Tome II-Partie - 5- Chapitre 2
Les révélations divines et les visions
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Les révélations divines manifestent surnaturellement une vérité cachée, au moyen d'une vision, d'une parole ou seulement d'un instinct prophétique. Elles supposent le don de prophétie. Elles sont publiques si elles ont été faites par les prophètes, le Christ, les apôtres, et sont proposées à tous par l'Église, qui en conserve le dépôt, contenu dans l'Écriture et la Tradition. Elles sont privées lorsqu'elles sont ordonnées Seulement à l'utilité particulière de certaines personnes: Les révélations privées, quelle qu'en soit l'importance, n'appartiennent pas à la foi catholique. Cependant quelques-unes peuvent attirer l'attention sur telle fol me du culte de nature à intéresser tous les fidèles, par exemple sur la dévotion au Sacré-Coeur ; et l'Église, après avoir examiné les raisons qui motivent ce culte, pourra le promouvoir et l'établir sans juger infailliblement de l'origine divine de la révélation privée qui a suscité ce mouvement de prière. Ces révélations privées resteront objet de pieuse croyance, de même l'origine surnaturelle des faveurs exceptionnelles qui parfois les accompagnent, telle la stigmatisation de tel ou tel serviteur de Dieu (1). |
Que penser des révélations privées? |
Ceux qui reçoivent des révélations divines, reconnues comme tellés, après un jugement prudent et autorisé, doivent très certainement s'incliner avec respect devant cette manifestation surnaturelle (2). Ce fut le cas des révélations faites à sainte Marguerite-Marie sur la dévotion au Sacré-Coeur et de celles faites à Lourdes à sainte Bernadette, après l'examen favorable de l'autorité diocésaine.
Selon certains théologiens, la personne qui reçoit une révélation divine privée avec la certitude de son origine divine, comme sainte Jeanne d'Arc, doit y croire de foi divine théologale ; car il y a là, disent-ils, le motif formel de la foi infuse : l'autorité de Dieu révélateur (3).
Selon d'autres théologiens, et cela paraît plus exact, celui qui reçoit une révélation privée certaine doit y adhérer au moment même, non par la foi divine, mais par la lumière prophétique, et cette certitude surnaturelle peut durer ou au contraire faire place à une certitude morale lorsque l'illumination prophétique disparait mais celle-ci peut revenir pour rendre la certitude première (4).
Lorsque l'Église approuve les révélations privées faites aux saints, elle déclare simplement qu'elles n'ont rien de contraire à l'Écriture et à l'enseignement catholique et qu'on peut les proposer comme probables à la pieuse croyance des fidèles (5). On ne peut publier les révélations privées sans l'approbation de l'autorité ecclésiastique 6).
Il n'est pas impossible que, même dans celles ainsi approuvées comme probables par l'Église, il se glisse quelque erreur, car les saints eux-mêmes peuvent attribuer au Saint-Esprit ce qui procède de leur propre fond ou mal interpréter le sens d'une révélation divine, l'interpréter d'une façon trop matérielle, comme on pensa, sur une parole de Jésus relative à saint Jean, que celui-ci ne mourrait pas (cf. Jean., xxi, 23).
Cette possibilité d'erreur s'explique par le fait qu'il y a. bien des degrés dans la lumière prophétique, depuis le simple instinct surnaturel jusqu'à la révélation parfaite. Lorsqu'il n'y a qu'instinct prophétique, le sens exact des choses révélées peut rester caché ou bien obscur, et même l'origine divine de la révélation (7); ainsi Caïphe prophétisa, sans en avoir conscience, en disant : « Il est avantageux qu'un seul homme meure pour le peuple » (Jean, xvin, 14).
111) citent en faveur de cette opinion saint Thomas et ses principaux interprètes. Ils remarquent aussi que plusieurs de ces révélations portent sur des choses temporelles, par exemple la date prochaine de la tin d'une guerre, choses qui n'ont pas un lien suffisant avec l'objet premier de la foi théologale pour être crues de foi divine.
Cependant plusieurs de ces théologiens admettent que l'adhésion à une révélation privée certaine, chez celui qui la reçoit, peut procéder soit de la lumière prophétique, soit de la foi qui est mentionnée parmi les grâces gratis datae, I Cor., am.
Un des signes de l'origine divine d'une révélation est l'hunzilité et la simplicité avec laquelle l'âme favorisée la reçoit et la communique en peu de mots à son directeur, sans s'y attacher plus qu'il ne faut, et en obéissant parfaitement au ministre du Christ (8). Il arrive pourtant, mais c'est très rare, que le don de prophétie se trouve Chez ceux qui n'ont pas ces qualités.
Avant de régler sa conduite, au moins de façon indirecte, d'après une révélation, une âme vraiment éclairée de Dieu consultera toujours son directeur ou une autre personne docte et discrète qui examinera la chose en elle- même du point de vue de la foi, de la théologie et de la prudence surnaturelle. Sainte Thérèse insiste particulièrement sur ce point (9). C'est d'autant plus nécessaire qu'on se trompe facilement dans l'interprétation des révélations, soit parce qu'on les entend trop matériellement et selon des habitudes entachées d'égoïsme, soit parce qu'elles sont parfois conditionnelles 10). Cependant, un directeur éclairé, prudent et vertueux, a des grâces d'état qui lui font éviter l'erreur, surtout lorsqu'il les demande très hurnblememt par une prière fervente et assidue ; il reçoit alors lui-même les inspirations du don de conseil pour bien voir et bien juger.
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Que penser du désir des révélations? |
Saint Jean de la Croix, qui invite souvent les âmes intérieures à désirer humblement, mais avec confiance et ardeur, la contemplation infuse des mystères de la foi et l'union divine qui en résulte, réprouve très fortement le désir des révélations. Il parle sur ce point comme saint Vincent Ferrier (11) et .nous montre que l'âme qui désire des révélations est vaine, qu'elle donne au démon, par cette curiosité, l'occasion de la tromper (12), que ce penchant enlève la pureté de la foi (13), qu'il produit un embarras pour l'esprit (14), qu'il dénote un manque d'humilité (15) et qu'il expose à beaucoup d'erreurs (16).
C'est aussi, dit-il, un manque de respect à Notre-Seigneur de les demander, car la plénitude de la révélation a été donnée dans l'Évangile (17).
Dieu accorde parfois ces choses extraordinaires aux âmes qui sont faibles (18), ou encore à des âmes fortes qui ont une mission exceptionnelle à accomplir au milieu de grandes difficultés; mais y prétendre est pour le moins péché véniel, même quand on a une fin bonne (19). Elles ne sont profitables que par l'humilité et l'amour de Dieu qu'elles inspirent (20). On voit dès lors l'erreur des direcetes imprudents qui s'occupent avec curiosité des âmes favorisées de visions et de révélations (21). Cette curiosité est une déformation de l'esprit qui jette dans l'illusion, le trouble, et qui détourne de l'humilité par une vaine complaisance dans les voies extraordinaires.
Enfin saint Jean de la Croix insiste beaucoup sur ce point que ce désir des révélations détourne de la contemplation infuse :« On s'imagine, dit-il, qu'il s'est passé quelque chose de grand, que Dieu même a parlé, et au fond il y a peu de chose ou rien, ou moins que rien. A quoi, en effet, peut servir ce qui est vide d'humilité, de charité, de mortification, de sainte simplicité, de silence, etc.? C'est pourquoi j'affirme que ces illusions t'ont grandement obstacle à l'union divine, car si l'âme en fait cas, ce seul fait la repousse très loin de l'abime de la foi... L'Esprit-Saint éclaire l'intelligence recueillie dans la mesure de ce recueillement. Or le recueillement le plus parfait est celui qui a lieu dans la foi... La charité infuse est en proportion de la pureté de l'âme dans une foi parfaite : plus une telle charité est intense, plus le Saint- Esprit l'éclaire et lui communique ses dons (22). » On ne saurait mieux écarter le désir des révélations et faire désirer davantage le parfait esprit de foi qui se trouve dans la contemplation infuse et qui conduit à l'intime union presque continuelle avec Dieu.
Comme nous l'avons plusieurs fois noté, c'est donc une grosse erreur, assez souvent commise, de confondre le désir des révélations avec celui de la contemplation infuse; non seulement le premier est répréhensible, mais il nous détourne de la contemplation infuse qui est hautement dCsirable. Saint Jean de la Croix donne ici le commentaire plus élevé de la parole de saint Thomas : «gralia grétunz faciens est mollo excellenlior quamgralia gratis data (23),» la grâce sanctifiante (avec la charité et les sept dons qui lui sont connexes) est bien supérieure aux charismes, même au plus élevé de tous, à la prophétie. C'est ce qui nous montre toute la portée de l'enseignement de saint Paul, I Cor., xff, sur l'éminence de la charité.
Il faut cependant distinguer ici deux espèces de révélations privées : 10 les révélations proprement dites nous découvrent des secrets, soit sur Dieu, soit sur ses uvres; 2° les révélations improprement dites donnent une plus grande intelligence des vérités surnaturelles déjà connues par la foi (24).
1" Les premières, qui nous manifestent des secrets, sont bien plus sujettes à illusion. Dieu sans doute révèle parfois à des vivants le temps qui leur reste à vivre, les épreuves qu'ils subiront, ce qui arrivera à un peuple, à une personne déterminée. Mais le démon peut facilement contrefaire ces choses, et pour accréditer ses mensonges, il commence à nourrir l'esprit de choses vraisemblables ou même de vérités partielles (25). « Il est presque impossible, dit saint Jean de la Croix, d'échapper à ses ruses si l'on ne s'en débarrasse pas aussitôt, tellement l'esprit du mal sait prendre l'apparence de la vérité et donner de la force à cette apparence (26). » « Il n'y a donc aucun motif, pour être parfait, de désirer ces choses surnaturelles extraordinaires... Il faut que l'âme se garde prudemment de toutes ces communications si elle veut arriver pure et sans illusions, par la Nuit de la Foi, à la divine union (27). » On ne saurait mieux distinguer de ces choses surnaturelles extraordinaires la contemplation infuse et mieux montrer qu'elle est quelque chose de normal chez les parfaits
2° Les révélations improprement dites, qui nous donnent une plus grande intelligence des vérités révélées, se rapprochent, elles, de la contemplation infuse, surtout si elles portent sur Dieu lui-même et ne s'arrêtent à rien de particulier, mais pénètrent plus profondément sa sagesse, son infinie bonté ou sa toute-puissance. Saint Jean de la Croix dit à ce sujet, dans la Montée du Carmel, I. II, ch. xxiv : « Ces hautes notions d'amour ne sont du reste accessibles qu'à l'âme en état d'union avec Dieu; elles sont cette union même, car elles proviennent précisément de certaine touche de l'âme dans la divinité. Ainsi c'est Dieu même qui est senti et goûté. Sans doute Dieu n'est pas perçu manifestement en pleine clarté, comme dans la gloire, mais la touche est si vive et si haute, à raison de la connaissance et de l'attrait, qu'elle pénètre la substance de l'âme. Il est impossible au démon de s'entremettre en cela et de donner le change par imitation ; rien n'y est comparable, rien n'approche de jouissances et de délices pareilles. Elles ont une saveur d'essence divine et de vie éternelle, et le démon ne saurait contrefaire des choses si hautes. Pour les autres perceptions, nous avons dit que l'âme doit s'en abstraire, mais ce devoir cesse devant celles-ci, puisqu'elles sont des manifestations de cette union à laquelle nous nous efforçons de conduire l'âme. Tout ce que nous avons enseigné précédemment au sujet du dépouillement, du détachement complet, a celle union pour but, et les faveurs divines qui en résultent sont le fruit de l'humilité, du désir de souffrir par amour pour Dieu, avec résignation et désintéressement de toute récompense. »
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Les différentes sortes de visions surnaturelles |
Les révélations divines s'expriment parfois sous forme de visions et parfois en paroles. Les visions surnaturelles sont soit sensibles, soit imaginaires, soit intellectuelles.
Les visions sensibles ou corporelles du Sauveur, de la Sainte Vierge ou des saints, sont quelquefois accordées aux commençants pour les détacher des choses terrestres. Si la vision est commune à un grand nombre de personnes, c'est un signe que l'apparition est extérieure, sans qu'il soit certain pour cela qu'elle soit d'origine divine (28). Si elle est individuelle, il faut examiner avec soin les dispositions du témoin qui déçlare l'avoir, et procéder avec une grande prudence.
Le directeur pourra reconnaître si ces apparitions sont des grâces de Dieu à leur conformité à la doctrine de l'Église et aux fruits qui en résultent dans l'âme. Elle- même devra se montrer très fidèle à en retirer les fruits de sainteté que Dieu se propose en accordant ces faveurs. Ceux qui sont favorisés de ces apparitions de Notre-Seigneur, de la Sainte Vierge et des saints doivent rendre aux personnes représentées les honneurs qui leurs sont dus, alors même que l'apparition serait le résultat de l'imagination ou du démon, car, comme le dit sainte Thérèse : « Quoiqu'un peintre soit un méchant homme, i n'en faut pas moins honorer le portrait du Christ fait par lui (29). »
Il ne faut jamais désirer ni demander ces apparitions.
Les visions imaginaires sont produites par Dieu ou par les anges dans l'imagination, soit dans l'état de veille, soit dans le sommeil. Plusieurs fois, selon l'Évangile, saint Joseph fut surnaturellement instruit en songe. Bien que l'origine divine d'un songe soit difficile à discerner, Dieu, d'ordinaire, lorsqu'on le cherche sérieusement, sait bien se faire reconnaître, soit par un sentiment de paix profonde, soit par les événements qui apportent une confirmation. Ainsi un pécheur peut être averti en songe de l'urgente nécessité de se convertir.
Les visions imaginaires sont sujettes aux illusions de l'imagination et du démon (30). On peut cependant discerner celles qui sont d'origine divine à trois signes :
1° lorsqu'on ne peut les produire ni les éloigner à volonté, mais qu'elles viennent subitement et durent peu;
2° lorsqu'elles laissent l'âme dans une grande paix;
3° lorsqu'elles produisent des fruits de vertu, une plus grande humilité et la persévérance dans le bien (31).
Si elle est accordée dans l'état de veille, la vision imaginaire s'accompagne presque toujours d'extase au moins partielle (par exemple de la perte momentanée de l'usage de la vue) pour qu'on puisse distinguer l'apparition intérieure des impressions extérieures (32), et parce que l'âme ravie et unie à Dieu perd contact avec les choses du dehors (33). Il n'y a pas de vision imaginaire parfaite sans une vision intellectuelle, qui en fait voir et pénétrer le sens (34); par exemple, l'une porte sur la sainte humanité du Sauveur, l'autre sur sa divinité (35).
On ne doit pas plus désirer ou demander les visions imaginaires que les visions sensibles. Elles ne sont nullement nécessaires à la sainteté (36); le parfait esprit de foi et la contemplation infuse sont d'ordre supérieur et disposent plus immédiatement à l'union divine (37).
La vision intellectuelle est la manifestation certaine d'un objet à l'intelligence, sans aucune dépendance actuelle des images sensibles. Elle se fait soit par des idées acquises surnaturellement coordonnées ou modifiées, soit par des idées infuses, qui sont parfois d'ordre angélique (38). Elle requiert, en outre, une lumière infuse, celle du don de sagesse ou de la prophétie. Elle peut porter sur Dieu, sur les esprits ou sur les corps, comme la connaissance purement spirituelle des anges.
La vision intellectuelle est parfois obscure et indistincte, c'est-à-dire qu'elle manifeste avec certitude la présence de l'objet sans aucun détail sur sa nature intime. Ainsi souvent sainte Thérèse sentait près d'elle Notre-Seigneur Jésus-Christ pendant plusieurs jours (39).
D'autres fois la vision intellectuelle est claire et distincte: elle est alors plus rapide ; c'est une sorte d'intuition des vérités divines ou des choses créées en Dieu (40). On ne peut la traduire en langage humain (41).
Les visions intellectuelles, surtout celles qui se font par idées infuses, sont exemptes des illusions de l'imagination et du démon ; mais on peut parfois prendre pour une vision intellectuelle ce qui n'est qu'une surexcitation de l'imagination ou une suggestion du démon (42).
On reconnaît que ces faveurs viennent de Dieu aux effets qu'elles produisent : paix intime, sainte joie, profonde humilité, attachement inébranlable à la vertu (43).
Saint Jean de la Croix dit : « Par cela même que ces connaissances viennent subitement en dehorsde notre volonté, l'âme n'a que faire de les désirer;... qu'elle lai agir Dieu quand et comme il lui plaît... Ces faveurs ne sont pas données à l'âme attachée à quelque bien, elles sont l'effet d'un amour particulier que Dieu porte à cellequi tend vers Lui dans le détachement par amour gratuit (44). »
Il est certain que les visions intellectuelles les plus hautes, tant qu'elles sont inférieures à la vision béatifique, ne peuvent atteindre l'Essence divine sicuti est, telle qu'elle est, mais seulement par une certaine manière de représentation due aux idées infuses, « por cierta manera de representacion », dit sainte Thérèse, VII' Dem., ch. 1.
S'il s'agit de celles qui accompaourgnent ass eurs au ez souve teursnt (union transformante, elles sont, p plusi, l'équivalent d'une révélation spéciale qui donne à l'âme la certitude de son état de grâce et de sa prédestination. Saint Jean de la Croix dit même, nous l'avons vu : « mon avis, l'âme ne peut jamais être mise en possession me de cet état (d'union transformante) sans se trouver en mê temps confirmée en grâce (45). »
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(1) Cf. C0N(Pin, O P., f( Ln crédibilité des révélations privées (La Vie Spirituelle, J" °d, I 937,supp , pp. [2911491): i( Comme l'autorité ccclésiastique est mie autorité proprement paternelle et familiale -- car l'Église ne nous gouverne pas seulement, elle nous engendre au Christ c'est finalement sous l'influence de la piété liliale que nous adhérons, d'une lit humaine impérée par l'obéissance, à cc que l'Église nous dit de formel et de positif dans quelques cas très rares de révélations privées it (ibid., p. 46.)
(2) Cr gENEI). Xi V, De eervwvnt Dei beatificalione, I. III, c. ult.,n° t2 --C. DE Luno, S. J , De fide, disp. I, sect. t 1.
(3) Telle est l'opinion du cardinal Golti, O. P., Theodschol. dogrn., t. I, tract o, q. 1. dub 3, 6 2. Il faut remarquer à ce sujet que sainte Jeanne (l'Arc, lorsqu'on voulait lui faire nier sa divine mission, disait qu'elle devait y croire comme au mystère de la Rédemption et elle en appela plusieurs fois au Pape, juge suprème de ces choses.
(4) Les Carmes de Salamanque (De Fide, disp. I, dub. IV, n° to4 et
(5) 13ENErucT. XIV, op. cil., 1. II, ch. xxxir, n° I1.
(6) Cf. Décret d'Urbain VIII, du 13 mars 1625, confirmé par Clément IX, le 23 mai 1668,
(7) Cf. S. Thomas, Il' q. 173, a . ,, c.
(8) Cf. CARD. BONA, De discretione spirituum, ch. xx.
(9) Clalleau intérieur, VI' Demeure, ch. ni.
(10) Cf. SAINT JEAN DE LA CROIX, Montée du Carmel, I. II, ch. xvil, xviii.
(11) Traité de la vie spirituelle, ch. 1111.
(12) La Montée do Carmel , I. I l,ch. x.
(13) Ibidem.
(14) Ibid., ch. xv.
(15) Ibidem.
(16) Ibid , ch. xi x, xxv.
(17) Ibid., ch. xvii, xx. Sous la loi ancienne il en était autrement, car la plénitude de la révélation n'était pas encore donnée.
(18) Par exemple pour les convertir; ainsi le jeune israélite Alphonse Ratisbonne, 3gé de 20 ans, et encore fort loin de l'Église catholique, reçut, en visitant à Rome comme un curieux l'église de Saint-Andrea delle Frate, une vision de la Très Sainte Vierge qui fut l'origine de sa conversion.
(19) La 'Montée du Carmel, 1.11, ch. xix.
(20) Ibid., 1. III, eh. ix et xii.
(21) mid.d. II, ch xx.
(22) La Montée du Carmel, 1. 11, ch. xxvn.
(23) P II, q. iu, a. 4.
(24) Cf. La Montée du Carmel, L II. ch. XXIII.
(25) Ibid.
(26) Ibid.
(27) Ibidem, ch. xxv, fin.
(28) Cf. S. 'l'Hom ts, I°, q. Si, a. 2, C .
(29) Cluileau intérieur, VI' Demeure, ch. ix. Cependant, il ne faudrait donner ces signes de respect que sous condition, si l'on pensait qtIC le démon veut ainsi se l'aire adorer sous la lire du Christ.
(30) Cf. La Montée dut Carmel , I. Il, ch. xvi.
(31) Cf. SAINTE THÉRÈSE., VI. Demeure, ch. ix
(32 S. Tnom&s, Il", q. 173, a 3.
(33) SAINTE THÉRÈSE, VI' Demeure, ch. ix.
(34) S. Ttio n rts, De vernale, (1.12, a. 12, C .
(35) SAINTE THÉRÈSE, AIHOGIOgrOphie, ch. 25
(36)La Montée du Carmel, 1. 11, ch. xvi, xvii. S. THÉRCSE, VP Dem.,eh. ix.
(37)La Montée du Carmel, 1. II, ch. vin.
(38)Cf. S. THOMAS, IP IP., q. 173, a . 2, ad 2; De veritate, q. 12, a . 12.
(39)Autobiographie, ch. xxyli.
(40)VI' Demeure, ch. x, et La Montée du Carmel, 1. Ir, ch. xx11, (6) VP Demeure, ch. x.
(41)La Montée du Carmel, 1.11, ch. 'cari.
(42)Ibidem.
(43)La Montée du Carmel, 1.11, ch. xxiv.
(44)Cf. PHILIPPE DE LA .SAINTE TRINITÉ (Theol. myst. Prom., a. 8; Sce,MAMELU, Dir. myst., tr. II, ch. xxii, n° 258; Meynard, O.P. La Vie inié-rieure, t. 11, n° 270.
(45Cantique spirituel, str. 22, 2° rédaction, trad. Hoornaert, 2.éd., p. 141. |
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