Celui
qui, animé d’un grand désir se met en route
pour un long voyage, doit remplir certaines conditions préalablement
être en bonne condition physique, trouver de bons amis
sur sa route et être prêt à fournir une somme
importante de travail.
Le
chercheur de Dieu désireux d’explorer son Mystère
pour connaître davantage l‘Amour, doit pouvoir se
tenir debout, ce qui requiert une bonne ossature. Cette ossature
pour moi, c’est JÉSUS CHRIST qui peut me rassembler
me tenir ensemble et sur lequel je peux m’appuyer c’est
mon pivot central.
Avec
Jésus Christ qui agit comme un aimant au cœur de
ma vie, je veux m’orienter. Quatre pôles me sont
offerts la Prière, la Solitude, le Soutien fraternel
et le Travail. Cette manière d’aller à Dieu,
je l’explique un peu dans les pages qui suivent, heureuse
de me trouver ainsi «entourée d’une multitude
de témoins» qui ont marché bien avant moi
sur ce chemin de l’Amour
1-
Jésus Christ, mon pivot central
Le
Chercheur de Dieu part en voyage et pourtant cet ermite, ce
priant vit en un lieu! J’aime bien François d’Assise
quand , les bras largement déployés comme pour
embrasser l’univers, il dit à ses frères
devant le ciel bleu et le paysage verdoyant : «Voilà
notre cloître» ; quand aussi, il explique
que son frère le corps est la cellule
où vit son âme l’ermite. Les deux
vont ensemble n’importe où. Pour moi cet
Ermite ce moteur, cette vivante, c’est JÉSUS CHRIST,
mon pivot central. Ma vie, toute ma vie a besoin de cette colonne,
vertébrale pour se ternir ensemble. Je peux aller n’importe
où sans être désarticulée pour vu
que j’y aille avec Jésus Christ, d’autres
l’ont dit avant moi. Partout où j’irai,
cet Ermite habitera mon frères le corps, ma sœur
l’enveloppe corporelle. C’est l’unique
réalité à laquelle je ne peux ni ne veux
renoncer.
Avec
Jésus Christ comme pivot central, je suis assurée
d’une grande liberté de mouvement intérieur
et extérieur pour explorer «la hauteur, la longueur,
la largeur, la profondeur du Mystère de Dieu»,
tout en le laissant sonder mon cœur et le laisser celui-ci
pénétrer le cœur du monde. Ce voyage donc,
et cette sédentarité se vivent en mon lieu et
place humain, car il s’agit d’un voyage intérieur,
il n’est pas conditionné nécessairement
par un lieu. Un auteur un peu ancien déjà, disait
à propos de Marie et de Joseph vivant à Nazareth
: «Leur temps ?- C’est toujours l’heure d’animer
Jésus Christ ! Et leur pays ? – C’est partout
le lieu d’aimer Jésus Christ! »
Jésus
Christ est donc pour moi à la fois le centre de ma vie,
le sens de ma recherche et le terme du voyage, il est en même
temps le voyage et le lieu où je m’en vais puisqu’il
est LE CHEMIN. Il tient en lui-même, en moi-même
les deux bouts du chemin. «Je suis le chemin»…
(JN 14,6), «Nul ne va au Père que par moi».
(JN14, 6), «Qui me voit, voit le Père», (JN
14.9) Comme dit Jean Raguin, S.J., Jésus n’est
pas seulement la route vers, mais « il est les deux »
: Dieu- la –Route, Père et Fils dans un même
Souffler. Cette vivante intime à laquelle, je crois,
est le dynamisme sûr qui me guide et qui si souvent porte
ma faiblesse prou me mener plus loin. Mon voyage est aussi long
que de moi au Père et aussi près du terme que
Jésus Christ est présent à ma vie, vivant
en mon lieu, en son lieu cet instant éternel.
11.
Quatre Pôles de vie
1.
Prière
Je
devais déjà avoir tout dit sur la place, et l’importance,
et le mode de prière du chercheur de Dieu dans ce qui
précède, et ceux qui ont touché le But__
comme aussi les tout-petits de la prière, qui y arrivent
tout neufs et simple comme des colombes -pourraient me dire
: «Tais-toi, c’est à l’Autre de parler
!» Mais je n’ais pas touché le but, et maintenant
je commence à parler. Je vais donc situer un peu ma prière
Pour
moi, la prière comporte deux dimensions : l’Intimité
et l immensité.
a-
l’Intimité
La
prière m’est un besoin fondamental, vital comme
rencontre intime avec Dieu. Rencontre qui me nourrit, qui me
fait vivre. C’est l’aspect du repas, du repos dans
la prière et dans la vie, du partage quotidien des joies
et des soucis. Une rencontre d’époux à la
recherche de «Connaissance» mutuelle qui est sans
fin, dans une intimité toujours croissante et personnalisante,
dans la mesure où Dieu le voudra et où je répondrai,
comme en toute relation personnel, la prière est le lieu
de mon courage et de ma persévérance à
ç’en est même le lieu essentiel, sans quoi
mon engagement actuel n’aurait aucun sens, quand on sait
que ce lieu est Jésus-Christ-Trinité.
b-
l immensité : Dieu- univers, Dieu –monde
a)
Dieu- univers---
Le Dieu que je cherche dans la prière est aussi Le Dieu
cosmique, immense, bouleversant et qui transcende le temps.
Cette vue élargit nom âme etl’empêche
de se replier sur elle. J’appartiens à plus grand
que moi, mai vie s’inscrit dans ce grand dessein univers!
De là surgit l’action de grâce et l’humilité
en songeant que ce Dieu immense et mystérieux au Siècles
et des siècles peut accepter une alliance avec lui.
b)
Dieu- monde—
Ma prière si elle est souvent solitaire, n’est
pas isolée. Si je passe de bons moments seule à
la petite chapelle des franciscains de La Grotte, à
La chute je partage aussi leur prière communautaire
: et chaque soir, leur Eucharistie ou leur vigile, entourée
des amis qui aiment se joindre à eux. Tous ensemble nous
prions sur la ville et sur le monde. Mais même quand je
suis seule me sens inscrite dans la masse humaine vivante, et
j’ai ma palace au coeur de cette humanité comme
existence simple et laborieuse, mais aussi comme priante une
aux priants du monde. «Je ne sais pas prier comme il faut»,
de cela je suis bien conscience, aussi j’essaie de me
loger dans la prière du Christ, lui qui est louange et
supplication, pardon et miséricorde, offrande désintéressé.
Solitude
J’
habite un petit logement au sous-sol de mes propriétaires
à La Chute.
J ’y vis seule, soutenue par la spiritualité franciscaine
mais ne faisant pas juridiquement partie d’une communauté
religieuse. La solitude s’impose donc tout naturellement
à moi. Je l’ai recherchée aussi, par ce
que je
laissais indispensable à l’écoute profonde
de la Parole de Dieu qui crée et qui envoie et je la
trouve bonne. Mais je dois aussi m’y apprivoiser et parfois
la défendre contre moi-même et contre ceux que
j’aime aussi, Il y a des solitaires nés (qui ne
sont pas nécessairement des chercheurs de Dieu), d’autres
aiment la solitude mais doivent aussi s’habituer au désert
qui épure, qui libère et qui devait mener le priant
à la transparence où Dieu seul est perçu
et connu, pour soi et pour les autres Solitude qui ramène
tout àl’essentiel, cet Essentiel qui est l’UN.
Le
priant a des amis qui L’aiment et qu voudraient tant faire
pour lui, et lui les aime aussi. L’amitié est une
fleur délicate et précieuse qui exige un infini
respect mutuel, et c’est une grâce que Dieu fait,
à l’ermite tout particulièrement, de lui
offrir un ou des amis qui comprennent et soutiennent ce qu’il
vit. L’amitié de partage à ce niveau est
très rare, mais sur notre chemin nous rencontrons toute
une gamme d’amitiés possible, passagères
ou d’environnement. Aussi le priant doit toujours savoir
revenir à la solitude, par crainte de se laisser happer.
À cause de la prière, à cause de Jésus
Christ. Tant que je ne serais pas parfaitement à l’aise
dans toute la dimension du Christ, mon balancier de l’heure
du temps continuera d’osciller entre mes amis, mes désires,
ma famille et le seule à Seul si important. Et pourtant,
ce va-et-vient demeure un facteur d’équilibre.
Parfois, aux jours où je me retire, je ne suis pas toujours
comprise, je fais de la peine et j’en éprouve.
Par ailleurs, j’ai pu expérimenter que la prière
solitaire et silencieuse, loin de me couper des gens tend plutôt
à tisser entre nous des liens mystérieux, à
créer de nouvelles relations et à approfondir
parfois celles déjà existantes. Ma solitude d’ailleurs
a toujours comporté un faisceau de relations amicales
créées par les circonstances de lieux ou de rencontres
spontanées
2-
Soutien fraternel—Pain et Vin, Pain et Eau
J’aime
exprimer en termes eucharistiques et familiers ces liens qui
nous unissent et ce soutien fraternel de prière,d’échanges
amicaux et d’entraide, solidaire pour les expressions
«Pain et Vin-Pain et Eau».
L’
Histoire de la manifestation de Dieu, parmi les hommes a toujours
été ponctuée par des temps de repas, ceux
de la famille, de la route, des haïtes, de l’ accueil
de l’ étranger, des sacrifices et des fêtes
du culte, Jésus Christ s’est promené sur
les routes de la mer comme sur celles de la terre, comme en
un lieu d’abondance et de rassasiement, comme autour de
la table du monde, comme le pêcheur et se filets pleins
à se rompre, comme le semeur qui prépare la moisson,
qui la récolte, comme la femme qui travaille le levain,
comme le champ où se mêlent le bon et le nuisible,
comme les raisins de blé offerts à ses disciples
à l’heure de la faim, ou du raisin fermenté
qui coule généreusement à la noce, et Jésus,
au jour de ses adieux et de son testament, nous a laissé
le grain du bois redevenu grain de blé pour les filles
et fils de l’Église, et son sang exprimé
en vin d’Alliance offert è la ronde è ses
apôtres comme signes de sa présence infaillible
au monde
Notre
vie peut ainsi devenir Eucharistie célébrée
et : Eucharistie partagée, Une action de grâces
qu fait que nous aimons nous regrouper pour prier et louer Dieu
alors que jésus Christ consacré pour le monde
entre les mains du Père nous est offert comme le ferment
vivant qui fait lever toute la pâte comme le grain sénevé
qui grandit, fût-ce au milieu des mauvaises herbes, parce
que son être intime est d’être Père
et Esprit. Une action de grâces qui devient fête
dans les rencontres, dans les pardons offerts et reçus,
dans les chants et les rires autour de la table de la fraternité.
C’est là le bienfait de la vie de famille de ceux
pour qui Jésus est connu et recherché comme la
perle du Royaume. C’est la présence élargie
de Jésus Christ à la table du monde. Et à
cette table tous se retrouvent. Personne ne peut oublier ceux
qui y sont assis en humiliés maltraités, assoiffés
et affamés, car la Justice du Royaume de Dieu pénètre
jusqu’à ceux-là que nous voulons voir heureux
et libres.
3-Travail
: Gagne- pain- relation- monde, santé- équilibre,
croissance.
a-
gagne- pain – relation –monde.
Le
priant solitaire d’autrefois tressait des joncs pour en
fabriquer des corbeilles ou des chaises qu’il aillait
vendre au marché. Ce travail fait aussi dans la prière
oui permettait de se procurer le peu de chosesnécessaires
è sa subsistance. C’était aussi un facteur
d ’Équilibre. IL rencontrait des gens sur sa route
et au marché, gardant ainsi contact avec le monde pour
lequel et dans le quel il priait. Même en souhaitant vivre
très simplement, le priant d’aujourd’hui
doit s’accommoder des logis disponibles dont le coût
de locations et d’entretien est beaucoup plus élevé
qu’autrefois. Cela exige qu’on aille se chercher
un salaire pour répondre à ses obligations de
vie.
Mon
engagement à la prière ne doit peser sur personne,
mais la nécessité de pourvoir à mes besoins
matériels ne doit pas non plus faire obstacles à
ma recherche de Dieu. J’ai donc opté pour un travail
à temps partiel. Celui que j’ai actuellement est
dissocié de mon lieu d’habitation, car je nais
pas suffisamment de ressources artisanales ou artistiques en
moi qui me permettent de gagner suffisamment. Je souhaite d’ailleurs
que mon travail me maintienne toujours au cœur du chemin
commun et des problèmes concrets de la vie. Le priant
solitaire a besoin de se trouver en contact avec d’autres
personnes. Il est vite ainsi ramené à ses limites
professionnelles, de tempérament, de relations, de communication,
etc, ce qui le stimule à progresse. Et ce contact avec
l’extérieur, sous quelques formes que ce soit lui
redonne sans cesse aussi le goût de la solitude.
b-
santé- équilibre
Les
longs moments de stations en prière doivent se compléter
par des temps d’activités physique. Le travail
manuel aide à faciliter nos échanges physiologiques.
Il nous remet en contact avec les choses, les belles choses
de notre vie, de notre environnement, de notre précieuse
matière humaine. Dieu se rie de nos normes de santé,
de nos conditions d’équilibre mais il nous demande
aussi de demeure «beaux» humainement, de prendre
soin de notre enveloppe corporelle, tout comme il nous dit d’aimer
notre terre,de la fouiller jusqu’à l’atome
et son ultime division. Je peux regrette de n’être
pas spécialisée en toutes sciences, ni même
en aucune, mais je peux du moins demeurer bien éveillé
à la réalité du travail comme belle et
bonne chose !
c-
croissance
Il
s’agit ici du travail intellectuel. La vie humaine est
croissance sans fin. On l’entretient, c’est vital,
par le dehors en la nourrissant, en la faisant respire, etc,
mais tout autant du dedans par la réflexion, la lecture,
l’acquisition de connaissances . J’avoue ici une
lacune. Depuis les 6 années consacrés è
la prière, j’ai surtout éprouvé le
besoin de demeurer en présence de Dieu et j’ai
encore peine à me persuader de prendre plus de temps
pour lire. Aussi je ne suis pas brillante et ma science limitée
n’éclabousse personne. Cela me préserve
par contre des tentations du paraître, du faire valoir.
Cela, autrement dit, me tient à ma place. Et Dieu trouvera
le moyen d’en tirer quelque chose.
Voilà
donc les divers éléments qui composent pour l’instant
ma forme de vie. C‘est quatre pôles, orientés
vers Jésus Christ et dirigés par lui, mon pivot
central, constituent mon fond de stabilité, si nécessaire
à celui qui se consacre à la prière, les
personnes et les lieux peuvent se mouvoir, se transformer selon
les circonstances, et moi avec,mais je reste avec Jésus
Christ, cette présence de mon Dieu.
111.
Chaque chose à sa plac
En
terminant ces lignes sur le travail, j’ajoute qu’il
reste toujours subordonné à la prier, comme le
j’ai dit plus haut. Il peut donc être appelé
à se modifier ou à disparaître temporairement,
si Dieu y appelle par ses signes, pour vivre par exemple, une
étape plus strictement érémitique ce que
je souhaite d’ailleurs et qu’ il m’ apparaît
nécessaire. Quand l’heure en sera venue, je crois
que je pourrai m’en remettre à Dieu de ce projet.
Il y a une place dans l’Evangile pour ceux et celles qui
se confient ainsi à Dieu. Alors l’univers entier
leur est offert «A quoi bon, vous faire tant de soucies…,
regardes les oiseux du ciel, votre Père céleste
les nourrit. Regardez les lis des champs, Salomon n’a
jamais été vêtu aussi bien ! »
CHERCHEZ
D’ ABORD LE ROYAUME DE DIEU ET SA JUSTICE, ET LE RESTE
VOUS SERA DONNÉ PAR SURCROIT », L 12,22-31, Mt
6, 25-33).
Cette phrase se retrouve au cœur de la règle de
Saint François pour les Ermitages, mais elle m’habite
depuis très longtemps. Sans cesse au cours de ma vie,
je m’y suis référé pour tenir, pour
grandir,…et même pour diminuer, dans la perspective
du Royaume. C’est l’évangile qui nous plonge
dans l’univers des pauvres, des petits, des démunis
parfois, affrontés à toutes sortes de nécessités,
d’obscurités et parfois d’hostilités.
C’est l’évangile aussi des éblouis,
des émerveillés toujours et pour toujours, qui
ont confiance à Dieu, qu s’en remettent à
lui de tout. Ce qui n‘enlève nullement l’obligation
de gagner dignement sa vie.!- La prière et le pécheur
Je
voudrais aussi dire un mot sur la prière, en son fond,
pour m’encourager, et avec moi ceux et celles qui peuvent
douter parfois de leur vocation à la prière et
quelques forme de vie que ce soit.
Comme
un arbre- comme un rocher- comme une goutte d'eau
Voilà
la prière silencieuse, tenace, dénudée,
solitaire et souvent isolée, en ce sens qu’elle
n’est pas toujours comprise, qu’elle est même
souvent décriée : «perdre de temps, loisir
creux,,‘’ il y autant à faire !’ ..
Paresse, marginalité » etc. La réalité
est que la prière est une force terrible, puissante et
pesant, et ceux-là le savent bien qui voudraient l’empêcher
d’être là toute simplement, comme un arbre
où l’on peut venir se rafraîchir dans l’ombre
et les bonnes senteurs, comme ce rocher où l’on
touche la sécurité parce que le Christ en est
le fondement, comme l’eau qui pénètre goûte
à goutte et ne compte pas le temps. Force pesante qui
porte en elle-même sa densité, mais en même
temps si légère, si fluide, si rapide, comme le
vent, comme l’eau qui parcourent le monde en un rien de
temps, comme la lumière et comme une onde, et vigoureuseaussi,
et solide comme le Roc sur lequel elle s’appuie, elle
pourtant si fragile en nos existences humaines. Une force tranquille
et sage et pourtant si dérangeante, si encombrante, qui
ne laisse à quiconque ne la côtoie aucun répit.
Force vivante, et puissante, et dérangeante si dynamique,
que l’arbre coupé reprendra vie, que le rocher
enlevé, il restera le Roc, que le débit interrompu,
il restera l’eau des couches profondes.
C’est
un peu de cela la prière, et c'est aussi un peu du priant
devenant peu à peu prière à partir de son
arbre sec, de son rocher froid et dur, de son eau rare. Force
tranquille et lente, fragilité rayonnante dans le dénuement.
Faiblesse et Force de Dieu ennous vies.
2-
Et moi, pécheur
Prière
et pécheur vont assez bien ensemble! Le plus fort de
mon expérience est peut-être d’avoir eu la
confiance, avec la grâce de Dieu, de m’engager dans
la vie de prière alors que j’étais pécheresse
et d'y persévérer par le même chemin. N’est-ce
pas d’ailleurs le meilleur moyen de trouve Jésus
Christ sur ma route lui qui est venu pour les malades et les
pécheurs, pour ceux qui ont besoin d’un médecin!
Je pense que le reste de mon existence continuera de se dérouler
sous le signe de la faiblesse et de l’indigence, des avancées
mais aussi des lâchetés signe vivant de la tendresse
et Miséricorde de Dieu. Signe de sa Gratuité et
de sa Fidélité sans faille et merveille de l’Amoursur
le Monde.
Dieu
nous invite è ces audaces, à cette confiance.
C’est son appel à l’Humanité entière
: «VENEZ À MOI, VOUS QUI PLOYEZ SOUS LE FARDEAU
DE VOS FAIBLESSES E VOS SOLAGERAIS ENCORE ET ENCORE»
Conclusion
Je
n’ai rien créée, rien innové, je
suis venue après d’autres, pèlerins comme
moi. Sur les voies franciscaines de l’Évangile,
moines et pécheurs, mais aussi vivants chercheurs de
Dieu et veilleurs de l’Esprit. J’ai fait mon apprentissage
de la prière ici, en côtoyant des franciscains
chaque jour, en les regardant vivre et parler du Christ et de
François, en priant avec eux, chez eux. Et j’ai
été imprégnée de l’esprit
franciscain comme par osmose, comme par le Christ, telle que
j’ai peu décrire cette expérience de la
prière dans les pages qui précèdent.
La fréquentation des franciscains de La Grotte, à
Lachute, m’a permis de mieux pénétrer la
spiritualité franciscaine de fraternité universelle,
et de simplicité et de prière profonde, d’
amour des choses, d’accueil, des personnes dans le respect
de ce qu’elles sont d’infinie patience et tolérance,
de confiance inébranlable celle que seul le Christ peut
non seulement offrir mais donner. C’est unhommage à
la fraternité franciscaine que je rends ici, un hommage
à la voie secrète de Dieu qui trace « des
routes dans le désert », et qui peut faire crier
les pierres de joie .