Tome II-Partie-4-Chapitre 14
L'amour de Jésus crucifié et de Marie dans la voie unitive
ln mundo pressuram habebilis, scil coutidite, ego vici mundum. » (Joan., xv,,33.) |
Les quiétistes ont prétendu que l'humanité sainte du Sauveur était un moyen utile seulement au début de la vie spirituelle (I). Sainte Thérèse, au contraire, a partiulièrement insisté sur ce point que nous ne devons pas de notre propre mouvement laisser, dans l'oraison, la considération de l'humanité du Sauveur, car elle est le chemin qui conduit nos âmes à sa divinité (2). La sainte, en traitant de l'état des àmes qui sont dans la VI° Demeure, ch. vii, écrit : « Il vous semblera que ces âmes qui goûtent des jouissances si hautes ne doivent plus méditer sur les mystères de la très sainte humanité de Notre-Seigneur Jésus-Christ, et qu'elles ne s'occupent que d'aimer... Mon dessein est de vous mettre sur ce point extrêmement sur vos gardes. Voyez, j'ose mémé vous dire de ne pas croire ceux qui vous parleraient différemment?... Comment nous éloignerions-nous volontairement de ce qui l'ait tout notre trésor et notre remède... Jésus lui-même a dit qu'il est le chemin (Jean,xiv, (i). H a dit aussi qu'il est la lumière (Ibid., viii, 12), et que nul ne peul aller au Père que par lui t Ibid., ,6)
A la vérité, ceux que le Seigneur a introduits dans la septième Demeure ne se séparent guère de Jésus-Christ Notre-Seigneur, qui, d'une manière admirable, selon sa divinité et son humanité tout ensemble, leur tient fidèle compagnie... La vie est longue, et les peines s'y rencontrent en grand nombre. Pour les supporter comme il faut, nous avons besoin de considérer comment Jésus- Christ, notre modèle, comment les apôtres et ses saints les ont supportées. C'est une excellente compagnie que celle du bon Jésus; ne nous séparons pas de lui, non plus que de sa sainte Mère... Encore une fois, mes filles, regardez ce chemin comme dangereux. Le démon pourrait en venir jusqu'à nous faire perdre la dévotion au très Saint-Sacrement. »
Sainte Catherine de Sienne, qui but plusieurs fois à la plaie sacrée du Coeur de Jésus, s'exprime de même, dans son Dialogue (3).
Elle ne cesse de parler du prix du sang du Sauveur.
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La victoire du Chris! el son rayonnement |
Tous les saints ont redit ces paroles de saint Paul : «Le Christ est ma vie et la mort m'est un gain (4)... Je désire mourir pour être avec le Christ (5) ». Comme le métier des armes, dit saint Thomas (6), est la vie du soldat, comme l'étude est celle du savant, le Christ a été leur vie, l'objet constant de leur amour et la source de leurs énergies. Saint Paul aimait encore à dire aux Corinthiens : « Les Juifs exigent des miracles, et les Grecs cherchent la sagesse; nous, nous prêchons un Christ crucifié, scandale pour les Juifs et folie pour les gentils, mais pour ceux qui sont appelés, soit Juifs, soit Grecs, puissance de Dieu et sagesse de Dieu (7). » u Je n'ai pas jugé que je dusse savoir parmi vous autre chose que Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié (8). » Le grand Apôtre le redit aux Éphésiens avec une incomparable splendeur : « Que Dieu le Père éclaire les yeux de votre cur pour que que vous sachiez quelles sont les richesses de la gloire de son héritage réservé aux saints et quelle est la suréminente grandeur de sa puissance, celle qu'il a déployée dans le Christ ressuscité des morts (9)» « Que le Christ habile dans vos coeurs par la foi, de sorte que, enracinés et fondés dans la charité, vous de veniez capables de comprendre avec tous les saints quelle est la largeur et la longueur, la profondeur et la hauteur, même de connaître l'amour du Christ, qui surpasse toute connaissance, afin que vous soyez. remplis de toute la plénitude de Dieu. (10) »
Tous les saints ont vécu jusqu'à la fin de leur existence terrestre de la contemplation de la Passion, particulièrement ceux qui ont été plus configure à Jésus crucifié, comme un saint François d'Assise, un saint Dominique, plus près de nous un saint Paul de la Croix, un saint Benoît-Joseph Labre. Dans la voie unitive se manifestent de plus en plus les richesses spirituelles immenses de la sainte :lune du Sauveur, de son intelligence, de sa volonté, de sa sensibilité. De plus en plus apparaît sa sainteté innée, substantielle, incréée, constituée par la personne même du Verbe qui possède intimement et pour toujours son âme et son corps qui ont souffert pour nous. De mieux en mieux, on voit le prix de la plénitude de grâce, de lumière et de charité qui dérivait du Verbe en la sainte âme de Jésus, plénitude qui fut la source de la paix la plus haute, de la béatitude parfaite dès ici-bas, et qui fut en même temps le principe de l'intensité des souffrances du Christ prêtre et victime, puisque ces souffrances, à la vue des péchés des hommes qu'il avait pris sur lui, avaient la même profondeur que son amour pour son Père offensé et pour nos âmes à sauver (11).
De plus en plus, dans la voie unitive, l'âme prend conscience de la grande victoires remportée par le Christ pendant sa Passion et sur la Croix : victoire sur le péché et sur le démon, manifestée trois jours plus tard par celle sur la mort (12).
Le prix de cette victoire sur le péché provient, on le saisit de mieux en mieux, de l'acte d'amour Ihéandrique, qui puisait dans la personne divine du Verbe une valeur intrinsèquement infinie pour satisfaire et pour nous mériter la vie éternelle. Cet acte d'amour de la sainte âme du Sauveur « plaisait plus à Dieu que tous les crimes réunis ne lui déplaisent (13) ». Il venait de la personne même du Fils qui est égale au Père. Il valait plus que tous les mérites des hommes et des anges réunis. Il était d'une valeur égale et même supérieure à la récompense méritée, c'est-à-dire à la vie éternelle de tous les élus radictés par lé sacrifice de la croix ; il était d'une valeur surabondante
Vraiment le Christ a pu dire : «Ayez confiance, j'ai vaincu le monde (I4) »; et dans les moments de calamité et de persécution, quelle consolation de penser que le Christ crucifié a déjà remporté la victoire définitive; que nous n'avons qu'à nous donner à Lui pour qu'il nous en fasse bénéficier.
Il y a encore des luttes sur la terre, mais cependant la victoire est déjà remportée par Celui qui est le Chef du Corps mystique dont nous sommes les membres. Dans la voie unitive, la dévotion à la Passion du Sauveur devient de plus en plus la dévotion au Christ glorieux, vainqueur., par sa croix, du péché et du démon.
C'est ce que chantent les hymnes de la semaine sainte:
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Vexilla Regis prodeunt,
Fiegt crucis mysterium,
Qua vita mortem pertillit.
El morte vitam prolultt |
Les étendards du roi s'avancent,
Le mystère du la croix resplendit.
Où la Vie a subi la mort,
Et par sa mort, rendu la vie |
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Te, fons sulalzs, Trinitas
Collaudel amuis spiritus .
Qtabus eructs tutorial?" |
O Trinité, source de notre salut,
Que tout esprit vous glorifie
Vous nous d.innez la victoire parla Croix |
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Laroiris, acide praemium. Amen. |
Ajoutez-y la récompense. Ainsi soit-il. |
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On comprend dès lors de mieux en mieux ce que dit saint Thomas en parlant de l'amour de Dieu pour le Christ et pour nous (15) : « Dieu aime toujours plus les meilleurs, car son amour étant la source de tout bien, nul ne serait meilleur qu'un autre s'il n'était plus aimé par Dieu. Il suit de là que Dieu aime le Christ non seulement plus que tout le genre humain, mais plus que tout l'ensemble des créatures, car il lui a voulu un bien supérieur, et il lui a donné un nom au-dessus de tout nom, il lui a donné d'être vraiment Dieu. L'excellence du Sauveur n'est pas diminuée du fait que Dieu l'a livré à la Mort pour notre salut; bien au contraire, Jésus est devenu ainsi le vainqueur glorieux (du péché, du démon et de la mort) : le pouvoir suprême lui a été donné (Isaïe,
On l'explique mieux ainsi la permission divine du péché du premier homme et de ses suites. Comme le dit encore saint Thomas (16) : « Dieu ne permet le mal que pour un bien supérieur. C'est pourquoi saint Paul a écrit ( Rom. , v, 20) : Là où la foule a abondé, la grâce a surabondé, et c'est pourquoi l'Église chante dans la bénédiction du cierge pascal : O felix culpa, quae lalem ac lanlum meruil habere Redemplorem. O bienheureuse faute, qui nous a valu un tel et si grand Rédempteur. » La mort de Jésus sur la croix, qui est en même temps sa victoire, est la plus glorieuse manifestation de la Miséricorde et de la Puissance de Dieu. « Il a aimé le monde jusqu'à livrer son propre Fils pour nous », dit saint Jean (17). C'est ce qui apparaît de plus en plus aux yeux de l'âme contemplative, et c'est ce qui lui montre chaque jour davantage la valeur infinie du sacrifice de la messe qui perpétue en substance celui de la croix et nous en applique les fruits.
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La dévotion à Marie dans la vie unitive
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Pour pénétrer le mystère du Christ, celui de sa Pas. sion, l'âme contemplative doit demander à Marie de l'y introduire plus profondément. C'est ce que nous montre, parmi plusieurs autres prières liturgiques, le Stabat Mater, de Jacopone de Todi, franciscain (1228-1306).
Cette séquence manifeste d'une façon singulièrement frappante combien la contemplation surnaturelle du mytère du Christ est dans la voie normale de la sainteté. Elle a des formes précises, ardentes et splendides pour exprimer la blessure du Coeur du Sauveur et nous montrer l'influence si intime et si pénétrante de Marie pour nous conduire à lui. Et non seulement la Très Sainte Vierge nous conduit à cette divine intimité, mais, en un sens, elle l'a fait en nous, c'est ce que nous dit, en ces strophes, la répétition admirable du Fac, qui est l'expression de la prière ardente :
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Eta Mater, forts anions,
Me sentire vint doloris
Fac ut lecum lugearn |
O Mère, source d'amour,
Faites-moi sentir la violence de votre douleur,
afin que je pleure avec vous.
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Fac ut ardent cor nteurn,
In amando Christum Deum ,
Ut sibi complaceam
Fac ut portent Christt mortern, |
Faites que mon coeur s'embrase
d'amour pour le Christ Dieu, afin que je lui plaise.
Faites que je porte la mort du Christ
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Passionts fac consortem
Et plagal recolere.
Fac me plagis vulnerari,
Fac me cruce inebriart,
Et cruore Filii. |
Faites moi partager sa passion
et vénérer ses saintes plaies.
Faites que, blessé de ses blessures.
je sois eniyré de la croix et du sang de votre Fils.
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C'est la prière de l'âme qui veut connaître elle aussi spirituellement la blessure d'amour et être associée à ces douloureux mystères par l'adoration réparatrice, comme le furent, auprès de Marie, saint Jean et sainte Madeleine, sur le Calvaire, et comme le fut aussi saint Pierre quand il versa d'abondantes larmes.
Ces larmes de la contrition et de l'adoration on voudrait les verser toujours, car, comme il est dit dans un livre qui fut attribué à saint Augustin (18), ( plus on souffre de l'offense faite à Dieu, plus on se réjouit d'éprouver cette sainte douleur ».
C'est ce qu'exprime encore le Stabat en cette admirable strophe :
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Fac me lecum pie flere,
Crucifixi condolere,
Douer ego nixero
Juxta crucem lecum store, |
Faites-moi avec vous pieusement
Et compatir au Crucifié pleurer
Tant que durera ma vie
Je veux avec vous me tenir près de la Croix, |
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El me IiIa socture
In planclu destriero |
Et être plus intimement associé à vos saintes douleurs |
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Il ne faut pas que ces sources de vie coulent inutilement pour nous; nous devons nous y abreuver. De ces plaies adorables du Sauveur jaillit la vie que nous devons boire abondamment. Daigne le Seigneur, pendant l'assistance au sacrifice de la messe et à la communion, nous élever ainsi à la source de son Coeur sacré. C'est ce que demande une belle prière allemande en une forme accessible à tous les fidèles :
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Ich dankeDir Herr Jesn Christ.
Dass du für mach, gestarben bust,
Las.s dein Blut und deine Pein
An mir dock nicht verloren sein |
Merci, merci. Seigneur Jésus,
D'être mort pour notre salut.
Ne permets pas que ton Sang et ta Croix
Soient à jamais pet dus pour moi |
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C'est ce qu'exprime aussi d'une façon plus intime et plus ardente le Bx Nicolas de le pieux ermite appelé en Suisse le Père de la Pairie
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O mein Herr und mein Golt, Nimm alles van mir
Was mich hundert zu Dir |
O mon Seigneur et mon Dieu.
Enlève-moï tout ce qui m'empèche d'aller à Toi! |
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O mer, Herr und mem Gott, Gib alles mur
Was mich fordert zu dre . |
O mon Seigneur et mon Dieu.
Donne-moi tout ce qui me conduira jusqu'à Toi! |
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Omein Her und men Gott Mimm nuch mir
undgib mich gan zu cigen Dir |
0 mon Seigneur et mon Dieu,
Prends-moi à moi
Et donne-moi tout à Toi! |
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Bien certainement cette contemplation des mérites infinis du Sauveur est dans la voie normale de la sainteté ; sans elle on ne peut avoir l'amour de la croix, qui n'est autre qu'un ardent amour de Jésus crucifié; c'est la voie royale du ciel, et il y a déjà en elle comme un commencement de l'éternelle vie« (19) ».
Une âme des plus éprouvées a écrit : « La parole divine du Sauveur m'a souvent soutenue : « Vous aurez des tribulations dans le monde; mais ayez confiance, j'ai vaincu le monde » Son triomphe définitif à Lui, ce triomphe qui projette une si consolante lumière sur les choses de la terre, m'est une immense joie. Quand, excédée, je lève les yeux vers le bon Maître en soupirant :
Seigneur, j'ai besoin de joie! », je vois son triomphe, sa victoire à la fin des temps, et ce rayon d'en haut, éclaire les plus sombres nuits et rassérène malgré tous les désastres. C'est comme si de la rive on regardait passer des torrents.
« Tout va si mal sur la terre! les bases de l'univers tremblent, mais Lui est immuable : immuablement bon. » En le suivant ainsi on ne marche pas dans les ténèbres, mais on reçoit de plus en plus la lumière de vie (20).
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Troisième section
Les formes et degrés de la vie unitive
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On ne peut se faire une juste idée de la vie unitive sans parler de ses différentes formes et de ses degrés. C'est pourquoi nous traiterons ici de la vie apostolique parfaite, fruit de la contemplation, et de la vie réparatrice. Cela nous préparera à mieux entendre ce qu'ont dit les grands spirituels de l'union mystique aride, de l'union extatique et de l'union transformante. Nous verrons ainsi comment doit se résoudre le problème : peut-on avoir la pleine perfection de l'Amour divin sans l'union mystique, soit aride, soit Unitive
Pour traiter de ces sujets, qui nous dépassent beaucoup, nous nous rappelons ce qu'on a dit des jeunes et des vieux professeurs : « Les jeunes professeurs enseignent plus qu'ils ne savent, c'est-à-dire bien des choses qu'ils ne savent pas Les professeurs d'âge moyen enseignent tout ce qu'ils savent. Les vieux professeurs enseignent ce qui est utile à leurs auditeurs. » Il est particulièrement nécessaire de suivre l'exemple de ces derniers lorsqu'on aborde le sujet que nous allons traiter maintenant ; pour le faire de façon satisfaisante, il faudrait avoir l'expérience personnelle de cette union éminente. Nous ne pouvons que redire brièvement ce qui nous parait le plus essentiel dans le témoignage des saints. Nous sommes comme un spectateur qui, étant encore dans la vallée, regarde d'en bas l'ascension de ceux qui s'élèvent jusqu'au sommet d'une montagne.
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(1) Cf. DENZINGER, ErtehtndLOft, 1.255.
(2) Cf. Chateau irtlérteur, 11 Demeure, ch. 1, VP Demeure, ch. 1 Autobiographie, ch. Jan.xxii
(3) Dialogue, ch. xi', xxvi, Lix, Laxv, LXxvl, Jésus est comparé à un pont qui relie la terre au ciel. Ce pont a trois degrés auxquels correspondent trois états de Vàrne : les pieds, le coeur, la bouche.
(4) Philipp., t, 21.
(5) Ibid., 23.
(6) n Ep. ad Philipp., 1, 21.
(7) t Cor., 1, a3.
(8) Ibut , u, 2.
(9) Ephes., 1, ig.
10) Ephes., lu, 19.
(11) Nous avons longuement développé ce point dans l'Amour de Dieu et la Croix de Jésus, t. I, pp. 206-264.
(12) Voir le beau livrp de 11021 VONIER : La Victoire du Christ, Deselée de Brouwer, 1935.
(13) Cf. S. Thomas, III', q. 48, a . 2. (14) Juan , xvi, 33. De menue il est dit. 1 Juan,4 . a Haec est victoria quae vineit mundu u, rides nostra a E,,t cous spetandarunt substani rcl » i), notre foi remporte la victoire sur l'esprit du monde, parce qu'elle nous fait mépriser ce qui nous éloignerait de Dieu
(15) I', y.20, a 4, corp. et ad 1".
(16) III', q 1, a . 3, ad 3'.
(17) Joan., uI, 16
(18) L. rie vera et l'aloi puereilenlia, ch. x.tir . « Semper n Ioleat poeniteng, et de dolore gaudeat. Cf. S. Tuow,,m, Ill ' suppl. q. ft, a. 2 : « !Arum expediat continue de peccato dolere. »
(19) Cf. SONT TNONIt`;, q 69, a 2; Il 11", q 24, a 3, ad 2'; Deq sa, a. 2
(20) Le P. Marie-Jean-Joseph Lataste, O. P., fondateur de l'OEuvre des Réhabilitées de Béthanie, sans connaitre la prière du 13' Nicolas de Fuite,. que nous venons de citer, avait composé cette prière presque semblable : O mon Jésus, que je vous aime! Donnez-voie à moi et donnez-moi à vous! Identifiez-moi à vous : que ma volonté soit la vôtre! Incorporez-moi à vous, que je ne vive qu'en vous et pour vous! que je dépense pour nous tout ce que j'ai reçu de vous, sans rien garder pour moi-mémel Que je meure à tout pour vous ! Que je vous gagne des dunes! Des âmes, ô mon Jésus, des âmes.»
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