+ Sr Denise Christiaenssens

Ermite de la croix o.f.s.

Dans le diocèse de Rimouski.

ermite franciscaine consacrée par voeux
public  par Mgr. Bertrand BLanchet 2007

Maintenant sous obéissance de  Mgr Pierre André Fournier  et ami de ma famille depuis quelques années

-Ma consécration est pour ma famille
-mes prêtres vivants ou décèdés du monde
-toute personne qui fait une demande


DU COMITÉ DIOCÉSAIN DU MINISTÈRE PRESBYTÉRAL

AS-TU DÉJÀ PENSÉ À
DEVENIR PRÊTRE?


LE GRAND SÉMINAIRE, ÇA TE DIT QUELQUE CHOSE?t

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Titre de la série :
Les Trois äges de la vie Intérieure
Titre de la page:

Addenda
De la nature de la théologie spirituelle

Nom de l'auteur:
P. Garrigou-Lagrange.o.p.

 

Addenda
De la nature de la théologie spirituelle

En corrigeant les dernières épreuves de cet ouvrage, nous signalons un très bon travail du P. Gabriel de Sainte-Madeleine, O. C. D., qui paraîtra dans les Acta Acaderniae romanae S. Thomae, 1939 : De indole psychologica lheologiae spirit:Jolis. C'est, croyons-nous, ce qui a été écrit de plus exact sur ce sujet à la suite des deux controverses de ces derniers temps, de celle du P. Stolz, O. S. B., et de M. M. Penido : la considération psychologique des faits de la vie intérieure appartient-elle à la théologie spirituelle? et de celle M..L. Maritain et du P. Th. Deman sur la relation de la théologie spirituelle avec la Théologie elle-même.

Le P. Gabriel répond ainsi à ces deux questions :

1° De fait la théologie spirituelle telle qu'elle existe aujourd'hui comporte une étude psychologique des faits de la vie intérieure, mais de façon notablement différente chez sainte Thérèse, qui est presque uniquement descriptive, et chez saint Jean de la Croix, qui interprète théologiquement ces faits pour montrer ce qu'est et ce que doit être l'évolution de la vie de la grâce dans une âme pleinement fidèle.

2° Cette étude psychologique peut être scientifique et elle le devient lorsqu'elle établit des lois psychologiques universelles, par exemple sur les rapports de l'aridité purificatrice et de l'union à Dieu.

3° Cette étude devient théologique quand ces lois trouvent leur fondement supérieur en des principes théologiques certains. Tel est le caractère de la considération psychologique de la vie spirituelle dans l'oeuvre de saint Jean de la Croix, en particulier lorsqu'il établit la nécessité de la purification passive des sens et ensuite de celle de l'esprit pour arriver à l'union intime et parfaite avec Dieu, qui est le point culminant de l'évolution de la vie de la grâce dans les âmes parfaites. (On arrive ainsi à des conclusions théologiques certaines.)

4° L'élude psychologique des faits de la vie de l'âme, bien qu'elle soit nécessaire déjà à la théologie morale dans les traités des actes humains, des passions, des vertus en général et en particulier, des dons du Saint-Esprit, est particulièrement requise pour la théologie spirituelle, qui considère le développement de la vie intérieure et ses diverses phases jusqu'à l'union parfaite. Il suit de là que la théologie spirituelle conserve les mêmes concepts de grâce, de foi, de confiance, de charité, de contemplation, etc., que la théologie morale telle que la considère saint Thomas; mais cependant ces concepts sont ici plus en rapport avec le développement concret de la vie intérieure, par exemple le concept de contemplation infuse avec les phases successives de la nuit des sens, de la nuit de l'esprit et de l'union parfaite. — On est conduit ainsi à admettre, non pas une distinction spécifique entre la théologie telle que la conçoit saint Thomas et la théologie spirituelle; mais à voir en celle-ci une fonction de la théologie, qui, sans être une science subalternée A la théologie, dépend essentiellement de ses principes.

Le P.- Gabriel admet ainsi comme nous que la théologie spirituelle est une application de la théologie qui détermine ce qu'est l'union intime de l'âme avec Dieu et quels sont les moyens (les actes, les épreuves, les grâces) qui conduisent à celle union. Elle établit ainsi, d'après des fondements théologiques certains, confrontés avec l'expérience des saints, les lois supérieures de la vie de la grâce.

C'est le point de vue auquel nous nous sommes placé dans l'Introduction et dans le cours de cet ouvrage. La théologie spirituelle est, avons nous dit en employant à dessein un terme très général, une application de la théologie, application qui reste encore dans le domaine de l'universel, et de laquelle dépend l'art de la direction et la prudence du directeur, qui est la dernière application particulière et contingente à telle personne plutôt qu'à telle autre (1).

Nous avons dit aussi que la théologie spirituelle est une branche de la théologie, ou une de ses parties intégrales (ralione maleriae) (2); mais si elle a un domaine moins étendu que la théologie morale telle que la conçoit saint Thomas, elle est la plus haute de ses applications ou de ses branches, car elle a pour but de conduire les âmes à l'union intime avec Dieu. Par elle la théologie revient à son point de départ, à sa source éminente, à la Révélation divine contenue dans l'Écriture et la Tradition ; la théologie spirituelle étudie, en effet, ce que doit être la contemplation infuse des mystères révélés et l'union divine qui' résulte de cette contemplation. D'un mot elle montre ce que doit être le prélude normal de la vie éternelle. Par là le cycle de la science sacrée est révolu.

De ce point de vue la théologie spirituelle suppose la connaissance approfondie de la théologie dogmatique et de la théologie morale qui sont les deux parties d'une seule science qui est éminemment spéculative et pratique comme « l'impression en nous de la science de Dieu » (cf. S. Thomas, Ix, q. 1, a . 3 et 4).

Par là l'unité supérieure de la théologie est maintenue, et l'on voit de mieux en mieux comment elle réalise ce qu'a dit le Concile du Vatican, sess. III, ch. tv : « Ratio guidera, fide illustrata, cum sedulo, pie et sobrie quaerit, aliquam Deo dante mysteriorum intelligentiam eamque fructuosissimam assequitur, tuin ex eorum. quae naturaliter cognoscit, analogia, tum e mysteriorum ipsorum nexu inter se et cum fine hominis ultino.

Sur l'union très intime avec la Très Sainte Vierge dans la voie unitive

Nous devons réparer un oubli à ce sujet en priant le lecteur de compléter ce que nous en avons dit, t. Il, p. 638 ss., par ce qui se trouve plus loin, p. 741. Il y a une influence très profonde, des touches secrètes de Marie, médiatrice de tontes les grâces, pour nous conduire à une intimité toujours plus grande avec Notre- Seigneur. L'âme qui suit cette voie entre ainsi de plus en plus dans le mystère de la communion des saints et participe aux sentiments les plus élevés qu'avait la Mère de Dieu au pied de la croix et après la mort de Notre-Seigneur, à la Pentecôte, ou plus tard lorsqu'elle priait pour la diffusion de l'Évangile par les apôtres, lorsqu'elle obtenait pour eux les grandes grâces de lumière, d'amour et de force dont ils avaient besoin pour porter le nom de Jésus jusqu'aux extrémités du monde connu des anciens. Il y avait ainsi en Marie le plus haut apostolat par la prière et l'immolation, qui fécondait plus qu'on ne peut dire l'apostolat par la doctrine et la prédication. Les sommets de la vie de l'Église, Corps mystique de Jésus, ne sont pas moins aujourd'hui sous l'influence de Marie Médiatrice, dont l'action est plus universelle et plus rayonnante depuis qu'elle est montée au ciel.

SYNTHÈSE DU TRAITE  DES TROIS ÂGES DE LA VIE INTÉRIEURE

(A lire de bas en haut)

Vie  unitive
des  parfaits
pleine
extraordinaire, ex. avec vision de la Sainte pleine Trinité.
ordinaire
forme contemplative éminente
forme apostolique
faible
union peu continue, souvent interrompue.
initiale

purification passive. de l'esprit plus ou moins bien supportée.

Vie  illuminative
des  progressants
Pleine contempaltion infuse
extraordinaire ou accompagnée de visions, révélations...
   
ordinaire
forme nettement contemplative
forme active ou ordonnée à l'action.
ex. : don de sagesse sous forme pratique
  faible :actes transitoires de contemplation infuse, cf. Nuit obscure, 1.1, ch. lx fin
  initiale purification passive des sens plus ou moins bien supportée
(contemplation infuse initiale)
     
Vie  purgative
des  commençants
pleine où généreuse âmes ferventes
âmes pieuses et dévouées.
  faible âmes attiédies ou attardées, non sans rechutes.
  initiale première conversion ou justification..
ERRATUM
T. Il, p. 186, ligne 3e, au lieu de : droit de faire valoir lire : droit d'acquérir.
Résumé de l'ouvrage en trois retraites
Plan de la première retraite star le progrès spirituel

— 1. Fin dernière de toute notre vie la béatitude célesle, II, 836-846. La vie de la grâce est la vie éternelle commencée. I, 35-5o.
— 2. Le Péché, ses racines , ses suites; le défaut dominant, I, 407 as., 428 ss., la tiédeur, I, 527 ss.
— 3. L 'Amour Rédempteur du Christ pour nous, I, 142-155, Il, 169 ss , 632­643.
— 4. La charité envers Dieu , Il , 249-265, 612-616
— 5. La charité envers le prochain, II, 266 285; 616-62oÇ
— 6. La mortification, I, 376-406.
— 7. L 'hu.nilité, Il, 153-182.
— 8 La pauvreté, Ir, 183-195
— 9. 1,a chasteté, 11, 141-152.
— l0 La sainte obéissance, Il, 196-208.
— 11. La crois et les purifications en général, Il, 51-82; 467-526.
— 12 La prière de demande et la prière liturgique, I, 58o-6o1.
— 13. L 'oraison, I, 602-615
— 14. La docilité au Saint-Esprit, II, 299-332.
— 15. La dévotion à Marie, II. 354-363
— 16 Comment vivre profondément de la messe, II, 333-353.
— 17 La sainte communion, II, 345-353
— 18. Le zèle pour la gloire de Dieu et le salut des cimes, 11, 286-;98.

Deuxième retraite sur l'organisme spirituel

— 1. La vie intérieure, conversation intime avec Dieu, I, 51-6o, 82-67- Les vertus théologales, I, 67-72.
— 2. La foi, II, 222-235.
— 3 L 'espérance et sa certitude, Il, 236-248.
— 4. La charité, Il, 249-285. Les vertus morales, 1, 73-86.
— 5. La prudence et la vie intérieure, II, Zoo-116.
— 6. Les diverses formes de la justice, ll, 117-128.
— 7. La force et la patience, Il, 129-14o.
— 8. La chasteté, II, 14i-152.
— 9. L 'humilité, II, 153-182.
—10 De la grâce actuelle et de ses diverses formes, I, 114-125.
—11. La Sainte Trinité présente en nous, I, 126-141.
—12 Les dons du Saint-Esprit et la docilité au Saint- Esprit, I, 86-11o, 299-332.
—13. L 'influx du Christ rédempteur sur son corps mystique, I, 142-155. ,
—14. L'influence de Marie médiatrice, I, 156-169.
—15. De l'accroissement de la vie de la grâce par le mérite, la prière, les sacrements, I, 170-191.
—16. La confession sacramentelle, 1, 538-549
—17. L 'assistance à la messe, source de sanctification, 1, 550-56o; Il, 333­344.
—18. La sainte communion, 1, 561-58o; Il, 345-353.

Troisième retraite sur la Perfection chrétienne

—1. La perfection chrétienne, sa vraie nature, 1, 192-218
—2. La grandeur de la perfection chrétienne et les béatitudes, 1, 219- ,35
—3. La perfection chrétienne et le précepte de l'amour, I, 267-280.
—4. La perfection chrétienne et les conseils évangéliques, 1, 281-291.
—5. L 'obligation spéciale de tendre à la perfection pour le prêtre et le religieux, I, 292-306.
—6. Les trois âges de la vie spirituelle, J, 307-336.
—7. L 'âge spirituel des commençants, I, 355-375.
—8. La purification des sens et de l'imagination, I, 45i-463
—9. La purification de l'intelligence et de la volonté, 1, 479-513.
— 10. Les âmes attardées, 1, 625-638.
—11. L 'âge spirituel des progressants, 11, 83-92
—12. Le discernement des esprits, H, 323-331.
—13. Le-sacrifice de la messe et les progressants, Il, 333-344.
—14. La communion des progressants, Il, 345-353.
—15 La mystique de l'imitation accessible à tous, Il, 364-373.
—16. Les croix de la sensibilité et celles de l'esprit, II, 5,-82, 467-526.
—17. L 'âge spirituel des parfaits, II, 555-570.
—18. La vision béatifique et son prélude normal, Il, 836-846.

Références

— (1) Dans les œuvres des grands spirituels, il y a des parties éminentes qui sont théologiquement établies, elles seules appartiennent à la théologie spirituelle in statu scientiae. D'autres parties appartiennent seulement à l'art de la direction, lequel ne se confond pas avec la prudence du directeur. Cette prudence se sert de cet art lorsque le directeur le connaît suffisamment; le don de conseil et certaines grâces d'état peuvent suppléer aussi à la connaissance de cet art si le directeur n'a pu le connaître suffisamment.
— .(2) Ainsi bien des thomistes disent, dans un domaine supérieur : la prédestination est une partie objective de la providence, et elle atteint ce qu'il y a de plus élevé dans l'objet de celle-ci
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