+ Sr Denise Christiaenssens

Ermite de la croix o.f.s.

Dans le diocèse de Rimouski.

ermite franciscaine consacrée par voeux
public  par Mgr. Bertrand BLanchet 2007

Maintenant sous obéissance de  Mgr Pierre André Fournier  et ami de ma famille depuis quelques années

-Ma consécration est pour ma famille
-mes prêtres vivants ou décèdés du monde
-toute personne qui fait une demande


DU COMITÉ DIOCÉSAIN DU MINISTÈRE PRESBYTÉRAL

AS-TU DÉJÀ PENSÉ À
DEVENIR PRÊTRE?


LE GRAND SÉMINAIRE, ÇA TE DIT QUELQUE CHOSE?t

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Titre de la série :
Les Trois äges de la vie Intérieure
Titre de la page:

Tome I
Partie -1- chapitre 17
La direction spirituelle

Nom de l'auteur:
P. Garrigou-Lagrange.o.p.
Tome I
Partie -1- chapitre 17
La direction spirituelle
Parmi les moyens extérieurs de sanctification il faut compter la direction spirituelle. Nous parlerons ici de sa nécessité en ggnêral et pour les différents âges de la vie spirituelle; nous rappellerons ensuite quelles doivent être les qualités du directeur et quels sont les devoirs du dirigé.
La nécessité de la direction en général

Sans être un moyen absolument nécessaire à la sancti­fication des âmes, la direction est pour elles le moyen normal de l'avancement spirituel. En constituant l'Église, Notre-Seigneur a voulu que les fidèles fussent sanctifiés par la soumission au pape et aux évêques pour le fort externe, et pour le for interne aux confesseurs qui indiquent les moyens pour ne pas retomber dans le péché et pour progresser dans la vertu.

Le pape Léon XIII (1), à la suite de Cassien et de saint François de Sales, rappelle à ce sujet que saint Paul lui-même reçut un guide du Seigneur. Lorsqu'il se convertit, Jésus, au lieu de lui révéler immédiatement ses desseins, l'envoya à Ananie à Damas pour apprendre de sa bouche ce qu'il devait faire (Act. des Apôtres., lx, 6).

Saint Basile dit : « Mettez tous vos soins et apportez la plus grande circonspection pour trouver un homme qui puisse vous servir de guide très sûr dans le travail que vous voulez entreprendre d'une vie sainte; choisissez-le tel qu'il sache montrer aux âmes de bonne volonté le droit chemin vers Dieu (2). » Il dit ailleurs : « C'est un grand orgueil de croire qu'on n'a pas besoin de conseils (3). »

Saint Jérôme écrit à Rustique : « Ne soyez pas à vous- même votre maître et ne vous engagez pas sans guide dans une voie toute nouvelle pour vous; autrement vous vous égareriez bien vite. » — Saint Augustin dit aussi : « Comme un aveugle ne peut suivre la bonne voie sans un conducteur, personne ne peut marcher sans guide (4). » Nul n'est bon juge en sa propre cause par suite de l'orgueil secret qui peut nous faire dévier du droit chemin.

Cassien, dans ses conférences, dit que celui qui s'appuie sur son propre jugement n'arrivera jamais à la perfection et ne pourra éviter les pièges du démon (5). Il conclut que le meilleur moyen de triompher des tentations les plus dangereuses, c'est de les manifester à un sage conseiller, qui ait grâce d'état pour nous éclairer (6). Et de fait il suffit souvent de les manifester à qui de droit pour qu'elles disparaissent.

Saint Bernard dit de même que les novices dans la vie religieuse doivent être conduits par un père nourricier qui les instruise, les dirige, les console et les encourage (7).

Il _lit même dans une de ses lettres : « Celui qui se cons titue son propre directeur se fait le disciple d'un sot. »Et il ajoute : « Pour moi, je déclare qu'il m'est plus facile et plus sûr de commander à beaucoup d'autres que de me conduire seul (8). »Notre amour-propre nous égare moins, en effet, pour la conduite des autres que pour celle de nous- même, et si nous savions bien nous appliquer à nous-même ce que nous disons aux autres, nous avancerions beaucoup plus.

Au XIVe siècle, saint Vincent Ferrier, dans son traité De cita spiriluali, IIe Part., ch. I, parle de même : « Notre-Seigneur, dit-il, sans lequel nous ne pouvons rien, n'accordera jamais sa grâce à celui qui, ayant à sa disposition un homme capable de l'instruire et de le diriger, néglige ce puissant moyen de sanctification, croyant qu'il se suffit à lui-même et qu'il peut par ses propres forces chercher et trouver les choses utiles au salut. Celui qui a un direc­teur auquel il obéit sans réserves et en tout parviendra au but bien plus facilement et plus vite qu'il ne pourrait le faire tout seul, même avec une intelligence très vive et des livres savants en matière spirituelle... Tous ceux, en général, qui sont parvenus à la perfection, ont marché par ce chemin de l'obéissance, à moins que, par un privilège et une grâce singulière, Dieu n'ait instruit par lui-même quelques âmes n'ayant personne pour les diriger. »

C'est le même enseignement que nous trouvons chez sainte Thérèse (9), chez saint Jean de la Croix (10), chez saint François de Sales (11).

Ce dernier note que nous ne pouvons être un juge-impartial en notre propre cause, par suite d'une compilasance « si secrète et imperceptible que si on n'a bonne vue on ne la peut découvrir, et ceux mêmes qui en sont atteints ne la connaissent pas si on ne la leur montre (12) ». De même celui qui se trouve depuis longtemps dans une chambre fermée ,ne s'aperçoit pas que, par suite de la respiration, l'air est vicié, tandis que celui qui arrive du dehors,s'en aperçoit tout de suite.

Nous comprenons fort bien que pour l'ascension d'une montagne il faut un guide, il n'est pas moins nécessaire pour l'ascension spirituelle du sommet de la perfection, d'autant qu'il faut ici éviter les pièges de celui qui veut nous empêcher de monter.

Saint Alphonse, dans son excellent livre Praxis confes­sarii, n. 121-171, indique l'objet principal de la direction : la mortification, la manière de recevoir les sacrements, l'oraison, la pratique des vertus, la sanctification des actions ordinaires.

Tous ces témoignages montrent bien la nécessité de la direction en général. On s'en rend mieux compte en considérant les trois âges de la vie intérieure ou les besoins spirituels des commençants, des progressants et des avancés.

La direction des commençants

Une sage, ferme et paternelle direction est particulièrement nécessaire aux commençants pour les former; c'est ce sur quoi veillent, dans les ordres religieux, les maîtres et maîtresses des novices.

Ensuite sa nécessité se fait moins sentir, sauf aux périodes difficiles où quelque changement se produit ou encore lorsqu'il faut prendre quelque décision importante.

Les débutants doivent être évidemment prémunis contre les rechutes, et aussi contre deux défauts contraires. Les uns, recevant des consolations sensibles dans la prière, les confondent avec des grâces d'ordre plus éleyé, et par présomption voudraient brûler les étapes et arriver sans tarder à la vie d'union sans passer par les degrés indispensables (13). Il faut leur rappeler la nécessité de l'humilité et leur dire que la marché vers la perfection est le travail de toute la vie. On ne peut pas voler avantd'avoir des ailes, et l'on ne commence pas la construction d'une église par les flèches, mais par les fondements (14). Si la fin entrevue à obtenir est première dans l'ordre de l'intention ou du désir, elle n'est de fait obtenue qu'en dernier lieu, et il ne faut pas négliger les moyens les plus modestes, indispensables pour y parvenir.

D'autres commençants mettent un secret orgueil dans l'austérité, comme les jansénistes, et se livrent avec excès aux mortifications extérieures, au point de compromettre leur santé; ensuite, voulant se soigner, ils tombent dans le relâchement et passent d'un extrême à l'autre. Ils ont besoin d'apprendre la mesure de la discrétion chrétienne et qu'il ne suffit pas d'avoir au-dessus d'une vive sensibilité les trois vertus théologales, qu'il faut aussi entre ces deux domaines les vertus morales de prudence, de justice, de force et de modération, pour que peu à peu la sensibilité se discipline, et pour qu'on ne confonde pas ses élans superficiels et passagers avec les hautes aspirations de la foi vive, de l'espérance et de la charité.

La direction est particulièrement nécessaire en cette période de sécheresse prolongée, où la méditation devient difficile, où s'élèvent aussi des tentations assez vives contre la chasteté et la patience, avec parfois des contradictions au dehors. Selon saint Jean de la Croix (15), cette épreuve marque le passage de la voie purgative des commençants à la voie illuminative des progressants, à condition pourtant qu'on trouve en elle trois signes qu'un bon directeur peut discerner. Ces trois signes, dont nous parlerons plus loin, sont les suivants :
1" si l'on ne trouve ni goût ni consolations dans les choses divines, ni dans les choses créées;
2° si l'on garde pourtant d'ordinaire le souvenir de Dieu, avec un vif désir de la perfection et la crainte de ne pas servir Dieu ; 3° si l'on ne parvient pas à méditer d'une façon raisonnée et si l'on se sent porté au simple regard vers Dieu.

Il convient alors en cette crise, qui doit être comme une seconde conversion, de bien écouter un bon directeur pour traverser cette période difficile généreusement et ne pas devenir une âme attardée. Nous reviendrons longuement sur ce sujet un peu plus loin (16).

La direction des progressants et des avancés

La nécessité d'un guide pour certaines périodes de la vie des avancés confirme ce que nous venons de dire de sa nécessité pour les commençants. Il n'est pas inutile d'exprimer ici dès maintenant cette confirmation.

Pour les progressants, la direction peut se faire d'habitude plus rapidement; le dirigé connaissant davantage la vie spirituelle peut souvent expliquer d'un mot ce sur quoi il a besoin de conseil. Le directeur devient alors le témoin dé la vie de l'âme et de sa marche en avant; il doit être l'instrument,du Saint-Esprit pour s'assurer que l'âme est docile à ses inspirations ; et pour cela il doit chercher à bien connaître l'action du Maître intérieur en telle et telle âme, pour discerner en chacune, autant que possible, le noir et le blanc, le défaut dominant à combattre et l'attrait spécial de grâce qu'il faut suivre.

Il convient de recourir à lui surtout à l'occasion de la retraite annuelle, pour lui parler de ce qui fait le fond de la vie de l'âme avec une entière franchise, pour s'assurer qu'on ne tombe pas dans les défauts des avancés, orgueil caché et présomption qui peuvent devenir la source de grandes illusions (17).

Pour le progressant, il y a aussi des périodes difficiles dans lesquelles il a particulièrement besoin d'un bon guide, surtout lorsqu'il a à traverser les épreuves qui marquent l'entrée de la voie unitive, et que saint Jean dé la Croix appelle la purification passive de l'esprit.

Celle-ci se présente sous des formes diverses, plus ou moins accentuées, et généralement c'est -une privation prolongée de consolations non seulement sensibles, mais spirituelles. Il se produit alors assez souvent de fortes tentations contre la foi, contre l'espérance, et aussi contre la charité fraternelle ou même contre l'amour de Dieu. Il est clair que si l'on a à traverser cette période très difficile, pour ne pas à ce moment reculer, mais aller de l'avant, il convient grandement d'avoir le secours d'un bon directeur. Et celui qui peut ici diriger les autres ne saurait se conduire lui-même, car il n'y a plus « ici de chemin tracé d'avance », dit saint Jean de la Croix (18), il faut suivre l'inspiration du Saint-Esprit et ne, pas la confondre avec celle qui pourrait lui ressembler. Ici les âmes d'oraison ont plus particulièrement besoin d'un directeur éclairé et expérimenté. Sainte Thérèse éprouvait le besoin d'ouvrir complètement son âme à des hommes de doctrine, versés dans les choses de la vie intérieure, pour s'assurer de sa docilité au Saint-Esprit (19). Les parfaits eux-mêmes éprouvent le besoin de ce secours pour trouver l'harmonie entre la passivité sous l'action divine et l'activité que le Seigneur leur demande pour bien pratiquer la maxime : « fidélité et abandon ». Ils sentent le besoin d'une direction pour garder vif en leur coeur, avec une profonde humilité, l'amour de la Croix.

Nous ne parlons ici qu'en passant et par allusion de la direction des avancés pour dire que si elle est nécessaire pour eux, elle l'est à plus forte raison pour les commençants (20).

La qualités du directeur et les devoirs du dirigés

Comme le dit saint François de Sales au sujet du directeur, « il le faut plein de charité, de science et de prudence : si l'une de ces trois parties lui manquent, il y a du danger (22) ». Sainte Thérèse parlait de même (23).

Sa charité doit être désintéressée et le porter, non pas à s'attacher les coeurs, mais à les conduire vers Dieu. Tauler, sur ce point, est exigeant et dit que certains directeurs qui attirent les âmes à eux sont comme des chiens de chasse qui mangeraient le lièvre au lieu de le rapporter à leur maître. Alors le chasseur les fouaille d'importance.

La bonté charitable du directeur ne doit pas être faiblesse, elle doit être ferme et ne pas craindre de dire la vérité pour porter efficacement au bien. Il ne doit pas non plus perdre son temps en conversations ou lettres inutiles, mais aller droit au but pour le bien de l'âme.

Il doit avec cela connaître la spiritualité, s'être pénétré de la doctrine des grands' maîtres de la vie intérieure et être assez psychologue (21).

Il doit enfin, pour être l'instrument du Saint-Esprit, discerner avec prudence dans les âmes le défaut domi­nant à éviter et l'attrait surnaturel à suivre. Four cela, il doit prier, pour avoir la lumière, surtout dans les cas difficiles, et, s'il est humble, il recevra les grâces d'état. Il verra qu'il doit stimuler les uns et modérer l'ardeur des autres, et apprendre à ces derniers à ne pas confondre la sentimentalité avec l'amour qui se prouve par les oeuvres.

Sa prudence, lorsqu'il dirige des âmes généreuses, doit éviter deux écueils : celui de vouloir porter toutes les âmes pieuses indistinctement et rapidement à se donner à l'oraison contemplative, et celui de s'imaginer qu'il est inutile de s'occuper de cette question. Il ne faut ici procéder ni trop tôt, ni trop tard ; il faut examiner s'il y a, oui ou non, dans les âmes les trois signes qui viennent d'être notés d'après saint Jean de la Croix et plusieurs autres grands maîtres, pour passer de la méditation discursive à la contemplation. Avant cela, il convient et il suffit de rappeler aux âmes qu'elles doivent être dociles aux inspirations du Maître intérieur, dès que celles-ci sont manifestement conformes à leur vocation.

Quant aux devoirs du dirigé, ils dérivent manifestement de ce que nous venons de dire; il doit respecter son directeur comme le représentant de Dieu, éviter deux choses qui seraient contraires à ce respect, et des critiques acerbes et une familiarité excessive. Ce respect doit s'accompagner d'une affection filiale simple, toute spirituelle, qui exclut le désir d'être aimé particulière­ment et les petites jalousies (24).

Le dirigé doit aussi avoir envers son directeur une confiance filiale et une grande ouverture de coeur. Comme l'explique bien saint François de Sales : « Traitez avec lui en toute sincérité et fidélité, lui manifestant clairement votre bien et votre mal, sans feintise ni dissimulation (25). »

Enfin, il faut mettre une grande docilité à écouter et à suivre les conseils donnés; autrement on suivrait sa volonté propre plutôt que celle de Dieu. Il n'est pas interdit de faire connaître qu'il y à une sérieuse difficulté à mettre en pratique tel conseil; mais, après l'avoir fait, il faut subordonner notre jugement à celui qui nous dirige. A la rigueur, il peùt se tromper, mais nous ne nous tromperons pas en lui obéissant, à moins qu'il ne nous conseille quelque çhose de contraire à la foi et aux moeurs; en ce cas, il faudrait le quitter.

Mais ce n'est pas sans raison grave qu'il faut changer de directeur ou de confesseur. Il ne faudrait certes pas le faire par inconstance, orgueil, fausse honte ou curiosité.

Mais on peut le faire si vraiment on s'aperçoit que celui qui nous guide a des vues trop naturelles, une affection trop sensible, et qu'il n'a ni la science, ni la prudence et la discrétion nécessaire.

En dehors de ces cas, il faut garder le plus possible une certaine continuité dans la direction, pour qu'il y ait vraiment esprit de suite et persévérance dans le bon chemin. Ne quittons pas un bon guide parce qu'il nous reprend pour notre bien. Rappelons-nous ce que disait saint Louis à son fils : « Confesse-toi souvent, et choisis des confesseurs vertueux et savants, qui sachent t'instruire de ce que tu dois faire ou éviter, et donne à tes confesseurs de te reprendre et avertir librement. » Voilà la bonne, sainte et forte affection, sans mélange de sentimentalité, qui est une affectation de sentiment.

Dans-ces conditions, le directeur pourra être l'instrument du Saint-Esprit pour contrôler son action en nous et pour nous rendre de plus en plus dociles aux inspirations divines. Ainsi nous avancerons vraiment sur la voie étroite, qui s'élargit de plus en plus en nous rapprochant de l'infinie bonté de Dieu à laquelle elle conduit.

RÉFÉRENCES
— (1) Epist. Teslem benevoleritiae, 22 janv. 1899.
— (2) Sermo de abd. rer.
— (3) 1 Cap. I lsaiae.
— (4) Sermo 112 de temp.
— (5) Collaliones, u, 14, i5, 24.
— (6) Ibid., n, 2, 5, 7, to.
— (7) De ›diversis, sermo vitt, 7
—(8) Epist. 87, n• 7.
—(9) Vie par elle-méme, ch: nit.
—(10) Sentences et avis spIrituelk, h. 229, tr. Hoornaert., p. 31i. '`
—(11) Introd. à la vie dévote, IIP Partie, ch. xxvttt
—(12) Introd. à la vie dévote, 111' Part., ch. watt..
— (13) Cf. SAINT Jean de la Croix, Nuit obscure, 1. T, chai à vu. Défauts des commençants : penchant à l'orgueil, à la gourmandise Spirituelle, à l'envie, à la colère, à la paresse.
— (14) Sainte Thérèse (1' Demeure, ch. 11) apprend aussi à bien distinguer les plis divine produits par la contemplation infuse et les contentements ou consolations de l'oraison active. Les goûts divins viennent directement de l'action de Dieu, tandis que les contentements viennent de notre activité aidée de la gràce; son seuls les goûts divins coulent de notre fond le plus intime, avec une paix, une tranquillité, une suavité extrême» (ibid.).— De plus, les effets ne sont pas moins différents que l'origine. (A peine cette eau céleste a-t-elle commencé à jaillir de la source...,qu'aussitôt on dirait que Unit notre intérieur se dilate et s'élargit. Ce sont alors des biens spirituels qui ne. se peuvent dire... L'âme respire comme une excellente odeur... comme si dans ce fond intérieur il y avait un brasero où l'on jetterait des parfums exquis » (ibid.). Le Seigneur veut faire ainsi connaître à l'âme qu'il est tout près d'elle. Ce serait une grave méprise de confondre des consolations sensibles avec ces goûts divins
— (15) Nuit obscure, 1. I, ch. lx.
— (16) Au début de la 111° Partie : Entrée dans la voie illuminative (la nuit des sens)..
— (17) cf. SAINT JEAN DE LA CROIX, Nuit obscure, 1. II, ch. n : défauts des avancés.
— (18) Cf. le Prologue de la Montée du Carmel et l'image mise para le saint au début de cet ouvrage.
— (19) Vie, ch. mn. « Ceux qui marchent par les voies de l'oraison ont besoin de communiquer avec des hommes doctes; il en ont plus besoin que les autres ; et cela, à proportion qu'ils seront plus spirituels.”
— (20) Cf. infra, IV Partie : L'entrée dans la voie unitive (La nuit de l'esprit).
—(21) Introd. à la vie dévote, 1.° partie, ch. iv.
—(22) Cf. Vie, ch. xiii : « Il est très important que le directeur soit éclairé : j'entends qu'il ait un jugement droit et de l'expérience. Si avec cela il est théologien, c'est parfait. Mais si l'on n'en peut trouver un qui réunisse ces trois avantages, mieux vaut qu'il possède les deux premiers, parce qu'on peut, en cas de besoin, consulter des hommes de doctrine. A mon avis, ces derniers, s'ils ne sont pas adonnés à l'oraison, sont peu utiles à des commençants; cependant, je suis loin de déconseiller les rapports avec eux... La doctrine est une grande chose... ,Quant aux dévotions niaises, Dieu nous en délivre. »
—(23) L'étude de la psychologie lui est particulièrement nécessaire lorsqu'il a à diriger des personnes atteintes d'hystérie, de psychasténie ou de neurasthénie. Il doit connaître aussi quels troubles mentaux proviennent de certaines maladies comme la maladie de Basedow {hypertrophie de la glande thyroïde) et autres désordres dans le fonctionnement des glandes endocrines, surtout à l'âge critique. De là peut provenir une intoxication chronique et progressive, qui engendre quelque confusion mentale avec idées fixes. —Cf. ROBERT DE SINÉTY, S. J., Psychopathologie et direction. Paris, BeauChesne, let, où il est parlé aussi de la psychopathologie religieuse, des prodromes de psychopathie, et où l'on trouve des conseils pratiques pour la conduite des psychopathes.
—(24) Cf. S. FRANÇOIS DE SALES, Vie dévote, 1" P., ch. 1v.
—(25) Ibidem.
Attention il faut absolument que vous suivez les chiffres sinon vous allez perdre le sens du livre
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