+ Sr Denise Christiaenssens

Ermite de la croix o.f.s.

Dans le diocèse de Rimouski.

ermite franciscaine consacrée par voeux
public  par Mgr. Bertrand BLanchet 2007

Maintenant sous obéissance de  Mgr Pierre André Fournier  et ami de ma famille depuis quelques années

-Ma consécration est pour ma famille
-mes prêtres vivants ou décèdés du monde
-toute personne qui fait une demande


DU COMITÉ DIOCÉSAIN DU MINISTÈRE PRESBYTÉRAL

AS-TU DÉJÀ PENSÉ À
DEVENIR PRÊTRE?


LE GRAND SÉMINAIRE, ÇA TE DIT QUELQUE CHOSE?t

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Titre de la série :
Les Trois äges de la vie Intérieure
Titre de la page:

Tome II-Partie 3-Chapitre 28

L'Oraison contemplative

Nom de l'auteur:
P. Garrigou-Lagrange.o.p.
Tome II-Partie 3-Chapitre 28

L'Oraison contemplative
Le passage de l'oraison acquise  à l'oraison infuse initiale

Ce que nous avons dit de la docilité au Saint-Esprit, de la valeur infinie de la messe, de la communion des progressants et de la mystique de l'Imitation, nous conduit à parler de ce que doit être l'oraison contemplative de ceux qui avancent dans la voie illuminative.

Nous avons traité plus haut, dans la II- Partie, ch. Xviii et xix de l'oraison mentale des commençants, de sa simplification progressive et de la persévérance en cette prière intérieure. Pour parler de l'oraison des progres­sants, nous verrons d'abord comment saint François de Sales résume sur ce point la doctrine traditionnelle en éclairant ce qu'il dit par les principes de saint "(Thomas; puis nous verrons ce qu'est pour sainte Thérèse et pour saint Jean de la Croix le début de l'oraison contemplative, ce qui permettra d'entrevoir comment elle doit se développer.

Le passage de la méditation é la contemplation selon l'enseignement traditionnel exprimé par saint François de Sales Monseigneur (le Genève expose cet enseignement dans son Traité del'Amour-de Dieu, I. VI, ch. v,

Déjà dans l'Introduction à la Vie dévote. Ii' p., ch. Il, a été décrite la méditation, qui est une action de l'entendement par laquelle il fait une ou plusieurs considérations, afin d'émouvoir nos affections en Dieu et aux choses divines. L'esprit médite sur un sujet à l'aide de l'imagination et du discours ou raisonnement. Il faut faire des résolutions après les affections, et la méditation doit se conclure par l'action de grâce, par l'offrande et en demandant à Dieu de nous accorder sa grâce pour exécuter les résolutions qu'il nous a inspirées

Mais si l'on persévère clans cette voie, la méditation devient une oraison affective simplifiée, où les divers actes tendent à se fondre en un seul. Ainsi peu à peu l'âme fidèle est élevée à la contemplation, qui est n une amoureuse, simple et permanente attention de l'esprit aux choses dirines (1) n. En ce moment la vie de l'âme est toute simple et ramassée sur l'objet qu'elle aime, on regarde d'une vue simple une perfection de Dieu, sa bonté surtout, ou le rayonnement de celle-ci en quelque oeuvre divine (2).

Il suit de là. dit saint François de Sales (3). que« Ponti-son s'appelle méditation jusqu'à ce qu'elle ait produit le miel de la dévotion: après cela elle se convertit en contemplation... Ainsi, comme des abeilles recueillent le suc des heures, nous méditons pour recueillirramour de Dieu, mais, l'ayant recueilli, nous contemplons Dieu et sommes attentifs à sa bonté pour la suavité que l'amour nous y fait trouver n. En d'autres termes, la méditation dispose à l'acte d'amour de Dieu, tandis que la contemplation le suit.

De là dérive une seconde différence : « La méditation considère par le menu et comme pièce à pièce les objets qui sont propres à nous émouvoir ; mais la contemplation fait une vue toute simple et ramassée sur l'objet qu'elle aime (4). »On ne s'attarde plus à tel ou tel détail, on arrive à la vue d'ensemble qui se repose en Dieu avec admiration et amour, comme la vue de l'artiste se repose sur la nature, ou celle de l'enfant sur les traits de sa mère.

Une troisième différence dérive des précédentes : tandis que la méditation ne se fait pas sans peine, « la contemplation se fait avec plaisir, d'autant qu'elle présuppose que l'on a trouvé Dieu et son saint amour. (5) »

Cependant la contemplation a ses heures de nuit obscure, où l'àme rendue avide de Dieu sent fortement son absence, par le vif désir qu'elle a de le posséder, et Où dans l'épreuve elle s'unit à son bon plaisir (6).

Saint François de Sales conclut : « La sainte contemplation étant la fin el le but auquel tous les exercices spirituels tendent, ils se réduisent tous à elle, et ceux qui les pratiquent sont appelés contemplatifs (7). »

Pourtant, le saint Docteur ajoute, au sujet du recueillement amoureux de l'âme en la contemplation : Ce recueilletnent, nous ne le faisons pas nous-mêmes par élection, d'autant qu'il n'est pas en notre pouvoir de l'avoir quand nous voulons; il ne dépend pas de notre soin ; mais Dieu le fait en nous quand il lui plail par sa très sainte gràce (8). »

Les principes de cet enseignement traditionnel selon saint Thomas

Ce que nous venons de lire chez saint François de Sales dérive de la notion même de contemplation surnaturelle telle que nous la trouvons dans les oeuvres de saint T'homas.

Comme il le montre, Il 11e, q. 180, la contemplation est un acte de l'intelligence supérieur au raisonnement, une vue simple de la vérité (9), et, lorsqu'il s'agit, non pas de la contemplation philosophique, mais de celle dont parlent les saints, elle dérive de l'amour, non pas seulement de l'amour de la connaissance habituel aux philosophes, mais de l'amour de Dieu, de la charité (10). Elle procède ainsi de la foi vive, éclairée par les dons du Saint-Esprit, surtout par ceux d'intelligence et de sagesse, qui rendent la foi pénétrante et savoureuse (11). La contemplation surnaturelle ainsi conçue suppose l'inspiration spéciale du Saint-Esprit, que ses dons nous disposent à recevoir promptement et docilement(12), comme les voiles bien tendues sur la barque reçoivent l'impulsion du vent favorable ; alors la barque avance plus facilement que par le travail des rameurs, qui symbolise la méditation discursive unie à la pratique des vertus.

De ce point de vue, à raison de l'inspiration spéciale qu'elle suppose, la contemplation mérite d'être appelée, non pas acquise, mais infuse, bien qu'elle soit au début assez souvent préparée par la lecture, la méditation affective et la prière de demande (I3). L'aine se prépare ainsi activement à recevoir l'inspiration spéciale du Saint-Esprit, qui sera parfois assez forte pour que la méditation discursive ne soit plus nécessaire, comme lorsque le vent favorable est assez fort pour faire avancer la barque, le travail des railleurs peut cesser.

Cette inspiration spéciale du Saint-Esprit pour nous faire goûter les mystères de la foi se sert de la connaturaillé ou sympathie aux choses divines qui est fondée dans la charité (14). Cette inspiration spéciale suscite ainsi en nous un acte d'aumour infus et de foi vive, pénétrante et savoureuse, qui nous manifeste combien les mystères révélés, quoique encore obscurs, répondent admirablement à nos aspirations les plus profondes et les plus hautes. Ces actes d'amour et de foi pénétrante et savoureuse sont dit infus non pas seulement parce qu'ils procèdent des vertus infuses, ici des vertus théologales, mais parce qu'ils supposent une inspiralion spéciale du Saint-Esprit, et que nous ne pouvons nous y porter nous-mêmes avec le secours de la grace actuelle commune. Ici Dieu nous meut, non pas en nous inclinant à délibérer, mais au-dessus de toute délibération discursive (15). On expérimente la chose, par exemple, à la lecture de l'évangile du jour à la messe, telle parole mille fois lue s'éclaire et nous captive, par exemple les mots de Jésus à la Samaritaine, au chap. tv de saint Jean , 10 : «Si lu savais le don de Dieu! » De même le prédicateur expérimente bien ce dont nous parlons lorsque, sentant d'abord profondément son impuissance à prêcher comme il le faudrait la Passion, le jour du vendredi saint, il reçoit ensuite le souffle animateur qui vivifie sa pensée, sa volonté, sa sensibilité, pour faire du bien aux âmes.

Quelquefois cette contemplation s'élève vers Dieu par un mouvement droit, par exemple d'un fait sensible, d'une parabole comme celle de l'enfant prodigue à la vue admirative de la miséricorde divine (16). D'autre fois, elle s'élève par un mouvement en spirale, par exemple par les mystères du salut, par ceux de l'enfance du Sauveur et ceux de sa Passion, à la pensée vive et profonde de la vie éternelle.

Enfin il y a quelquefois la contemplation dite circulaire de l'infinie bonté de Dieu qui rayonne sur toutes choses, sur tous les mystères du salut ; c'est une vue très simple, très aimante, qui fait penser au vol circulaire de l'aigle élevé au sommet des airs et qui plane en regardant le soleil et son rayonnement sur l'horizon (17).

Ces principes ainsi formulés par saint Thomas éclairent d'en haut l'enseignement traditionnel sur l'oraison con­templative que nous avons trouvé exprimé chez saint François de Sales.

Ce même enseignement se retrouve, sous une forme concrète et vécue, chez sainte Thérèse.

L'oraison acquise de recueillement et le recueillement passif selon sainte Thérèse.

Le passage de l'oraison acquise à l'oraison infuse s'éclaire à la lumière de ce qu'a écrit sainte Thésèse au sujet de la dernière des oraisons acquises appelée par elle « oraison de recueillement » acquis (18), et de l'oraison infuse initiale appelée « recueillement surnaturel ou passif » (19).

Voici comment elle décrit la dernière ou la plus élevée des oraisons acquises : « On l'appelle oraison de recueillement (actif), parce que l'âme y recueille toutes ses puissances et se relire au-dedans d'elle-même (20) avec son Dieu. Par cette voie, plus promptement que par aucune autre, son divin Maître l'enseignera et lui accordera l'oraison de quiétude. Cachée en elle-même, l'âme peut penser à la Passion, se représenter le Fils de Dieu et l'offrir au Père, sans avoir besoin de se fatiguer l'esprit pour aller le chercher au Calvaire, au Jardin, à la Colonne.

« Les personnes qui pourrons se renfermer ainsi dans le petit ciel de leur âme, où habite celui qui l'a créée..., qui s'habituerons à retenir leur vue, à prier dans un lieu où rien ne puisse distraire leurs sens extérieurs, doivent croire qu'elles sont en excellente voie et qu'elles réussiront à s'abreuver à la fontaine. Réellement, elles font beaucoup de chemin en peu de temps. Elles ressemblent à celui qui est monté sur un navire : pour peu que le vent lui soit favorable, il arrive en quelques jours au terme de son voyage, tandis que ceux qui vont par, terre mettent bien plus de temps. Ces âmes ont pris la mer, comme l'on dit Il est vrai qu'elles n'ont pas entièrement quitté la terre, mais, du moins au temps de la prière, font-elles, au moyen de ce recueillement de leurs sens, ce qui est en leur pouvoir pour s'en affranchir.

« Quand ce recueillement est véritable, on le reconnaît très facilement à un effet qu'il opère. Je ne sais comment l'expliquer, mais celui qui l'aura éprouvé le comprendra fort bien . On dirait que l'âme, voyant que les choses de ce monde ne sont qu'un jeu, se lève â l'improviste et les abandonne. Ou bien encore, on dirait quelqu'un qui, voulant se mettre à couvert de ses adversaires, entre à l'intérieur d'une citadelle. Les sens se retirent des choses extérieures et les écartent avec un profond mépris, tellement que, sans même s'en rendre compte, on en vient à fermer les yeux pour ne pas les voir et donner ainsi au regard de l'âme plus de pénétration. De fait, ceux qui suivent cette voie tiennent presque toujours les yeux fermés en priant. Cette habitude est merveilleuse sous tous les rapports...

L'âme sent alors qu'elle s'affermit et se fortifie aux dépens du corps... Si l'on persévère un certain tenu, se faire ainsi violence (pour se recueillir), on connaîtra ,clairement le profit qu'on en retire. Dès qu'on se mettra en prière, on verra les abeilles (symbole des différentes facultés) se rendre à la ruche et y entrer pour y faire le miel. En cela point d'efforts, parce que l'âme, en récompense de ce qu'elle a fait précédemment, a mérité d'acquérir cet empire de la volonté sur les sens. Sur un simple signe de sa part, montrant qu'elle veut se recueillir, les sens lui obéissent et se retirent au-dedans d'elle- même... Enfin; quand ils sont ainsi rentrés à diverses reprises, le Seigneur veut bien les fixer par la contemplation parfaite (21) ».

Ces derniers mots visent l'oraison infuse, à laquelle dispose l'oraison active ou acquise de recueillement, qui vient d'être décrite et qu'on a appelée aussi oraison affective simplifiée (22). La méditation très lente et aimante de quelques-unes des demandes du Pater y dispose bien (23). Ainsi l'oraison acquise dispose à l'infuse (24).

Quant à l'oraison infuse initiale, celle de recueillement surnaturel ou passif, qui précède la quiétude, sainte Thérèse la décrit ainsi dans le Château intérieur, IV" Demeures, ch. iii : « C'est, dit-elle, un recueillement qui me paraît surnaturel (comme la quiétude). Il ne consiste ni à se mettre dans l'obscurité, ni à fermer les yeux... Et pourtant, sans le vouloir,on ferme les yeux et on désire la solitude. Alors se construit, ce semble, mais sans le travail de l'art, le palais de l'oraison, dont je viens de parler. Ici les sens et les objets extérieurs semblent perdre leurs droits, afin que l'âme puisse recouvrer peu à peu les siens qu'elle avait perdus... (25)

Mais ne pensez pas que ce recueillement s'obtienne par le travail de l'entendement, en s'efforçant de penser à Dieu au-dedans de soi-même, ni par celui de l'imagination, en se le représentant en soi... il ne s'agit pas de celle façon de faire qui est au pouvoir de chacun, toujours avec le secours de Dieu, bien entendu.. Ce dont je parle est différent. Quelquefois, avant même que l'on ait commencé à penser à Dieu... on, éprouve d'une manière très marquée une suave impression de recueillement... La chose ne dépend pas de notre volonté ; elle n'a lieu que lorsque Dieu veut bien nous faire celle grâce. Mon opinion est qu'il choisit, pour la leur accorder , des personnes qui ont renoncé aux choses du monde... Il les invite alors à vaquer d'un manière spéciale aux choses intérieures. Aussi, je suis persuadée que, si on laisse à Dieu sa liberté d'action, il ne bornera pas là sa libéralité envers des âmes qu'il appelle évidemment à monter plus haut. » La sainte ajoute que si Dieu n'a pas encore fait cette grâce, elle ne comprend pas bien « comment on peut enchaîner le mouvement de la pensée sans qu'il en résulte plus de dommage que de profit », car alors on resterait dans l'oisiveté ou la somno­ence des quiétistes.

« Le recueillement surnaturel » dont sainte Thérèse vient de parler est manifestement une oraison mystique; le commencement de la contemplation infuse, à laquelle dispose la méditation affective simplifiée (26).

Ce que nous venons de dire du début de la contemplation infuse selon saint François de Sales et selon sainte Thérèse est parfaitement conforme à ce qu'enseigne saint Jean de la Croix, lorsqu'il traite, dans la Nuit obscure, 1.1, ch. v ni et suivants, de la nuit des sens ou purification passive de la sensibilité, qui marque pour lui, nous l'avons vu plus haut (27), la transition de la voie purgative à la voie illuminative. Il dit expréssement, Nuit obscure, 1. I, ch. VIII « La purification passive des sens est commune, elle se trouve chez le grand nombre des commençants. » Et il ajoute, Nuit obscure,1.1, ch. xlv : « Les progressants ou avancés se trouvent dans la voie illuminative ou de contemplation infuse, dans laquelle Dieu nourrit et fortifie l'âme, sans discours, ni aide active de sa part »; le travail des vertus doit certes continuer parfois jusqu'aux actes héroïques, mais l'oraison se simplifie de plus en plus, et l'âme doit surtout s'y montrer docile à l'inspiration du Saint-Esprit.

Saint Jean de la Croix s'accorde parfaitement avec saint Thomas lorsqu'il dit : « La contemplation est une science d'amour, une connaissance infuse et amoureuse de Dieu (28). » « Cette contemplation ténébreuse est la théologie mystique que les docteurs appellent sagesse secrète, communiquée selon la doctrine de saint Thomas par l'infusion de l'amour dans l'âme, cf. II" IP', q. 180, a . Cette communication se fait secrètement..., nos facultés sont incapables de l'acquérir, c'est le Saint-Esprit qui la verse dans l'ame (29). » C'est l'exercice éminent des vertus théologales, et des dons qui les accompagnent, et ,si cette contemplation infuse et aimante dure un certain temps on l'appelle un état d'oraison, état passif ou au moins, plus passif qu'actif, car nous ne pouvons le produire,mais seulement nous y disposer.

C'est bien là ce que nous avons vu aussi au chapitre précédent dans le livre de l'imitation, ainsi se confirme de plus,en plus ce que nous y avons remarqué : « Si l'On trouve peu de contemplatifs, c'est que peu savent sè séparer: entièrement des créatures et des choses périssables » I. III, ch. xxxi). En d'autres termes : la contemplation infuse des mystères révélés, qui procède de la foi vive éclairée par les dons du Saint-Esprit, est dans la voie normale de la sainteté ou du ciel, à condition de persévérer dans la prière, de porter surnaturellement sa croix tous les jours et d'être docile au Saint-Esprit.

Alors la foi vive devient, pendant l'oraison, pénétrante et souvent savoureuse, de telle sorte qu'on peut 'vivre profondément des mystères révélés de l'Incarnation rédemptrice de la messe, de l'habitation de la Sainte Trinité en nous, on peut en vivre profondément et les goûter, c'est le prélude, normal de la vie du ciel.

RÉFÉRENCES
— (1) Amour d 'heu, I VI, ch. tu.
— 2) /bol., ch.
— (3) Ibidem. Ou
— ( 4 ) Ibid., I. VI, ch. vi.
— ( 5 ) Ibid , I. I \ , ch n (stuc l'union (le notre volonté au bon plaisir de Dieu se fait principalement ès tribulations; ch. xi: de la perplexité du coeur qui aime, sans savoir qu'il plan au bien aimé; Cil. vii-siv, de trépas de la volonté (mort mystique) et sainte indifférence; ch. xvi : du dépouillement parfait de n'une unie à la volonté de Dieu.
— (6 ) ibid., I. VI, ch. vi.
— ( 7) Mit., ch.

— (7 ) Il' Il", q. r8o, a. 3, à, G.
— ( 8 ) Ibid., a. 1. Ibid., a. 7, ad :
— ( 9) Ex caritate ad Dei contemplationein incitamur; et quia finis respondet principio, Inde est quod etiam terminus et finis coutemplativae vitae baba esse in affectu... Et haec est ultirna perfectio contemplativae vitae, ut scilicet non solum divina veritas videatur, sed etiam ut amelur.
— ( 10 ) Cf. Ibid., a. 3, ad
— ( 11) Cf. Il" Il", q. 8, a . 1, 2, 4, 6, 7 g. 45, .Si.' 2, 5, 6.
— ( 12) I" II", g- 68, a . r : « SeCundum donc Spiritus Sancti, homo dispo­nitur ut efliciatur prompte mobilis ab inspiretione divine. » Ibid., a. 2, 3, 5.
— (13) Cf. S. "l'homas, IP Il", q. 18o, a. 3, ad
— (14) II' Il", q. /15, a. 2 ; a.5.
— (15) Cf. S. TiromAs, P II", q. ni, a. 2, la différence entre la grâce opérante et la grâce coopérante.
— (16) IP q.18o,' a. 6 : de motu rectu, de motu obliqua (seu in formaspirae) et de motu circulari.
— (17) Si l'on étudie de prés ce que saint Thomas, à la suite de Denis le Mystique, dit de ces trois mouvements spirituels dans la q. 18o, a. 6, on voit qu'il faut les concevoir ainsi :
— Par le mouvement droit on contemple Dieu dans le miroir des choses sensibles ou dans celui des paraboles évangéliques. L'âme s'élève directement d'un fait sensible particulièrement expressif, comme la parabole du bon Pasteur, à la contemplation de l'infinie bonté de. Dieu..
— Par le !nativement en spirale ou oblique, l'âme contemple Dieu dans te miroir des vérités intelligibles ou des mystères du salut, avec lesquels elle est déjà familiarisée; par un mouvement en spirale qui rappelle le vol de certains eiseaux, elle ,des mystères de l'Incarnation, de la plicité des images sensibles et des idées, el, sous l'inspiration du Saint- Esprit, elle est saintement unie par une connaissance aimante et savou­reuse au Dieu caché, dont la bonté dépasse toutes nos idées, et même toutes les formules de la foi, comme le firmament englobe toutes les étoiles qui nous manifestent ses profondeurs.
Rédemption, de l'Eucharistie, dela vie de l'Église, à l'infinie Miséricorde qui rayonne en eux. Le Rosaire notes dispose à ce mouvementrale semblable aussi à l'asçension d'une montagne par un chemin en lacet
—Par le mouvement circulaire, l'âme contemple Diéu en lui-même, dans la pénombre de la foi aimante. Ici l'âme s'élève au-dessus de la multitude— (18) Chemin de la perfection, ch. xxviii.
— (19) Château intérieu,, IV" Demeure, ch. loi.
— (20) Nous soulignons dans ce long passage tout ce qui montre que c'est un recueillement actif, et non pas passif, dans lequel l'àme se recueille elle-même.
— (21) Chemin de la perfection, ch. xxviii.
— (22) Au chapitre suivant du Chemin de la perfection, sainte Thérèse précise, bien la nature de cette dernière oraison acquise et y montre une disposition à recevoir la contemplation infuse : Celle qui voudra ACQUÉRIR cette habitude, car, je le répète. LA CHOSE EST EN NOTRE POUVOIR, ne riait pas se lasser d'y traimiller.., Si cette application est réelle, vous en viendrez à bout en; un an, et peut-être en six mois. C'est bien peu, n'estai pas vrai? pour un profit aussi considérable! En outre, vous posez là un solide fondement, et s'il plaît au Seigneur de vous élever à de grandes choses, il vous y trouvera disposées, par cela même que vous vous tiendrez tout proches de lui » (ch. xxix).Dans le même ouvrage, ch. xix, parlant de la contemplation infuse et des eaux vives de l'oraison, sainte Thérèse énonce ce principe général qu'elle développe ensuite dans les chapitres xi. an, xxv,
mut : « Songe: que le Seigneur invite tout le monde (venez à moi, vous tous... Ntatth., xe, s8). Il est la Vérité même, la chose est hors de doute. Si le festin n'était pas général, il ne nous appellerait pas tous, ou bien, en nous appelant, il ne dirait pas : Je vous donnerai à boire (si quelqu'un n soif, qu'il vienne à moi et qu'il boive, Joan., vit, 37). Il dirait : Venez tous, vous n'y perdrez rien. et je donnerai à qui je trouverai bon. Mais comme il dit sans restriction : Venez tous, je regarde comme certain, que tous ceux qui ne resteront pas en chemin recevront cette eau vive (ch. zix).
Sainte Catherine de Sienne avait dit la même chose dans son Dialo­gue, ch. Lux et Liv.
— (23) Cf. Chemin de la perfection. ch . xxx à xxxvin.
— (24) Nous avons traité longuement ailleurs de eette disposition et de l'appel général et éloigné des âmes intérieures la contemplation infuse des mystères de la foi; cet appel général et éloigné doit être distingué de l'appel individuel et prochain, lequel peut être soit suffisant, soit effi- cace. Voir ce que nous avons dit sur ce point dans Perfection chrétienne et contemplation, t. Il, p. 419-477.
— (25) Par surnaturel on entend ici ce qui n'est pas laissé à notre choir avec le concouvle la gtace actuelle commune.
— (26) Cotte méditation affective simplifiée, telle surtout qu'elle se trouve dans le recueillement actif, décrit plus haut (Chemin, ch. xxviii), a été appelée assez souvent, depuis le XVII' siècle, la contemplation acquise , nous préférons l'expression a oraison acquise simplifiée, car lorsque les grands spirituels, surtout saint Jean de la Croix et sainte Thérèse, parlent de la contemplation tout court, ils entendent toujours la contemplation infuse, au moins initiale, bien que celle-ci soit souvent précédée d'une certaine oraison acquise qui y dispose, et qui est symbolisée par le travail de la noria dont parle sainte Thérèse (Vie, ch. xv). Sainte Thérèse entend toujours, par a contemplation », la contemplation infuse; on peut s'en convaincre en lisant ses oeuvres là où elle commence à employer ce mot; cf. Chemin, Ch. XVIII, XII, xx, su, IV/, XXVII, XXXI, et Chdteau intérieur, IV• et V• Demeures. Il est évident ati$bi, quo c'est de la contemplation infuse que parle saint Jean de la Croix dans la Nuit obscure. I. I, ch. viii, lx, xiv et suivants, et aussi dans La Montée du Carmel, dès le livre II, ch. xi et su. Voir aussi sur l'oraison affective simplifiée l'opuscule de Bossuer Manière courte et facile pour faire l'oraison en ,l'oi, el de simple présence de Dieu Cette oraison de simplicité décrite par Bossuet paraît être acquise dans sa première phase et infuse dans sa seconde, lorsque l'âme reçoit. l'inspiration spéciale du Saint-Esprit, et lorsque le mode suprahumain des dons du Saint-Esprit commence à se manifester; alors l'âme est plutôt passive qu'active, elle connaît et aime sous l'inspiration spéciale du Maître intérieur.
— (27) Voir au début de cette partie, ch. iv : La purification passive des sens et l'entrée dans la voie illuminative : Les trois signes de la contemplation infuse initiale sous forme de quiétude aride avant la quiétude consolée. Voir aussi, sainte Jeanne de Chantal, son opuscule. sur l'Oraison de quiétude (Œuvres diverses, Paris , 1876: t. II, p.268.) —
(28) nuit obscuret.I,II,che XVIII
— (29) lbid, che, XVII
Attention il faut absolument que vous suivez les chiffres sinon vous allez perdre le sens du livre
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