Quand
vous vous arrêtez à quelques chose, vous ne vous
jetez pas au tout.
Car pour parvenir du tout au tout, vous devez vous nier du tout
au tout.
Et quand une fois vous aurez tout, il faut tenir sans rien vouloir.
Car si vous voulez avoir quelque chose en tout, vous en tenez
pas purement en Dieu voter trésor.
( Montée au Carmel Livre
1, ch.13, éd. Lucien Cyrien, p.118)
S’agit-il d’un « Koan » Zen ? Non, il
s’agit « du moyen pur ne pas empêcher le tout»,
selon saint Jean de la Croix. La vérité de ces aphorismes
apparaît peu à peu, si l’on décide de
marcher à sa suite. Ils résument assez bien sa doctrine,
mais plus encore et plus succinctement la formule : «Todo
y nada/ Tout et rien»
Son
origine se trouve également dans un passage et la Montée
au Carmel ( livres 1, ch.4, éd. Lucien-Cyrien, p.99 )
où il écrit : « tout l’être
des créatures comparé à l’être
infini de Dieu n’est rien ». Mais la formule courante
abrégée : « Tout et rien » synthèse
bien l’intuition sanjuaniste.
Essayons de l’expliquer.
Il
y a deux plans à distinguer. Ce qui nous apparaît,
à savoir le créée, est considéré
comme étant le tout par l’immense majorité
des hommes et Dieu, ne compte pas, il est donc rien. Prenons
un exemple, celui de l’interview de François Sagan
paru une journaliste. Vous savez que dans son oeuvre, on boit
beaucoup de whisky, qu’il y a beaucoup de coucherie. L’Argent,
ça compte, car on en «claque» beaucoup dans
les boites de nuit et casinos du midi, aussi, Marcelle Auclair
lui posa cette question : Quelle place tient Dieu dans votre
vie ? » Et voici la réponse, qui est celle de quantité
d’athées, réponse qui devrait nos faire
pleure : « Dieu , je n’y pense jamais», (
cité dans Charles Moeller : Littérature du XX
e siècle et christianisme, Tome V, Caterman 1975,p. 42).
Autrement dit : le créé est tout, Dieu rien.
Or,
pour la foi, pour saint Jean de la Croix, Dieu est tout. En
quel sens est-il dit tout. Pour cela il faut passer au deuxième
plan.
Dieu,
que la foi nous montre comme étant le tout, que nous
nommons le tout, est appelé, tant il transcende des appellations
que nos lui donnons, tant il est au-dessus de tous les noms,
de tous les mots, par le plus grand spirituels : rien. Cela
ne signifie pas de tout que Dieu n’existe pas, cela signifie
que à côté de ce qu’il est, tout ce
que nous pouvons en dire est trois fois rien. Tous les concepts
doivent mourir devant Dieu, car le fini en peut étreindre
l’infinie. Il faut percer les images de Dieu, dépasser
les notions que nous pouvons en avoir, c’est alors que
nous le connaîtrons, mais da l’inconnaissance. Prenons
un exemple : quand je dis que Dieu est bon, cela est vraie et
faux. Car vrai en ce sens qu’il se répand, qu’il
se communique, qu’il veut mon bien ; c’est faux
e tant que Dieu n’est pas bon comme mon grand-père
était bon. Ce serait blasphémer ! mais en disant
que Dieu set bon, je dis de lui quelques chose d’exact
( c’est la voie de l’analgie), mais qui est très
déficient à côté de sa bonté
subsistance, à tel point que le mot bonté ne convient
pas, ne dit rein ou si peu. Encore une fois, ce n’est
pas faire profession d’athéisme, ni même
d’agnosticisme, mais d’apophatisme, la seul vraie
connaissance de Dieu. Il est tellement tout qu’on ne peut
rien en dire (apophatisme), ou si peu ( analogie). Mais l’apophatisme
ne suffit jamais. Il suppose la voie de l’analogie ( cataphatisme),
qui elle-même ne suffit pas.
Et
le crée ? Dans une tour du Mont-Cassin , un soir, le
père des moines d’occident, saint Benoît
vit le monde entier ramassé en un rayon. Écoutez
son biographe : «Pour qui voit le créateur, la
création entière est courtes si peu que Benoît
ait entrevu de la lumière de Dieu, tout ce qui est créé
lui devient trop étroit, car la lumière intérieur
élargit la mesure de l’âme et à force
de s’étendre en Dieu, elle est plus haute que le
monde. L’âme comprend alors combien est borné
ce qu’au sol , elle ne pouvait saisir, combien est borné
ce qui n’est pas Dieu » ( Saint Grégoire
le Grand, Vie et miracles de saint Benoît, 2 livre des
Dialogues, éd, de la Source 1939, p, 89.Paris ). C’est
ce que saint Jean de la Croix appelle rien ; mais ce rien, il
l’a chanté magnifiquement à la strophe 4
du Cantique Spirituel : « O forêts, ô bois
touffus, plantés par les mains du bien –aimé,
dites-moi, si vous l’avez u passer.» L’âme
ainsi élevée et agrandie, puisqu’étant
unie à Dieu, voit le choses comme Dieu les vit. Elle
sont cela même devant les yeux de l’âme qui
estime toutes choses comme rien et elle-même n’est
rien devant ses yeux. Pour elle, son Dieu seul est le tout »
( Vive Flamme, strophe 1, verset
6,p. 737, éd, Lucien-Cyprien.)
La
maxime de saint Jean de la Croix n’est donc pas une VÉRITÉ
METHATPHSIQUE, ce n’est pas non plus une attitude de MÉRPIS
pour le crée, non, c’est un jugement de valeur,
la démarche monastique n’est qu’un effort
de réalisation du Todo/nada. Pour atteindre le tout qui
est Dieu, le moine par amour dit non au créée,
le considère comme rien. En vendant le rien, il achète
le tout. C’est de la folie ! mais c’est le mouvement
de transcendance, mis par Dieu dans le cœur du moine, qui
anime cette folie.
Le Christ est donc venu pour renverser la signification du Todo/nada.
Par sa kénose,
c’est-à-dire cette descente de Dieu dans l’humanité
Lui qui était de condition divine, il a pris la forme
de serviteur il a uni le tout et le rien. Puisque le tout a
épousé le rien dans la nuit de Noël, l’âme
peut chanter la beauté de Dieu. A Pâque, c’est
la passage du rien au tout. Enfin l’ascension opère
la remontée du rien dans le tout. Tout le positif dans
l’histoire des hommes passant ainsi devant Dieu, le rien
acquiert dans le tout sa véritable consistance.
Le
Christ est donc venu pur renverser l’équation,
la signification du Todo/nada. Ce qui était tout (le
crée) devient rien (le crée); ce qui était
rien (Dieu) devient tout (Dieu).
J’ai
senti le Todo/nada dans la peinture abstraite de Manessier,
ce jeune peintre qui a transformé son talent après
un séjour à la Trappe ; mais surtout dans la peinture
figurative de Salvador Dali, intitulée, : le Christ se
saint Jean de la Croix.
Imaginez
le créée nada signifie par les bords d’un
lac, un bateau, des filets (allusion à la pêcher
miraculeuse). Imaginez l’incréée todo signifie
par un nuage, un ténèbre (allusion à l’inconnaissance).
Entre le crée et l’incréé, le Christ
en croix, vu d’en haut, du ciel, non pas comme ordinairement
face à nous, mais vu en profondeur comme avec les yeux
d Père. Le créé est l’Incréé,
nada c’est-à-dire, à la fin des temps. Dieu
et son œuvre est Dieu, a écrit Jean de la Croix.
Il n’a pas dit : sont Dieu ( as de panthéisme).
Mais le tout comporte le rien, c’est le Dieu tout en tous
de saint Paul.
Le
sens plénier de l’incarnation est donnée
par le Todo/nada de saint Jean de la Croix, qu’on dit
à tort si coupé de l’humanité du
Christ, et par là le carme espagnol nous montre qu’on
ne va à Dieu que par le dépouillement, la nudité,
le nada…, que l’amour pour lui c’est travailler
à se dépouiller et à se dénuder
pour Dieu de tout ce qui n’est pas Dieu ; que le Christ
à renversé l’ordre des facteurs. D‘une
par, le crée NADA que nous érigions comme étant
le tout.
TODO cf, Françoise Sagan, est en fait rien. cf. saint
Benoît ; d’autre part, désigner dieu par
le mont rien ,ce n’était pas du tout le nier, c’est
exprimer d’une façon éminente le tout de
Dieu, puisqu’il dépasse toute image,toute saisie
conceptuelle, qu’aucune représentation n’enferme
notre Dieu. Il est tellement le tout pour les géants
de la spiritualité, qu’ils ne trouvent aucun mot
pour le désigner, rien , car « tous les mots en
reviennent ne pouvant y atteindre » ( Upanishand).
La
solution aux problèmes de l’athéisme, n’est-elle
pas la question des noms divins, c’est-à-dire de
mot appliquée à Dieu et aux créatures ?
Il faut bien faire en effet la distinction entre le signifié
et le mode de signification. La réponse à la question
est dans l’analogie, qui débouche sur l’apophatisme.
Tous vie comporte un cocktail de Todo/nata. A nous de voir quel
plateau de la balance l’emporte ; le tout ou le rien et
que mettons-nous sous ces mots? Mais on ne met pas en balance
la créature et le créateur, ce serait lui faire
injure. Ce que l’homme considère comme des biens
est au regard de l’infinie des riens, des faux biens ;
ils n’acquièrent leur valeur de rien qu’en
référence à Dieu, au tout. En Dieu, c’est-à-dire
dan le tout, le croyant trouve tous les biens,les riens auxquels
il a renoncé, et même décuplés, centuplés.
Dans le pari pascalien du tout et du rien, il retrouve sa mise
et bien au-delà. « Chaque pas que vous ferez dans
ce chemin, vous verrez tant de certitude de gain et tant de
néant à ce que vous hasardez », écrit
Pascal « que vous reconnaîtrez à la fin que
vous aviez parié pour une chose certaine, infinie, paru
laquelle vous n’avez rien donnée. »
( Pensée , Sect. III, n. 233, éd, Brunschvicg,
Paris, 1907 ).
«Saint
Jean de la Croix a dit que : «pour toute la beauté
du monde, jamais moi, je ne me perdrais, mais oui, pour un je
ne sais qui qu’un jour bonheur nous fait atteindre»,
trad. Hondet, p, 399, éd, du centurion Paris 1966, poème
« Pour toute la beauté ». C’est le
Todo/nada. Il a dit aussi « je me suis constituée
perdue (1) et j’ai été gagnée, car
dans celui qu’il aime elle retrouve tout le créé
avec plus de gain, celui qui ne sait pas se perdre, ne sait
pas se gagner », ( Cantique spirituel, str.20, pp.805-806,
éd. Du Seuil ).C’est sait Paul : n’ayant
rien etpossédant tout. C’est le centuple, l’union
à Dieu.
Et
c’est l’Évangile ; celui qui voudra gagner
pour lui-même son âme la perdra, de celui qui la
perdra par amour pour moi la retrouvera (Mt 16,25).
-
Le dépouillement, le dénuement pour Dieu de tout
ce qui n’est pas Dieu, voilà le véritable
amour de Dieu, pour saint Jean de la Croix.
- -Todo/nada : C’est l’évangile à
l’état pur. Vends tout ce que tu as ( nada) et
tu auras un trésor ( todo), c’est la perle que
n’a pas de prix, le champ où se trouve la vraie
richesse.
La Spiritualité chrétiennes s’est développée
selon deux axes : dans et par le créatures elles-même
, ou autant qu’il est possible en cette vie au-delà
des créatures, en Die lui-même. C’est le
mérite de l’étude de Marie –Antoinette
Raccat : «transcendance de Dieu et relation au monde»
(
éd, du Carmel de la Plesse 1974 )
d’avoir analysé l’œuvre de Dietrich
Bonhoeffer pour la première démarche
spirituelle et l’œuvre de saint Jean de la Croix
pour la deuxième. L’unité de la diversité
de ces deux attitudes est bien mise en relief. Peut-être
aurait-elle pout aboutir à une conclusion encore plus
nette, si elle avait pris pour thème de la première
Teilhard de Chardin. Quoi qu’il en soit, il semble que
c’est cette attitude qui prime aujourd’hui. Et cependant
en 1970 un congrès s’est tenu à Angers sur
le thème : « Actualités de saint Jean de
la Croix». ( Les communications ont été
publiées chez D.D.B., sous ce même titre). Le Père
Lucien a dans une remarquable étude, rappelé que
par le Patriarche Athénagoras, saint Jean de la Croix
est sa lecture spirituelle la plus fréquente, que pour
le Docteur Ramsey, bon nombre d’anglicans ont construit
sur l’Enseignement spirituel de saint Jean de la Croix,
combien surtout le carme espagnol peut parler à notre
temps.
L’ouvrage
du Père Morel : «Le sens de l’existence selon
saint Jean de la Croix», Aubier, 3 vol., 3 vol, 19602
l’a bien montré dans une perspective hégélienne.
Enfin,
Mgr. Garonne a déclaré, dans son message à
ce congrès : «Le temps de saint Jean de la Croix
n’est pas révolu. Exigeant, absolu , avide de réel
et finalement de la recherche de Dieu, l’homme de ce temps
pourrait bien avoir en saint Jean de la Croix, le Maître
qu’il cherche.»
Il ne s’agit pas du tout de prôner une verticalisme
par réaction conte l’horizontalisme d’aujourd’hui.
Il ne s’agit pas d’opposer ceux qui, soit disant,
« méprisent le monde » ( le monachisme )
et ceux « qui aiment le mode » ( Teilhard de Chardin).
Il en s’agit pas de dresser en face des textes de saint
Jean de la Croix ceux de «Gaudium
et spes» ou de « Lument
Gentium», car si je suis fixé en Dieu, stabilisé
en Dieu, je ne peux pas ne pas participer à son cœur
de rédemption du monde, d’achèvement du
monde ( Jn 15,5). L’important est de vivre Dieu, par «
la renaissance dans l’Esprit ».
Comme
saint Jean de la Croix peut-il s’adresser aux lecteurs
d’aujourd’hui ? Qu’est-ce qu’ils peuvent
en faire ? Comment «ça » les atteint ? Comment
peuvent-ils l’utiliser pour leur vie de prière
? Il n’y a qu’une seule réponse à
de telles questions.
Saint
Jean de la Croix : C’EST DU FEU
En effet, ce symbole veut exprimer que les textes de saint Jean
de la Croix ont pour la personne orante les propriétés
s’éclairer et de réchauffer, de purifier
et de transformer.
Un
bon connaisseur du «Docteur de l’amour», don
Chevalier, dans son édition du Cantique Spirituel (D.D.B.1930,P.XXXV)
a écrit magnifiquement t : «Si par lui-même,
ou dans ses propres feux, le soleil nous aveugle, c’est
pourtant qui lui par les choses ensoleillées nos charmes
et nous conduit. On ne peu s’en passer : s’il n’y
a rien d’ensoleillés, nos restons immobiles dans
le froid et la nuit. Ainsi en est-il de ses ouvrage d’amour,
ces ouvrages nous dépassent nous dépasseront toujours
sur terre, ce n’est que trop probable. Mais il nous suffirait
d’en avoir la notion, de savoir qu’ils existent,
pour que nous estimions à leur juste valeur les purifications
passives, les mortifications actives, même les premiers
efforts que le remords excite en l’âme. Les feux
du Cantique Spirituel aperçus de très loin ont
suffi çà et là tirer des périls
d’une nonchalance invétérée. C’est
un fait d’expérience qui ne saurait surprendre.»
Communiquer
un élan pur mener une vie de prière, mettre au
cœur la mesure d’enthousiasme pur poursuivre cette
fidélité à la prière à travers
toutes les souffrances, les obscurités, les nuits, s’avancer
vaillamment aux détours du chemin étroit qui mène
au sommet de la montagne, voilà saint Jean de la Croix.
Il
nous rappelle que : «Dans le christianisme, tout est mystique.»
(P. Perrin,o.p.). Car la vraie mystique n’est pas un rêve.
C’est la RÉALITÉ, la plus belle, la plus
pure, la plus haute. Mais elle vaut ce qu’elle coûte
et en général elle coûte cher, car «
c’est la récompenses d’un amour qu’aucune
souffrance n’a pu briser .»
Il
est un des maîtres spirituels les plus indiqués
pour nous stimuler à chercher Dieu, car il nous entraîne
sur la voie montant à pic.
Tous
ceux qui réfléchissent sur le problème
de notre destinées auront profit à la fréquenter.Mais
surtout il apprend le dénuement nécessaire voilà
la véritable libération pour entrer dans la solitude
du désert afin de parvenir à l’union .
La
«Sagesse», décrite par saint Jean de la Croix,
est pour les athées et pas seulement pour eux, hélas
! impensable, c’est le comble d’une recherche égoïste
au plan spirituel, une évasion de la vie réelle.
Pour
les premiers moines et les grands spirituels, c’est un
festin pour l’intelligence et le cœur, une conversation
sans parole, un sentiment fugitif de la présence divine,
une paix et une joie qui ne sont pas de cette terre, une saisie
de Dieu dans le champ de la conscience du croyant, quelques
chose qui vous fait dire que le ciel est en vous, que vous participez
à la nature divine ( 2 Épître de saint Pierre,1,3).
Cette
sagesse-là, qui est toujours un don gratuit, est la plus
haute joie qui puisse exister ici-bas : trouver Dieu ; saint
Jean de la Croix n’a pas d’autre but que de nous
y préparer.
Cette anthologie, composée avec amour, n’est pas
de moi. Son auteur un religieux d’un ordre voué
exclusivement à la contemplation me l’a donnée
manuscrite avec la pleine liberté d’en faire usage,
contre son attente, mais non sa autorisation, je me suis décidé
à la publier, afin de répondre à cet appétit
de prière qu’on trouve un peu partout et à
cette soif de l’enseignement des grands orants dans l‘Église.
Je lui suis très reconnaissant d’amour répondeur
à cet appel, preuve que le véritable contemplatif
est soucieux de ses frères. En effet, les moines agissent
dans l’église en solitude, et pour certains sans
avoir de contacte avec le monde, mais aucune membre du corps
du Christ ne peut se désintéresser de l’ensemble
du corps. Celui que lira ces pages aura une connaissance de
l’essentiel de la pensée du Saint. Les grandes
arêtes ont été bien dégagées
et les meilleurs textes figurent ici. Ce choix a été
fait par quelqu’un qui s’efforce de vivre ces pages,
quelqu’un qui nous fait partager sa propre lecture de
Jean de la Croix, quelqu’un qui a découpé
pour nous les passages qui lui ont paru les plus éclairants
et qui répondent aux aspirations d’une âme
désireuse d’atteindre la plus haute union à
Dieu. Des citations de Pères surtout orientaux, prises
dans le « Petit Philocalie », ont été
jointe pour montrer la parenté de pensées, mais
on n’a pas voulu faire une juxtaposition stricte. On les
livre seulement avec liberté pour signaler le rapprochement,
cela peut-être une invitation à s’approcher
plus encore du mystique espagnol, car on n’a pas jamais
fini de lire et d’étudier saint Jean de la Croix.
Don
André Gozier o.s.b. |