+ Sr Denise Christiaenssens

Ermite de la croix o.f.s.

Dans le diocèse de Rimouski.

ermite franciscaine consacrée par voeux
public  par Mgr. Bertrand BLanchet 2007

Maintenant sous obéissance de  Mgr Pierre André Fournier  et ami de ma famille depuis quelques années

-Ma consécration est pour ma famille
-mes prêtres vivants ou décèdés du monde
-toute personne qui fait une demande


DU COMITÉ DIOCÉSAIN DU MINISTÈRE PRESBYTÉRAL

AS-TU DÉJÀ PENSÉ À
DEVENIR PRÊTRE?


LE GRAND SÉMINAIRE, ÇA TE DIT QUELQUE CHOSE?t

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Titre de la série :
Les Trois äges de la vie Intérieure
Titre de la page:

Introduction -1
-I-II-III-IV

Nom de l'auteur:
P. Garrigou-Lagrange.o.p.
Introduction -1-

— I-  L'unique nécessaire.
— II- La question de l'unique nécessaire à notre époque.
— III. But de cet ouvrage.
— IV. L'objet de la théologie ascétique et mystique.

Nous nous sommes proposé ici de faire la synthèse de deux autres ouvrages :
Per feclion chrétienne la contemplation,

— L'amour de Dieu et la Croix de Jésus, où nous avons étudié, à la lumière des principes de saint Thomas, les principaux problèmes de la vie spirituelle, en particulier celui qui s'est posé d'une façon plus explicite ces dernières années : La contemplation infuse des mystères de la foi et l'union à Dieu qui en résulte est-elle une grâce en soi extraordinaire, ou se trouve-t-elle, au contraire, dans la voie normale de la sainteté?

Ici nous voudrions.reprendre ces questions d'une façon à la fois plus simple et plus haute, avec la perspective voulue pour mieux voir la subordination de toutes les choses de la vie intérieure par rapport à l'union à Dieu.

Dans ce but, nous considérerons d'abord les fondements de la vie intérieure, puis l'éloignement des obstacles le progrè de l'âme purifiée et éclairée par la lumière du Saint-Esprit, la docilité qu'elle doit avoir vis-à-vis de Lui, et finalement l'union à Dieu à laquelle conduisent cette docilité, l'esprit de prière et la croix portée avec patience, reconnaissance et avec amour.

Par manière d'introduction, rappelons brièvement ce qu'est l'unique nécessaire pour tout chrétien, et commeni cette question se pose d'une façon pressante à l'heure actuelle.

I. L'unique nécessaire

La vie intérieure, tout le monde peut aisément le concevoir, est une forme élevée de la conversation intime que chacun a avec soi-même, dès qu'il se retrouve seul, fût-ce dans le tumulte des rues d'une grande ville.. Dès qu'il cesse de converser avec ses semblables, l'homme converse intérieurement avec lui-même de ce qui le préoccupe le plus. Cette conversation varie beaucoup selon les divers âges de la vie, celle du vieillard n'est pas celle du jeune homme; elle varie beaucoup aussi suivant que l'homme est bon ou mauvais.

Dès qu'il cherche sérieusement la vérité et le bien, cette conversation intime avec lui-même tend à devenir la conversation avec Dieu, et peu à peu, au lieu de se rechercher soi-même en tout, au lieu de tendre de façon plus ou moins consciente à se faire centre, l'homme tend à rechercher Dieu en tout, et à substituer l'égoïsme l'amour de Dieu et des âmes en Lui. C'est là la vie intérieure; nul homme sincère ne fera de difficulté pour le reconnaître.

L'unique nécessaire dont parlait Jésus (1) à Marthe et à Marie consiste à écouter la parole de Dieu et à en vivre.

La vie intérieure ainsi conçue est en nous quelque chose de beaucoup plus profond et de plus nécessaire qm la vie intellectuelle ou culture des,. sciences, que la vie artistique et littéraire, que la vie sociale ou politique. On trouve, hélas! de grands savants, mathématiciens, physiciens, astronomes, qui n'ont pour ainsi dire aucune vie intérieure, qui. se livrent l'étude de leur science comme si Dieu n'existait pas ; ils n'ont, à leurs moments de solitude, aucune conversation intime avec Lui. Leur vie paraît être à certains égards la recherche du vrai et du bien dans un certain domaine plus ou moins restreint, mais elle est si entachée d'amour-propre et d'orgueil intellectuel, qu'on se demande si elle portera des fruits pour l'éternité. Bien des artistes, des littérateurs, et beaucoup d'hommes politiques ne dépassent guère ce niveau d'une activité purement humaine, somme toute très extérieure. Le fond de leur âme vit-il d'un bien supérieur à eux-mêmes, vit-il de Dieu? Il ne le semble pas.

Cela montre que la vie intérieure, ou vie de l'âme avec Dieu, mérite bien d'être appelée l'unique nécessaire, puisque c'est par elle que nous tendons vers notre fin dernière, et qu'est assuré notre salut, qu'il ne faut pas trop séparer de la sanctification progressive, car celle.ci est la voie même du salut.

Plusieurs semblent penser : il suffit après tout que je sois sauvé; il n'est pas nécessaire d'être un saint. Il n'est pas nécessaire d'être un saint qui fait des miracles et dont la sainteté est officiellement reconnue par l'Église, c'est bien évident; mais, pour être sauvé, il faut prendre le chemin du salut, et celui-ci est en même temps celui de la sain­teté : Il n'y aura au ciel que des saints, soit qu'ils y soient entrés immédiatement après la mort, soit qu'ils aient eu besoin d'être purifiés au purgatoire. Nul n'entre au ciel, s'il n'a cette sainteté qui consiste à être pur de toute faute; toute faute même vénielle doit être effacée, et la peine due au péché doit être supportée ou remise, pour qu'vme âme jouisse à jamais de la vision de Dieu, le voie comme il se voit et l'aime comme il s'aime. Si quelque âme entrait au ciel avant la rémission totale de ses fautes, elle ne pourrait pas y rester, et elle-même se précipiterait' au purgatoire pour être purifiée.

La vie intérieure du juste qui tend vers Dieu, et qui déjà vit de Lui, est bien l'unique nécessaire; pour être un saint, il n'est évidemment pas indispensable d'avoir reçu une culture intellectuelle, ou d'avoir une grande activité extérieure; il suffit de vivre profondément de Dieu. C'est ce que nous voyons chez les saints de l'Église primitive, dont plusieurs étaient de pauvres gens, même des esclaves; c'est ce que nous voyons chez un saint François, chez un saint Benoît-Joseph Labre, chez un Curé d'Ars et tant d'autres.

Tous ont profondément compris cette parole du Sauveur : « Que sert de gagner l'univers si l'on vient à perdre son âme? » (Matth., xvi, 26). Si l'on sacrifie tant de choses pour sauver la vie de son corps; qui finalement doit mourir, que ne devrait-on pas sacrifier spour sauver la vie de son âme, qui doit durer éternellement. P L'homme ne doit-il pas aimer son âme plus que son corps? « Que donnera un homme en échange de son âme? », ajoute le Sauveur (ibid). — ùnum est necessarium, dit encore Jésus (Luc., x, 42) : Une seule chose est nécessaire, écouter la parole de Dieu et en vivre pour sauver son âme. C'est là la meilleure part, qui ne saurait être enlevée à l'âme fidèle, alors même qu'elle perdrait tout le reste.

II. La question de l'unique nécessaire à notre époque

Ce que nous venons de dire est vrai de tous les temps, mais la question de la vie intérieure se pose aujourd'hui d'une façon plus aiguë qu'à plusieurs autres époques moins troublées que la nôtre.

Cela vient de ce que bien des hommes se sont séparés de Dieu et ont essayé d'organiser la vie intellectuelle et la vie Sociale sans lui. Alors les grands problèmes, qui ont toujours préoccupé l'humanité, ont pris un aspect nouveau, et parfois tragique. Vouloir se passer de Dieu, Cause première et fin dernière, conduit aux abîmes ; non seulement cela conduit au néant, mais à la misère physique et morale pire que le néant. Alors les grands problèmes s'aggravent jusqu'à l'exaspération, et l'on doit finir par s'apercevoir que tous doivent aboutir finalement à reposer le problème religieux, et à le reposer à fond; il faudra finalement se prononcer tout à fait pour Dieu ou contre lui, et c'est là le problème de la vie intérieure dans ce qu'il a de plus essentiel. « Qui non est mecum, contra me est », dit le Sauveur (Malth.,XII,30).

C'est ainsi que les grandes tendances modernes, scientifiques et sociales, au milieu des conflits qui s'élèvent entre elles, et malgré l'opposition des desseins de ceux qui les représentent, convergent, qu'on le veuille ou non, vers la question fondamentale des rapports intimes de l'homme avec Dieu.

On arrive à cela, après beaucoup de déviations. Lorsque ;l'homme ne veut plus accomplir ses grands devoirs religieux envers celui qui l'a créé et qui est sa fin dernière, comme il ne peut absolument se passer de religion, il se fait une religion à lui ; il met par exemple sa religion dans la science, ou dans le culte de la justice sociale, dans quelque idéal humain, qu'il finit par considérer d'une façon religieuse et même mystique, pour remplacer l'idéal supérieur qu'il a abandonné. Il se détourne ainsi de la Réalité suprême, et il se pose une foule de problèmes, qui, bon gré mal gré, ne recevront de solution que si l'on revient au problème fondamental des rapports intimes de l'âme avec Dieu.

On l'a plusieurs fois remarqué, de nos jours la science prétend être une religion; en même temps le socialisme et le communisme veulent être une morale scientifique, et se présentent comme un culte fiévreux de la justice. Par là ils s'efforcent de captiver les esprits et les coeurs.

C'est un fait, à l'heure actuelle, le savant moderne paraît avoir un culte scrupuleux de la méthode scientifi. que, au point qu'il semble souvent préférer la méthode de recherche à la vérité ; et s'il apportait un soin aussi sérieux à sa vie intérieure, il arriverait assez vite à la sainteté. Mais souvent cette religion de la science est ordonnée plutôt à l'apothéose de l'homme qu'à l'amour de Dieu. Il faut en dire autant de l'activité sociale, en particulier sous la forme qu'elle revêt dans le socialisme et le communisme; elle s'inspire d'une mystique qui veut tendre vers une transfiguration de l'homme, en niant parfois de la façon la plus absolue les droits de Dieu.

Cela revient à dire qu'au fond de tout grand problème se retrouve le problème religieux des rapports de l'homme avec Dieu. Il faut se prononcer pour ou contre, il n'est plus possible d'être indifférent. Notre époque le montre d'une façon saisissante. La crise économique mondiale de l'heure actuelle fait voir ce que les hommes peuvent faire par eux-mêmes lorsqu'ils veulent se passer de Dieu.

Lorsqu'ils veulent se passer de Dieu, le sérieux de la vie se déplace. Si la religion n'est plus chose sérieuse et grave, mais chose dont on peut sourire, alors il faut chercher le sérieux ailleurs. On le met ou on prétend le met­tre dans la science, ou dans l'activité sociale; on veut travailler religieusement à la recherche de la vérité scientifique; ou à l'établissement de la justice parmi les classes et lés peuples. Et au bout de quelque temps on est obligé de s'apercevoir qu'on aboutit à un immense désarroi, et que les rapports entre les individus et les peuples deviennent de plus en plus difficiles, sinon impossibles. Il est clair, comme l'ont dit saint Augustin et saint Thomas (2), que les mêmes biens matériels, à l'opposé de ceux de l'esprit, ne peuvent en même temps appartenir intégralement à plusieurs. La même maison, la même terre, ne peuvent simultanément appartenir en totalité à plusieurs hommes, ni le même territoire à plusieurs peu­ples. D'où le conflit terrible des intérêts, lorsqu'on met fiévreusement sa fin dernière en ces biens inférieurs.

Au contraire, saint Augustin se plaît à y insister, les mêmes biens spirituels peuvent appartenir simultanément et intégralement à fous et à chacun. Sans que celui-ci nuise à l'autre, nous pouvons posséder pleinement la même vérité, la même vertu, le même Dieu. C'est pourquoi Notre-Seigneur nous dit : Cherchez le royaume de Dieu, el tout le reste vous sera donné par surcroît (Match., vi, 33).

Ne pas écouter cette leçon, c'est travailler à la ruine.

Ainsi se vérifie encore une fois la parole du Psaume cxxvi, : « N isi Dominas aedificaverit domum, in vanum laboraverunt qui aedificant eam; nisi Dominas eustodi­rit eivitalem, frustra vigilat qui cuslodil eam — si Dieu ne bâtit pas la maison, en vain travaillent ceux qui la bâtissent ; si Dieu, ne garde pas la cité, en vain la sentinelle veille à ses portes. »

Si le sérieux de la vie se déplace, s'il ne porte: plus sur nos devoirs envers Dieu, mais sur l'activité scientifique ou sociale de l'homme; si l'homme se recherche constamment lui-même, au lieu de chercher Dieu, sa fin dernière, alors les faits ne tardent pas à lui montrer qu'il s'engage dans une voie impossible, qui conduit non pas seulement au néant, mais au désordre insupportable, et à la misère. Il faut en revenir à cette parole du Sauveur Celui qui n'est pas avec moi est contre moi; et qui n'amasse pas avec moi disperse (Matth., xi', 20). Les faits le confirment

Il suit de là que la religion ne peut donner une réponse efficace, vraiment réaliste, aux grands problèmes actuels que si elle est une religion profondément vécue; non pas seulement une religion de surface, et à bon marché, qui consisterait en quelques prières vocales, et en quelques cérémonies où l'art religieux aurait plus de place que la vraie piété. Or il n'y a pas de religion profondément vécue sans vie intérieure, sans celle conversation intime et fréquente de chacun de nous, non seulement avec soi- même, mais avec Dieu.

C'est ce que nous disent les dernières Encycliques de sa S.S. Pie XI. Pour répondre aux aspirations générales des peuples, en ce qu'elles ont de bon, aspirations à la justice et à la charité entre les individus, les classes et les peuples, le Pasteur suprême a écrit les encycliques sur le Christ-Roi, sur son influence sanctificatrice dans tout son corps mystique, sur la famille, sur la sainteté du mariage chrétien, sur les questions sociales, sur la nécessité de la réparation, sur les missions. En toutes ces encycliques il est question du règne du Christ sur toute l'humanité. Il suit clairement de tout cela que pour garder la prééminence qu'elle doit avoir sur l'activité scientifique et sur l'activité sociale, la religion, la vie intérieure, doit être profonde, doit être une vraie vie d'union à Dieu. C'est une nécessité manifeste.

III. But de cet ouvrage

Comment traiterons-nous ici dé la vie intérieure? Nous ne reprendrons pas d'une façon technique bien des questions longuement exposées par les théologiens sur la grâce sanctifiante et les vertus infuses. Nous les supposons ici, et nous n'y reviendrons que dans la mesure où il est nécessaire pour l'intelligence, de ce que doit être la vie spirituelle:

Nous avons pour but d'inviter les âmes à devenir plus intérieures et à tendre à l'union à Dieu. Pour cela, deux écueils très différents sont à éviter.

Assez souvent, l'esprit qui anime la recherche scientifique, même en ces matières, s'attarde à des détails au point de détourner la pensée de la contemplation des choses divines. La plupart des âmes intérieures n'ont pas besoin de bien des recherches indispensables au théologien; pour les entendre, il leur faudrait une initiation phlosophique qu'elles n'ont pas, et qui, en un sens, les embarrasserait, parce que, d'emblée et d'une autre manière, elle vont plus haut, comme saint François d'Assise, qui s'étonnait de voir que, dans les cours de philosophie faits à ses religieux, on s'occupait encore de démontrer l'existence de Dieu. Aujourd'hui la spécialisation parfois exagérée des études fait que beaucoup d'intelligences manquent des vues générales nécessaires pour juger sagement des choses, même de celles dont elles s'occupent spécialement et dont elles ne voient plus le rapport avec le reste. Le culte du détail ne doit pas faire perdre de vue l'ensemble. Au lieu de se spiritualiser, on se matérialiserait, et. sous prétexte de science exacte et minutieuse, on se détournerait de la, vraie vie intérieure et de la haute sagesse chrétienne.

D'autre part, bien des ouvrages de vulgarisation en matière religieuse et bien des livres de piété manquent d'un solide fondement doctrinal. La vulgarisation, à cause du genre de simplification un peu matérielle qui s'impose à elle, fuit souvent l'examen de certains problèmes fondamentaux et difficiles, d'où pourtant jaillirait la lumière, et parfois la lumière de vie.

Pour éviter ces deux écueils opposés. nous suivrons la voie indiquée par saint Thomas , qui ne fut pas un vulgarisateur, mais qui reste le grand classique de la théologie. Il s'éleva de la complexité savante de ses premiers ouvrages, et des Questions disputées à la simplicité supérieure des plus beaux articles de la Somme Théologique. Il s'y éleva même si bien qu'au terme de son existence, absorbé dans une contemplation éminente, il ne put pas dicter la fin de la Somme, parce qu'il ne pouvait plus descendre à la complexité des questions et des articles qu'il voulait encore composer.

L'attardement au détail et la simplification superficielle éloignent de façon différente, de la contemplation chrétienne, qui s'élève au-dessus de ces déviations opposées, comme un sommet celui vers lequel tendent toutes les âmes de prière.

IV. L'objet de la théologie ascétique et mystique

On voit, par les matières qu'elle doit traiter, que la théologie ascétique et mystique est une branche ou une partie de la Théologie, une application de la théologie à la conduite des âmes. Elle doit donc procéder sous la lumière de la Révélation, qui seule permet de connaître cz qu'est la vie de la grâce et l'union surnaturelle de l'âme avec Dieu.

Cette partie de la théologie est surtout un développement du traité de l'amour de Dieu et de celui des dons du Saint-Esprit, pour en montrer les applications, ou pour conduire les âmes à l'union divine (3). De même la casuistique est, dans un domaine moins élevé, une application de la théologie morale pour discerner pratiquement ce qui est obligatoire sous peine de péché mortel ou véniel. La théologie morale ne doit pas seulement traiter des péchés à éviter, mais des vertus à pratiquer, et de la docilité à suivre les inspirations du Saint-Esprit ; à ce point de vue, ses applications s'appellent l'ascétique et la mystique.

L'ascétique traite surtout de la mortification des vices  ou défauts et de la pratique dés vertus. La mystique traite principalement de la docilité au Saint-Esprit, de la contemplation infuse des mystères de la foi, de l'union à Dieu qui en procède, et aussi des grâces extraordinaires, comme les visions et révélations qui accompagnent par. fois la contemplation infuse (4).

Quant à la question de savoir si l'ascélique est essentiellement ordonnée à la mystique, nous l'examinerons en nous demandant si la contemplation infuse des mystères de la foi et l'union à Dieu qui en résulte est une grâce de soi extraordinaire, comme les visions et révélations, ou si elle n'est pas plutôt chez les parfaits l'exercice éminent, mais normal, des dons du Saint-Esprit qui sont en tous les justes. La réponse à cette question plusieurs fois discutée de nos jours sera la conclusion de cet ouvrage.

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