dans son sein. Comme il lui est avantageux d’amour renoncé à tout, de fuir toutes les affaires et de vivre dans une très grande tranquillité, de peur que le moindre atome ou la moindre inquiétude ne vienne troubler ou importuner le Bien-Aimé, il se tient d’ordinaire comme endormi en cet embrassement avec son épouse ne la substance de l’âme ; elle sent fort bien sa présence et elle en jouit ordinairement ; s’il était toujours éveillé ce serait l’était de gloire (249).

Ce n’était pas mon intention de parler ( davantage) de cette aspiration pleine de bien et de gloire d’un amour très délicat de Dieu pour l’âme… Il est claire que cela m’est impossible et que j’essayais on croirait que cela peut être décrit. Parce que c’est une aspiration que Dieu fait à l’âme par un réveil de haute connaissance de Dieu, le Saint-Esprit l’aspire dans la mesure de cette connaissance… L’âme est absorbée profondément dans le Saint-Esprit, qui la ravit en amour avec une perfection et une délicatesse divines qui correspondent à ce qu’elle a vue en Dieu… Il la ravit de son amour au-dessus de toue expression et de tout sentiment dans les profondeurs de Dieu (250)

Référencres

En bas de chaque page il y a une petite référence mais pour l'auteur il faut aller à
(0)= Voir table des références
207- Grégoire de Nysse :
Lorsque l’âme devenue simple, unifiée et réellement semblable à Dieu, trouve le bien vraiment simple et immatériel, elle adhère et se mêle à ce seul réellement aimable et désirable par l’activité vivante de la charité, se transformant et ce qu’elle connaît et découvre ( Daniélou p. 213)

208- Syméon nov. Théo. :
Celui qui est Dieu par nature s’entretient avec ceux qu’il a fait dieux par la grâce, comme un ami s’entretient avec ses amis face à face ( Action de grâces I, p. 323).

209- Origène :
Si l’esprit une fois purifié a transcendé tout ce qui est matériel, c’est pour mener à bonne fin la contemplation de Dieu et se déifier par ce que qu’il contemple.

210- Grégoire Palamas :
Le corps lui aussi a l’expérience des choses divines quand les forces passionnelles de l’âme se trouvent non pas mise à mort mais transformées et sanctifiées,

211- Grégoire de Nysse :
Ce n’est aucunement en usant de la faculté ordinaire d’entendre que l’esprit devient auditeur mais s’élevant au-dessus des sens charnels et montant vers les hauteurs il perçoit l’harmonie des cieux ( Daniélou, p. 240)

212- Tu es devenue belle en t’approchant de ma lumière, son approche a attiré sur toi la participation de ma beauté ( Ibid, p.323 ).

213- Ayant une fois mis le pieds à l’échelle sur laquelle Dieu est appuyé on ne cesse de monter… Chaque marche découchant sur un au-delà ( Ibid,. p. 314).

214-215-216- Denys :
Les facultés intellectuelles, aussi bien que les sensations, deviennent superflues, lorsque l’âme, devenue désunion inconnue, en des élans aveugles ( noms fic, VII,1).

214-215-216- Isaac de Ninive :
Celui-ci obtient un tel repos qu’il réduit à l’unité la multiplicité de ses prières antérieurs (Wensinck 17,P.93).

217-218-219- Grégoire de Nysse :
Telle est la participation du bien divin qu’il rend plus grand et plus spacieux celui dans lequel il vient, de sorte que celui-ci ne cesse jamais de croître.

L’âme jouissant de la seul contemplation de ce qui est n’est éveillée à aucun plaisir sensible, mais laissant dormir toutes activité corporelle dans la pureté et la nudité de l’esprit, elle reçoit la manifestation de Dieu dans une divine elle ( Daniélou, pp. 215-313 ).

220-221-222- Grégoire Sinite :
Pareils au Père, dieux comme Dieu, esprit, issus de l’Esprit.

220-221-222- Maxime Le Confesseur :
Il s’est totalement immergé en Dieu seul ; il a imprimé en lui l’empreinte et la forme de Dieu seul, de sorte qu’il est par grâce et mérité d’être appelé lui-même dieu.
( Amb. Dan hausherr, Plihautie P.140).

223-224-225- Basile :
Étant Dieu par nature le Saint-Esprit déifie, par la grâce les autres qui appartiennent encore à la nature soumise au changement… C’est lui qui en resplendissant dans ceux qui se sont purifiés de toutes souillure le rend spirituels par la communication avec lui.

223-224-225- Cassien :
Que l’union du Père avec le fils et du Fils avec le Père, nous soit communiquée dans le sentiment et l’esprit. ( Conf. X, 7, p. 81).

226-227-Syméon :
Je te rends grâce de ce que toi, être divin au-dessus de tous les êtres, tu te sois fait un seul esprit avec moi, sans confusions.

226-227- Cassien :
Les divers modes de prières sont suivis d’un état plus sublime encore et d’une transcendante élévation. C’est un regard sur Dieu seul, un grand feu d’amour. L’âme s’y font et s’abîme en la sainte dilection et s’entretient avec Dieu comme avec son propre Père, tes familièrement, dans une tendresse de piété très particulière ( Conf. IX, 18, p. 55, II).

226-227- Origène :
Il n’y aura alors qu’une seule action de ceux qui parviennent à Dieu par le Verbe qui est auprès de lui ; celle de connaître Dieu pour former ainsi dans la connaissance du Père exactement rien
d’autre qu’un fils, comme le fils est le seul qui a connu le Père.

228-229-230-231- Jean Climaque :
L’hésychaste qui sait n’a plus besoin de paroles.

228-229-230-231- Guigues Chartreux :
L’âme nue adhérera à la vérité nue, n’ayant besoin d’aucun discours, d’aucun sacrement, d’aucune image pour saisir, ni non plus d’exemple. Pensée 475.

232-233-234-235- Grégoire Sinaite :
L’hésychia possède aussi l’action ; elle la possède dans la paix et la tranquillité
( Petite Philocalie ).

236- Évagre :
Le sentiment spirituel c,est le don de Dieu de l’impassibilité (Petite Philocalie ).

236- Pseudo-Macaire :
Aucune chose terrestre n’entre tumultueusement en son cœur ( Petite Philocalie )

239-240-241-242- Grégoire de Nysse :
O belle blessure et douce plaie par laquelle la vie pénètre dans mon intérieure !
( Daniélou, p.303).

243-244-245-246- Syméon Nov. Théolog. :
Feu vraiment divin.. qui m‘a séparé de tout être visible et invisible ne m’accordant la vision d e l’Incréé…Je me suis uni avec Celui qui est incréé, incorruptible, infiniment invisible à tous.

247- Syméon Nov. Théolog. :
Ils en sont plus à eux-mêmes mais à l’Esprit qui est en ceux, qui les meut et qui, de son côté est mû par eux ( Actions de grâces, I,225. P. 325,III ).


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