1-
Pureté du coeur - Pauvreté d'esprit
Le
pur amour
|
2-
L'autel de l'âme
Dénuement
de la piété
|
Sans
mélange
Trouver l'Époux dans la nuit
Et sans le silence
Oter les voiles
Comment chercher Dieu
Force de l'âme
Béatitude du renoncement
Chemin assuré
Pureté et amour |
La
méditation
Les dévotions
Infantilisme
Force de l'oraison
Attaches subtiles
|
Royale
liberté du coeur pur
|
La
vrai vertu |
Ce
qui occupe l'âme
Liberté de la solitude
Pas de nécessités
Le piège
Vraie liberté
Libre fidélité
L'amour assujettit l'amant
Défaillance entretenues
La vrai chemin
Le seul langage
|
Collaboration
Elle agit pour Dieu seul
Elle est paisible
Liberté de la vertu
Pénitence de bêtes
Vertus solides
|
Paix
du pauvre d'esprit |
Détachement
des consolations sensibles |
Dans
le regard d'amour
Rassasiement incréé
Régler l'affectivité
Égaglité d'âme
Royaume de Dieu
les tendances qui lassent
Humilité paisible
Et fausse patience
Garde du coeur
|
En
tirer profit
Sans esprit de propriété
Illusions
La prière résignée
La parole qui dit tout |
| Coeur
Pur avec autrui |
Conduite
de l' âme |
Discrétion
Se taire et souffrir c'est grande sagesse
Seul avec le Seul |
Soumission
Dieu de la volonté-propre
Ouverture
Prudence du directeur |
| |
La
Croix du Christ et les souffrances |
| |
Le
joug léger
Profondeur de la souffrance
Chemin plus sûr et plus pur |
|
| |
1-
Pureté du coeur - Pauvreté d'esprit
Nudité
et pauvreté d’esprit qui est la nuit
obscure (3)
Le
religieux veut-il obtenir rapidement le recueillement
en Dieu, le silence spirituel, la nudité et
la pauvreté d’esprit qui font jouir du
paisible rafraîchissement du Saint-Esprit, conduisent
l’âme à l’union `a Dieu,
la délivrent des entraves et tous les créatures
du monde, lui font déjouer les ruses et tromperies
du démon, enfin la débrassent d’elle-même,
qu’il mette en application la doctrine qu voici
(4)
Le
pur amour
La pureté de cœur
n’est autre chose que l’amour et la grâce
de Dieu. Car Notre-Seigneur appelle ceux qui ont le
cœur pur bienheureux, ce qui signifie amoureux
puisque la béatitude ne se donne en prix que
pour l’amour (5)
|
Sans
mélange |
L’âme
bien pure demeure sans mange, elle ne voit rien autour
d’elle, elle n’ait pas selon les hommes,
mais seule et sans imagination, dans un délicieux
repos, elle converse avec Dieu : sa connaissance st
connaissance divine (6).
Oh
Seigneur mon Dieu, qui te cherchera avec un amour
pur et simple qui en te trouve selon son gré
et son désir ? Car c’est toi qui te montre
le premier et qui viens à la rencontre de ceux
qui te désirent (7)
|
Trouver
l'Époux dans la nuit
|
On
ne peut parvenir à l’union sans une grande
pureté… Celui qui refusera de sortir
durant la nuit pour chercher son Bien-Aimé
et ne voudra pas se dépouiller de sa volonté
ni se mortifier ... ne le rencontrera pas. (8)
|
Et
sans le silence |
| Le
Père n’a dit qu’un parole à
savoir son Fils et dans un silence éternel il
la dit toujours : l’âme aussi doit l’entendre
en silence (9).
|
Oter
les voiles |
La
lumière ne manque jamais à l’âme,
mais les images, voiles des créatures qui la
couvrent et l’embarrassent, empêchement
la lumière de se communiquer. Si elle ôtait
entièrement ce empêchements et ces voiles….
demeurant en pure nudité et pauvreté d’esprit,
aussitôt, l’âme, désormais
simple et pure, se transformerait en la simple et pure
Sagesse qui est le Fils de Dieu (10) |
Comment
chercher Dieu |
| Pour
chercher Dieu il faut un cœur pur, nu et fort,
libre de tous les maux et de tous les biens qui en sont
pas purement Dieu (11) |
Force
de l'âme |
| Elle
consiste en se facultés, en son affectivité
et en ses tendances qui sont gouvernées par la
volonté. Quand celle-ci les diriges vers Dieu…
et les détourne de trouver ce qui n’est
pas Dieu, alors elle garde la force de l’âme
pour Dieu et se porte ainsi à l’aimer de
toutes ses forces (12) |
Béatitude
du renoncement |
«
Celui qui en renonce pas à tout ce qu’il
possède ne peut être mon disciple »
(Lc 14,13)
Ce
précepte doit s’entendre non seulement
des renoncement de la volonté aux choses temporelles,
mais aussi d’une appropriation des choses spirituelles,
ce en quoi consiste la pauvreté d’esprit
en laquelle le Fils de Dieu me la félicité.
Quand l’âme s’est ainsi affranche
de tos choses, qu’elle est arrivée au
dénuement et ; à la désapprobation
de qui est tout ce qu’elle peut faire de sa
part, il est impossible que Dieu ne fasse pas ce qui
dépend de lui et ne se communique pas à
elle, au moins en secret et en silence.(13)
|
Chemin
assuré |
Par
suite on verra clairement combien il est nécessaire
à l’âme, pour qu’elle marche
avec sécurité en ce chemin spirituel,
de passer par cette nuit obscure en s’appuyant
sur ces trois vertus ( théologales), qui la dégagent
de toutes les chose créées et la mettent
dans la nuit à leur égard… C’est
la nuit spirituelle que nous avons appelée active
parce que l’âme y fait ce qui dépend
d’elle pour y pénétrer (14). |
| Pureté
et amour |
| (
La disposition de l’âme ) pur parvenir
à l’union n’est pas dans ses
pensées, dans ses goûts, dans ses
sentiments ou dans l’imagination qui se
porte sur Dieu, mais seulement en la pureté
et en l’amour qui exigent une nudité
totale et une résignation parfaite pour
Dieu seul. Ainsi qu’il ne peut y avoir de
transformation parfaite sans parfait pureté,
à la mesure de la pureté de l’âme,
sera la connaissance, il l’illumination
et l’union de l’âme à
Dieu (15) |
|
Royale
liberté du coeur pur
Ce qui occupe l'âme
|
La
privation des bines ne détache pas l’âme
si elle en garde le désir…Le détachement
laisse l’âme vide même si elle les
possède. Car les choses du monde n’occupent
pas l’âme et ne lui sont d’aucun
dommage, puis qu’elle ne pénètrent
pas en elle : ce qui lui est nuisible c’est
l’attachement de la volonté et le désir
(16).
Cette
âme ne pourrait arriver à la royale liberté
d’esprit qui s’acquiert en cette union
divine, vu que la servitude est incomparable avec
la liberté et que celle-ci ne peut exister
en cœur assujettie aux caprices dont il est captif,
mais seulement dans un cœur qui est une cœur
de fils. (17)
|
Liberté
de la solitude |
| Plusieurs
personnes, qui avaient reçu la grâce de
bien avancer dans un grand détachement et une
grande liberté d’esprit, ayant seulement
commencé à s’attacher à quelque
affection sous couleur de bien, de conversation ou d’amitié,
virent leur esprit s’écouler par là
et perdirent le goût de Dieu, comme la sainte
solitude. Elles perdaient l’allégresse
et la constance dans les exercices spirituels et elles
en venaient à perdre tout, faute d’avoir
retranché au début ce goût immodéré
ou ce plaisir sensible intempestif, en se gardant en
solitude pour Dieu (18). |
Pas
de nécessités |
| Que
toutes s’étudient à conserver l’esprit
de pauvreté et de détachement de toutes
choses, voulant vous contenter de Dieu seul. Si vous
fais autrement vous tomberez en mille nécessités
tant spirituelles que temporelles. Sachez aussi que
nous n’aurez et n’éprouverez d’autres
nécessités que celles auxquelles volontairement
vous assujettissez vos cœurs : le pauvre d’esprit
est plus stable et plus joyeux da la disette, parce
qu’il a mis son tout dans le peu et dans le rien
; et ainsi il trouve en tout la dilatation du cœur
( 19). |
Le
piège |
Celui
qui est détaché n’est inquiété
par aucune sollicitude dans l’oraison comme en
dehors de cet exercice. Ainsi sans perdre le temps il
peut acquérir un grand trésor spirituel,
à où l’autre ne fait que se tourner
et se retourner dans le piège où il est
pris. C’est à a peine s’il peut se
délivrer pour quelques instants des pensées
et de la complaisance qui le portent vers l’objet
auquel son cœur est attaché
(20). |
Vraie
liberté |
L’âme
verra combien était misérable la servitude
dans laquelle elle était détenue…
Elle comprendra que la voie de l’esprit est une
vraie liberté et une richesse qui apporte avec
elle des biens inestimables (21). |
Libre
fidélité |
Celui
qui évite les petites fautes se préservera
aussi des plus grands ; car il y a déjà
un grand danger à s’attacher aux petites
choses : par elles, en effet, l’enfreinte et la
forteresse du cœur est déjà forcée…
Par le détachement il acquiert une liberté
d’esprit, une clarté dans la raison, repos,
tranquillité et paisible confiance en Dieu, auquel
il rend un véritable culte et une vraie commission
de sa volonté (22). |
L'amour
assujettit l'amant |
| L’amour
… assujettit l’amant à ce qu’il
aime. Quand l’âme aime quelque chose immodérément
elle se rend incapable de la pure union à Dieu
et de sa transformation … De même que celui
qui est ans les ténèbres ne voit pas la
lumière, ainsi l’âme qui s’affectionne
immodérément à la créature
ne pourra saisir Dieu (23). |
Défaillance
entretenues |
| Les
imperfections volontaires passées en habitudes
qu’on n’a jamais fini de vaincre, non seulement
mettent obstacle à l’union à Dieu,
mais encore interdisaient d’arriver à la
perfection : telles sont l’habitude d’être
un grand parleur, quelque attache non brisées
à une personne ou à un vêtement,
à une cellule, à un volume, à un
genre du cuisine, telles relations et telles envies
minimes qui portent à savourer des choses, à
les savoir, à les entendre (24). |
La
vrai chemin |
| La
conduite que des âmes adonnées à la
spiritualité doivent avoir en chemin est différente
de ce que beaucoup d’entre elles s’imaginent
: elles croient qu’il leur suffit de garder une
certaine vie retirée, d’opérer quelques
réformes dans leurs habitudes. D’autres se
contentent de pratiquer vaille que vaille les vertus,
sont assidues à l’oraison et s’adonnent
à la mortification, mais n’arrivent pas à
la nudité et pauvreté d’esprit ou
à l’abnégation ou pureté spirituelle…
ce que Notre-Seigneur nous conseille ( Mc. 8,34 )…
Parce que sous ces prétextes elles repaissent et
revêtent leur naturelle de consolations et de sentiment
spirituels plutôt que la dépouiller et de
l’en priver pour Dieu (25). |
Le
seul langage |
| L’âme
qui est porter à beaucoup parler et converser
a bien peu d’attention à Dieu, car si elle
est attentive à Dieu elle sent immédiatement
une force intérieur qu’il attire au silence
et à la fuite de toute sorte de conversation…
La plus grande nécessité pour nous est
de faire, faire silence à nos inclinaisons immodérées
et à la langue auprès de ce grand Dieu
: pour lui le seul langage qu’il entend est le
silencieux amour ( 26). |
Paix
du pauvre d'esprit
Dans le regard d'amour
|
| Conservez
le calme spirituel dans le regard d’amour sur
Dieu : est-il nécessaire de parler ? faites-le
dans ce calme et cette paix (27) |
Rassasiement
incréé |
| Le
propre de celui qui a des tendances déréglées
est d’être toujours mécontent et
inquiet comme quelqu’un qui a faim. Or quel rapport
peut-on établir entre la faim que causent les
créatures et le rassasiement qu’opère
l’Esprit de Dieu ? Dans l’âme ne peut
recevoir de Dieu le rassasiement incréé
tans qu’elle n’a pas bannie cette autre
faim créée des tendances déréglées
(28). |
Régler
l'affectivité |
| Les
passions règnent d’autant plus dans l’âme
et la combattent d’autant plus que la volonté
est moins affermie en Dieu et plus dépendante
des créatures. Parce qu’alors elle se réjouit
trop facilement de choses qui ne méritent pas
la joie, elle espère ce qui en ne lui procure
aucun avantage, elle se désole de ce qui peut-être
devait la réjouir et elle craint quand il n’y
a pas sujet de craindre (29). |
Égaglité
d'âme |
Il
est toujours inutile de se troubler, cela n’apporte
aucun profit… Quand bien même tout disparaît
ou s’écroule, que les événements
vont à rebours de nos desseins, puisque le trouble
apporte plus de dommage une de remède. Mais de
supporter tout avec une égalité paisible
tranquille, cela n’apporte pas seulement beaucoup
de biens à l’âme, mais en ces adversités
permet de mieux juger et d’apporter le remède
convenable (30) |
Royaume
de Dieu |
| Songez
que Dieu ne règne que dans l’âme
pacifiée et désintéressée.
Feriez-vous bien des choses, si vous n’appreniez
à renoncer à vos désirs, sans plus
vous inquiéter de vous et de vos affaires, vous
ne profitez pas en perfection. A quoi bon donner à
Dieu une chose s’il vous en demande une autre
(31) ? |
Les
tendances qui lassent |
Les
tendances déréglées lassent et
fatiguent l’âme, parce qu’elles sont
ce de petits enfants très difficiles à
contenter, qui demandent toujours à leur mère
tantôt une chose tantôt une autre et ne
demeurent jamais satisfait (32).
Beaucoup voudraient que Dieu veille ce qu’ils
veulent, et s’attristent d’être
obligés de se plier à ses volontés…Ils
s’imaginent eu ce qui ne répond pas à
leur volonté propre et à leur goûts
n’en pas dans la volonté de Dieu ; là
où ils sont satisfait, ils croient que Dieu
l’est aussi (33).
|
Humilité
paisible |
| Il
y en a… qui se fâchent contre eux-mêmes
par suite d’une impatience qui n’est pas
humble quand ils se voient imparfait ; ils sont si impatients
par qu’ils voudraient être saints en un
jour. Beaucoup font bien des projets et prennent de
grandes résolutions, mais, comme ils ne sont
pas humbles et se confient en eux-mêmes, plus
ils prennent de résolutions et plus ils tombent,
et plus ils se fâchent n’ayant pas la patience
d’attendre que Dieu leur donne ce qu’ils
désirent quand il lui plaira. |
Et
fausse patience |
D’autres
ont tant de patience dans la recherche de leur avancement,
que Dieu voudrait bien qu’ils ne soient pas en
cela aussi patients (34). |
Garde
du coeur |
Si
vous désirez trouver la paix et la joie de votre
âme est servir Dieu tout de bon, ne vous contentez
pas d’avoir déjà quitté ceci.
Il se pourrait que vous soyez, par un nouvel objet,
autant arrêté sinon plus que par les précédents.
Quittez tout ce qui vous reste, réservez-vous
pour une seule chose qui devoir tout avec elle : pour
la sainte solitude accompagnée de prière
et de lecture sacrée. Arrivé là,
persévérez, oubliez toutes les choses
si par devoir vous n’avez pas à vous en
occuper ; vous plairez à Dieu en sachant vous
garder et vous rendre parfait plus qu’en acquérant
ces choses toutes ensemble (35).
Si l’âme ne manque que à l’oraison
Dieu aura soin de sa propriété, car
elle n’est à aucun autre maître….
Je le vois pour moi-même : plus les choses sont
à moi, plus j’y porte mon âme et
y enclos mon cœur et plus j’ai de soucis
(36).
|
Coeur
Pur avec autrui
Discrétion
|
| Il
(faut) vous interdire avec le plus grand soin de laisser
votre esprit, et encore moins vos lèvres, redire
ce qui se passe dans la communauté, qu’il
s’agisse du présent, de faits passés
de quelque religieux, au sujet soit de son caractère,
soit de ses habitudes, soit de ses actes, si graves
soient-ils. Ni vous couleur de zèle, ni dans
le but de correction, ne soufflez moi jamais sauf à
qui de droit (37). |
Se
taire et souffrir c'est grande sagesse |
Ne
vous scandalisez et ne vous étonnez jamais d’une
chose aperçue ou apprise, conservez votre âme
dans l’ignorance de toue ceci ; si vos acceptiez,
même un peu, d’y faire attention, même
si vous viviez avec des anges, vous auriez encore mauvaise
opinion de nombreux faits et gestes, faute d’en
saisir le sens profond ( 39).
Les facultés de l’âme, comme le
sens ne doivent pas se répandre totalement
dans les choses, mais seulement autant qu’il
le faut ; le reste est à laisser inoccupé
pour Dieu (40).
Parler distrait mais se taire et agir recueille et
donne des forces à l’esprit. Aussi, quand
quelqu’un sait ce qu’on a lui a dit pour
son avancement, il n’a pas besoin d’en
entendre davantage ni de parler mais de le mettre
à exécution pour de bon, en silence
et avec zèle, charité et détachement
t de soi-même, sans s’enquérir
de choses nouvelles (41).
|
| Seul
avec le Seul |
Vivez
comme si Dieu et votre âme étaient tout
seuls au monde ; votre cœur n’en sera pas
arrêté par aucune chose humane (42). |
2-
L'autel de l'âme-
Dénuement
de la piété.
L’âme
qui voudra monter sur cette montagne pour y faire
un autel de soi-même sur lequel elle offre à
Dieu un sacrifice de pur amour, de louange et d’adoration,
doit avoir accomplie parfaitement trois choses :
1-
Bannir les affections immodérées et
les attaches …
2- Se purifier de leur reliquat par la nuit obscure
des sens…
3- les deux premières conditions étant
accomplies… Dieu mettra en elle une nouvelle
façon de connaître Dieu en Dieu…
Mettant un nouveau amour de Dieu en Dieu (43).
|
La
méditation |
Beaucoup
de gens adonnés à la spiritualité
s’abusent grandement : après s’être
exercés à s’approcher de Dieu au
moyen d’images, de représentations, de
méditations qui convenaient à des commençants,
Dieu veut les attirer à des biens plus spirituels,
plus intérieurs, qui sont invisibles, leur ôtant
désormais le goût de la méditation
discursive ; or ils n’en finissent plus, n’osant
et ne sachant abandonner ces moyens palpables auxquels
ils sont accoutumés (44).
S’il
convient de la laisser à temps pour que l’âme
ne soit pas empêchée d’aller à
Dieu par elle, il est aussi nécessaire de ne
pas laisser la méditation par imagination avant
le temps, de peur de retourner en arrière (45a).
|
Les
dévotions |
Pour
acheminer l’esprit à Dieu… On permet
bien à ceux qui commencent, et même cela
leur convient, d’avoir quelque goût et de
plaisirs sensibles pour les images, oratoires et autres
choses visibles de dévotion, car ils ne sont
pas encore sevrés des choses de ce monde. Mais
l’homme spirituel qui vaut avancer dont se dépouiller
aussi de tous ces goûts et attraits (46).
Je condamne en ceci la propriété du
cœur et l’attachement que l’on porte
à la forme, à la quantité et
à ce qu’il y a de curieux dans ces choses,
car elles et très opposée à la
pauvreté d’esprit que ne regarde que
la substance de la dévotion, se servant seulement
de ce qui est nécessaire (47).
Qu’on
passe de telle façon par la peinture qu’elle
n’empêche pas d’aller au ciel, en
s’arrêtant plus qu’il ne faut pour
arriver à la réalité spirituelle
(48).
La
personne véritablement pieuse met principalement
sa dévotion dans l’Invisible (49
).
Dieu fait très peu de cas de vos oratoires
et des autres lieux consacrés à la prière,
si , en raison de ce que vous y mettez votre plaisir
et votre satisfaction, vous avez un peu moins de nudité
intérieur qui est la pauvreté spirituelle
(50).
|
Infantilisme |
| S’ils
n’ont pas trouvé ( la dévotion sensible)
ils se découragent beaucoup, croyant n’avoir
rien fait. Et cette prétention leur fait perdre
la vraie dévotion et l’esprit surnaturel
qui consistent à persévérer patiemment
et humblement, en se défiant de soi-même
dans la volonté de plaire au seulement à
Dieu…Ils ressemblent à des enfants qui
ne font rien par raison et qui ne sont conduits que
par leur goûts. A cause de cela ils ne s’arrêtent
jamais de lire ; tantôt ils prennent une méditations,
tantôt une autre, allant à la chasse de
leurs goûts dans les choses de Dieu (51) |
Force
de l'oraison |
| Pour
voir les désirs de votre cœur, il n’y
a pas de meilleur moyen que de donner la force à
votre oraison en demandant ce qui est le plus agréable
à Dieu : il nous accordera alors non seulement
ce que nous désirons ,le salut, mais aussi ce
qu’il juge être le plus convenable et le
meilleur pour nous, alors que nous ne le lui demandons
pas (52). |
Attaches
subtiles |
Tant
que l’âme s’attachera, ne serait-ce
qu’à une bagatelle, elle ne pourra avancer
dans la perfection.
Qu’importe
qu’un oiseau soit attachée par un fil
léger ou par une corde ? Le fil que le retient
a beau être léger, l’oiseau y reste
attacher comme à une corde, tant qu’il
ne l’aura pas rompu pour pouvoir voler. Il est
vrai qu’un fil léger est plus facile
a rompre mais si facile que ce soit, s’il ne
le rompt il ne pourra prendre son essor. Ainsi en
est-il de l’ âme qui s’est liée
à quelques chose : malgré toutes ses
vertus, elle ne parviendra jamais à la liberté
de l’union divine (53).
|
La
vrai vertu
Collaboration
|
| L’âme
ne peut opérer les vertus et les acquérir
sans l’aide de Dieu, et Dieu ne les opère
pas non plus tout seul dans l’âme sans son
concours (54). |
Elle
agit pour Dieu seul |
| Il
vous faut air avec constance sans respect humain et seulement
pour Dieu, dans vos devoirs de religions et d’obéissance…
Vous devez accomplir toutes choses agréables ou
ennuyeuses à lui seul fin de servir Dieu par leur
moyen (55). |
Elle
est paisible |
| Chaque
vertu est par elle-même paisible, douce et forte,
et par conséquent fait ces trois effets dans l’âme
qui la possède (56). |
Liberté
de la vertu |
| L’abnégation
non seulement dispose l’âme à l’amour
de Dieu et aux autres vertus mais la porte directement
à l’humilité vis-à-vis d’elle-même
ainsi qu’à la charité… vis-à-vis
du prochain… Quand on agit de la sorte on aime selon
Dieu et en toute liberté, et si cet amour attache
à la créature c’est qu’il attache
surtout à Dieu ; plus grandit l’amour du
prochain et plus grandit l’amour de Dieu, plus grandit
l’amour de Dieu et plus grandit aussi, l’amour
du prochain. (57). |
Pénitence
de bêtes |
| (
Des commençants ), attirés par le goût
qu’ils y trouvent, se tuent de pénitences
sous s’exténuent par des jeûnes, se
livrent à des pratiques au-dessus de leur forces
sans attendre ordre ou conseil de quelqu’un. Ils
se dérobent même à celui à
qui ils doivent obéissance en cela ; quelques –uns
ne craignent pas d‘aller à l’encontre
de ce qu’on leur a conseillé… Ils placent
( l’obéissance) après la pénitence
corporelle, laquelle sans l’autre n’est guère
qu’une pénitence de bêtes .
(58) |
Vertus
solides |
| Les
oeuvres faites pour Dieu en temps d’aridité
et de difficultés spirituelles sont très
estimées de Dieu… Dans la sécheresse,
la difficulté le travail et la tentation, la vertu
jette de bonnes racines (59) |
Détachement
des consolations sensibles
En tirer profit
|
L’homme
doit se réjouir non d’avoir des grâces
et de l’usage qu’il en fait, mais s’il
en tire le profit spirituel qui est de servir Dieu par
elles dans une véritable charité, car
en elle se trouve le fruit de la vie éternelle
(60).
Si Dieu les donne c’est pour notre bien et il
leur donnera un bon effet. Il en faut pas rejeter
des perles avec dédain ; ce serait une sorte
d’orgueil de ne pas vouloir accepter les dons
de Dieu, comme si nous pouvions nous-mêmes avancer
sans leu concours (61).
|
Sans
esprit de propriété |
Non
seulement les biens temporels et les plaisirs sensuels
empêchent la marche vers Dieu, mais également
les consolations et les délectations spirituelles
si on s’y arrête avec esprit de propriété
ou si non les recherche (62).
Fixez un regard d’amour sur Dieu sans aucune
envie d’éprouver ou d’entendre
quelque chose de distinct (63).
|
| Illusions |
| Il
se trouve des esprits si vifs et si subtils
qu’étant recueillis dans la considération
de quelques vérité, il discourent
naturellement avec la plus grande facilité
sur les pensées, s’exprimant en
paroles et en raisonnements très vivants,
et croyant ni plus ni moins qu’ils sont
de Dieu. Mais c’est leur intelligence
et qui peut produire ce résultat et de
plus grands encore, par sa lumière naturelle,
quelques peu dégagée des opérations
des sens, sans une secours surnaturel .(64)
Comme ( des personnes ) apportent ces dispositions
en toutes choses, elles les apportent aussi
dans celles-ci que sont bonnes .. par une certaine
facilité naturelle qu’elles sont
d’exciter leur sensibilité et leurs
facultés sur tous les sujets (65). |
| La
prière résignée |
| Celui
dont l’amour est discret ne se met pas
en peine de demander ce qui lui manque et ce
qu’il désire, mais de représenter
seulement sa nécessité, afin que
l’Ami fasse ce qui lui paraître
bon, ainsi que la Vierge aux nonces, de Cana…
Le Seigneur sait mieux que nous-mêmes
ce qui nous est nécessaire : L’Ami,
touché en voyant la nécessité
de celui qui l’aime, est plus ému
par sa résignation, et l’âme
est plus à l’abri de l’amour-propre
et du jugement-propre (66). |
| La
parole qui dit tout |
| Dieu
nous ayant donné son Fils qui est sa Parole
n’a pas d’autre parole à nous
donner. Il nous a tout dit à la fois et
d’un seul coup en cette Parole. Il n’a
donc plus à nous parler ( par des vies
on ou des révélations). Tel est
le sens de ce qui est dit dans l’Épître
aux Hébreux (1,1-2)… On nous fait
comprendre par là que Dieu s’est
fait comme muet ; il n’a plus rien à
dire car ce qu’il disait par partis aux
Prophètes, il l’a dit en entier dans
son Fils, en nous donnant ce tout qu’est
son Fils… A celui qui voudrait maintenant
l’interroger ou désirerait une vison
ou une révélation… Dieu pourrait
répondre de cette sorte :« Si je
t’ai tout dit dans la Parole de qui est
mon Fils, je n’ai maintenant plus rien à
te révéler ou à te répondre
qui soit plus que lui. Fixe ton regard uniquement
sur lui, : C’est en lui que j’ai tout
déposé, après les et révélations
; en lui tu trouveras même plus que tu ne
demandes et que tu ne désires… Il
est toute ma parole, ma réponse, toute
ma vision , toute ma révélation.
Je te l’a déjà dit, répondu
,manifesté, révélé
quand je te l’ai donné pour frère,
pour maître, pour compagnon, pour rançon,
pour récompense ».(66bis) |
|
Conduite
de l' âme
Soumission
|
L’assurance
et la garantie vous viendront du conseil du guide qu’il
vous faut consulter (67)
Celui qui veut être isolé sans l’appui
d’un maître et d’un guide, que le sort
de l’arbre perdu dans la campagne et sans propriétaire…
L’âme isolée, sans maître est
un charbon ardent mis de côté : elle perdra
sa chaleur au lieu de l’augmenter (68).
Celui qui est seul quand il tombe est le seul une fois
tombé c’est faire bon marché de
son âme que de ne la confier qu’à
soi.. Celui qui tombe faute d’y voir, ne peut
se relever, seul et aveugle ; seul se relève
seul, il choisira la route qui ne lui convient pas (69).
|
Dieu
de la volonté-propre |
| Vous
en verrez beaucoup insister auprès de leurs maîtres
spirituels pour obtenir ce qui leur plaît et ils
l’obtiennent moitié par force… Comme
ils sont attachés à leurs goûts
et à leur propre volonté qu’ils
considèrent comme leur Dieu dès qu’on
les en séparer et qu’on veut les contraindre
à accomplir la volonté de Dieu, ils s’attristent,
sont abattus et se découragent. (70) |
Ouverture |
| Parce
qu’il convient que l’âme demeure dans
l’humilité, la dépendance et la
mortification, elle doit rendre compte de tout, quoiqu’elle
n’en fasse pas cas ni l’estime. Certains
; prouvent une grande répugnance à cette
ouverture… ne sachant comme le prendra celui à
qui on doit s’ouvrir, ce qui est un manque d’humilité,
et c’est pourquoi il faut s’assujettir à
le dire (71). |
Prudence
du directeur |
Quelques-uns
se conduisent de telle manière avec les âmes
qu’ils les jettent dans l’illusion et le
trouble ou ne les conduisent pas par la voie de l’humilité,
en les encourageant à faire cas ( des grâces
sensibles ) qui est cause qu’elles ne demeurent
pas dans le parfait esprit de foi. (72)
(
Mais il) se tromperait s’il montrait aux âmes
du dégoût ( pour les communications surnaturelles)…
et s’il les méprisait de telle sorte
que les âmes se replieraient sur elles-mêmes
et n’oseraient plus s’en ouvrir…
Qu’ils les acheminent dans la foi, les instruisant
doucement à en détourner les yeux (
*)(73).
|
La
Croix du Christ et les souffrances
Le joug léger
|
Si
l’homme est déterminé à s’assujettir
à porter cette croix… Il trouvra en elle
un grand allègement et beaucoup de suavité
pour cheminer en ce chemin, dès qu’il est
dénué de tout et ne désire rien.
Mais s’il prétend avoir en esprit de propriété
une chose qui ait rapport à Dieu ou `a quelques
sujet, il n’est pas dans le dénuement et
le renoncement absolu et il ne pourra persévérer
dans ce chemin ni monter par ce sentier étroit
jusqu’au somment…
L’homme
spirituel doit comprendre à là le mystère
de la porte et du chemin, c’est-à-dire
du Christ, qui lui permet de s’unir à
Dieu, dans ses deux parties sensitive et spirituelle,
et plus il s’unira à Dieu et plus son
œuvre sera grande. Quand il sera réduit
à rien dans l a suprême humilité
l’union spirituelle sera faite entre l’âme
et Dieu, le plus haut degré auquel on puisse
parvenir en cette vie…
Le
Christ est très peu connu de ceux qui s’estiment
ses amis : on les voit, en effet, rechercher en lui
des douceurs et des consolations, s’aimer, beaucoup
eux-mêmes, au lieu de rechercher ses amertumes
et ses anéantissements, ce qui serait la marque
de l’amour qu’ils lui portent..
On
en peut progresser qu’en imitant le Christ,
qui est la Voix, la Vérité et la Vie
; et personne ne va au Père sinon par lui.
De sorte que je ne tiendrais pas pour bon l’esprit
que rechercherait des douceurs et des facilités
refusant d’imiter le Christ (74).
|
Profondeur
de la souffrance |
Que
les hommes comprennent bien qu’on en put parvenir
à la profondeur de la Sagesse et des richesses
de Dieu sans pénétrer dans la profondeur
de la souffrance en toutes sortes, l’âme
les désirant et y trouvant sa consolation…
L’âme qu désire vraiment la Sagesse
désire d’abord entrer dans la profondeur
de la Croix qui est le chemin de la vie ; peu de personnes
y entrent… Il s’en trouve beaucoup qui voudraient
parvenir au but sans passer par le chemin et user du
moyen qui y conduit.
Les épreuves et angoisses sont un moyen pour
entrer dans la profondeur de la Sagesse de Dieu ,
source de délices parce que plus la souffrance
est pure, plus la connaissance qu’elle apporte
est pure et intime et plus la jouissance est pure
et élevée, d’autant plus qu’elle
procède d’une racine plus intérieur.
(75)
|
Chemin
plus sûr et plus pur |
Le
chemin de la souffrance est plus pur et plus profitable
que celui de la jouissance et de l’action personnelle
: dans la souffrance on reçoit des forces de
Dieu, tandis que dans la jouissance et dans l’action
on met en exercice ses faiblesses et ses imperfections
; en souffrance on exerce des vertus et l’on en
acquiert, l’âme se purifie et devient plus
sage et plus prudente. (76)
Pour
venir à goûter tout ne veuillez avoir
goût en quelque chose.
Pour venir à posséder tout ne veuillez
posséder aucune chose.
Pour venir à être tout, ne veuillez être
aucune chose.
Pour venir à ce que vous ne goûtez aller
par où vous ne goûtez.
Pour venir à ce que vous ne savez aller par
où vous ne savez.
Pour arriver à ce que vous ne possédez
aller par où vous ne possédez.
Pour arriver à ce que vous n’êtes
allez par où vous n’êtes.
En
cette nudité l’âme spirituelle
trouve sa quiétude et son repos, parce que,
ne convoitant rien, rien ne la fatigue d’en
haut, rien d’en bas en l’opprime, parce
qu’elle est dans le centre de son humilité
: si elle désire quelque chose en cela même
elle se lasse (77).
|
|
Références
5-6-7-
Maxime Le Confesseur.
On peut appeler cœur pur celui qui n’a aucune mouvement
naturel pour quoi que ce soit… Sur cette tablette parfaitement
lisse, par une absolue simplicité, Dieu se manifester
( Petite Philocalie)
8-9-10-11-12 Syméon nouveau théologien :
Le premier pas de celui qui veut renaître spirituellement
consiste à amoindrir ses passions et à garder
son cœur.
13-14-15-
Évagre :
Tant que tu as encore de l’attention à ce que=i
relève du corps, tant que ton intelligence tient compte
des agrément extérieures, tu n’a pas encore
vu le lieu de la prière ; tu es même loin de
la voie bénie qui y conduit ( Petite Philocalie.)
16-17-18
Syméon nouveau théologien :
Tout ce qui es demandé, c’est un cœur purifié
par la surveillance.
19-20-21-22-23-24-25-26-
Isaac De Ninive :
Le
cœur se purifie aux prix de grands efforts par la privation
de toute accointance avec le monde et par une mortification
universelle.
Il
faut peu de choses pour souiller le cœur
Au
commencement il faut un effort pur se taire, mais si nous
y sommes fidèles, peu à peu de notre silence
renaît quelque chose qui nous attire à plus de
silence ( De perf. Re;og.65 ).
27-28-29-
Grégoire de Nysse :
Celui
qui se tourne vers la vie des sens, séduit par le plaisir
qu’elle procure au corps, celui-là passera sa
vie sans connaître la saveur de la joie divine ( Daniélou,
Platonisme et théologie mystique .p. 243 ).
27-28-29-
Évagre :
L’intelligence soumise aux passions ne saurait voir
le lieu de la prière spirituelle, car elle est tiraillé
de tous côtés par la pensée passionnée
et n’arrive pas à se tenir inflexible.
( De oeratione in Hausherr, Hésychasme et prière
p.22).
30-31-32-33-
Isaac de Ninive :
Une fois pur, la pureté du cœur n’est pas
souillée par des choses insignifiantes et il ne redoute
pas les engagements sévères ( Wensinck 3, p.20)
34-35-
Grégoire de Nysse :
A mesure que le désire, d’une chose recherchée
est satisfait, naît le désir d’une autre,
sans que cela cesse jamais de se produire en nous, tant que
nous ne sommes pas soustrait à la vie matérielle.
40-41-42-
Apophtegme :
L’Ancien dit : « Si l’homme ne dit pas en
son cœur ; Dieu et moi sommes seuls en ce monde, il ne
trouvera pas le repos. »
45a-46-47-48-49-
Ces textes sur la méditation seront complétées
dans la deuxième partie ( Entrée dans la nuit
passive ).
50-51-52-
Jean Climaque :
Une cheveu suffit à brouiller le regard, un simple
soucie à détruire l’hésychia.
Car l’hésychia est dépouillement des pensées
et renoncement aux soucis raisonnables ( degré 27)
53-54-55-56-
Cassien
Il
convient de rapporter les chose secondaire, jeûne, veilles,
retraite et méditation des Écritures à
notre but principale, c’est-à-dire la pureté
du cœur, qui est la charité ( Conférence
1,7 p.85).
57-58-59-
Antoine
J’en
ai vu qui avait broyés leur corps dans l’ascèse
et qui, pour n’avoir pas eu le discernement, ont abouti
loin de Dieu… J’ai vue des moines qui, après
beaucoup de travaux sont allés jusqu’à
la folie pour avoir compté sur leur propres œuvres
et récusé le commandent : « Interrogent
ton Père et il te renseignera » ( Hausherr, Direction
spirituelle en Orient autrefois p. 155)
60-61-62-63*
Jean Climaque :
N’ayez pas d’assurance même si vous avez
obtenue la pureté, mais plutôt une grande humilité
( Degré 28)
64-65-66-
Apophtegme :
Si vous voyez un jeun homme monter de sa propre volonté
au ciel, attrapez-le par le pied et rejetez-le par terre par
ce que cela ne lui vaut rien.
67-68-69-70-
Poemen :
La volonté –propre est un mur d’airain
entre l’homme et Dieu ( Apopht, 52),
67-68-69-70-
Cassien :
Qu’il ne s’en remettent jamais à leur propre
discrétion du jugement … mais croient bon ou
mauvais ce quel Ancien aura reconnue et déclaré
( Insti, Coen4,9 et Conf. II,10 p.120 Édit. Sources
Chrétiennes
71-72-73-
Apophtegme :
Qui manifeste ses pensées est bientôt guéri.
Qui les cache se rend malade d’orgueil ( Evergetinos).
71-72-73-
Dorothée :
Quiconque se livre à l’obéissance des
Pères possède cette quiétude et cette
insouciance… Cela est de l’humilité c’est,
du repos, c’est de la joie ( Instr, V. 68 P. 265 Édit,
Sources Chrétiennes
(*)
On donne ici quelques texte sur la direction en relations
avec les consolations sensibles, réservant pour la
partie suivante ce qui concerne l’entre dans la contemplation.
75-76-
Grégoire Sinaite :
Beaucoup pussent le combat jusqu’à ce qu’ils
aient trouvé puis ils arrêtent leurs désirs
; peu leur chaut d’aller plus avant , il leur suffit
d’avoir trouvé la tête du chemin .
75-76-
Isaac de Nive :
Une faible affliction en vue de Dieu s’est supérieur
à une grande oeuvre accomplie sans affliction ( Édit.
De Veillirs 91).
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