Ermite franciscaine laïque consacrée par voeux public

mère et grand mère,

ma consécration est pour les prêtres du monde.

© + Sr Denise Ermite

Série 4- Brève chronologie- Todo y Nada 2/7

1542 Naissance à Fontiverons
1564 Entrée chez les Carmes mitigés à Medina del Campo
1567 Ordination sacerdotale à Slamanque- rencontre avec Ste Thérèse d’Avila
1568 Début de la Réforme à Duruelo.
1571 Recteur à Alcala de Hénarès
1572-1577 Confesseur au monastère de L’Incarnation d’Avila.
1577( décembre) Captivité à Tolède
1578 ( Août ) Évasion
1578 Prieur au con vent du Calvaire.
1579 Fondateur et recteur de Baeza
1582 Prieure au couvent de Grenade, Mort de Thérèse d’Avila
1585Vicaire provincial d’Andalousie
1588Prieur de Ségovie et membre de la Consulta
1591( 14 décembre) Mort à Ubeda.

  Todo y Nada par Dom A. Gozier
Quand vous vous arrêtez à quelques chose, vous ne vous jetez pas au tout.
Car pour parvenir du tout au tout, vous devez vous nier du tout au tout.
Et quand une fois vous aurez tout, il faut tenir sans rien vouloir.
Car si vous voulez avoir quelque chose en tout, vous en tenez pas purement en Dieu voter trésor.
( Montée au Carmel Livre 1, ch.13, éd. Lucien Cyrien, p.118)

S’agit-il d’un « Koan » Zen ? Non, il s’agit « du moyen pur ne pas empêcher le tout», selon saint Jean de la Croix. La vérité de ces aphorismes apparaît peu à peu, si l’on décide de marcher à sa suite. Ils résument assez bien sa doctrine, mais plus encore et plus succinctement la formule : «Todo y nada/ Tout et rien»

Son origine se trouve également dans un passage et la Montée au Carmel ( livres 1, ch.4, éd. Lucien-Cyrien, p.99 ) où il écrit : « tout l’être des créatures comparé à l’être infini de Dieu n’est rien ». Mais la formule courante abrégée : « Tout et rien » synthèse bien l’intuition sanjuaniste.

Essayons de l’expliquer.

Il y a deux plans à distinguer. Ce qui nous apparaît, à savoir le créée, est considéré comme étant le tout par l’immense majorité des hommes et Dieu, ne compte pas, il est donc rien. Prenons un exemple, celui de l’interview de François Sagan paru une journaliste. Vous savez que dans son oeuvre, on boit beaucoup de whisky, qu’il y a beaucoup de coucherie. L’Argent, ça compte, car on en «claque» beaucoup dans les boites de nuit et casinos du midi, aussi, Marcelle Auclair lui posa cette question : Quelle place tient Dieu dans votre vie ? » Et voici la réponse, qui est celle de quantité d’athées, réponse qui devrait nos faire pleure : « Dieu , je n’y pense jamais», ( cité dans Charles Moeller : Littérature du XX e siècle et christianisme, Tome V, Caterman 1975,p. 42). Autrement dit : le créé est tout, Dieu rien.

Or, pour la foi, pour saint Jean de la Croix, Dieu est tout. En quel sens est-il dit tout. Pour cela il faut passer au deuxième plan.

Dieu, que la foi nous montre comme étant le tout, que nous nommons le tout, est appelé, tant il transcende des appellations que nos lui donnons, tant il est au-dessus de tous les noms, de tous les mots, par le plus grand spirituels : rien. Cela ne signifie pas de tout que Dieu n’existe pas, cela signifie que à côté de ce qu’il est, tout ce que nous pouvons en dire est trois fois rien. Tous les concepts doivent mourir devant Dieu, car le fini en peut étreindre l’infinie. Il faut percer les images de Dieu, dépasser les notions que nous pouvons en avoir, c’est alors que nous le connaîtrons, mais da l’inconnaissance. Prenons un exemple : quand je dis que Dieu est bon, cela est vraie et faux. Car vrai en ce sens qu’il se répand, qu’il se communique, qu’il veut mon bien ; c’est faux e tant que Dieu n’est pas bon comme mon grand-père était bon. Ce serait blasphémer ! mais en disant que Dieu set bon, je dis de lui quelques chose d’exact ( c’est la voie de l’analgie), mais qui est très déficient à côté de sa bonté subsistance, à tel point que le mot bonté ne convient pas, ne dit rein ou si peu. Encore une fois, ce n’est pas faire profession d’athéisme, ni même d’agnosticisme, mais d’apophatisme, la seul vraie connaissance de Dieu. Il est tellement tout qu’on ne peut rien en dire (apophatisme), ou si peu ( analogie). Mais l’apophatisme ne suffit jamais. Il suppose la voie de l’analogie ( cataphatisme), qui elle-même ne suffit pas.


Et le crée ? Dans une tour du Mont-Cassin , un soir, le père des moines d’occident, saint Benoît vit le monde entier ramassé en un rayon. Écoutez son biographe : «Pour qui voit le créateur, la création entière est courtes si peu que Benoît ait entrevu de la lumière de Dieu, tout ce qui est créé lui devient trop étroit, car la lumière intérieur élargit la mesure de l’âme et à force de s’étendre en Dieu, elle est plus haute que le monde. L’âme comprend alors combien est borné ce qu’au sol , elle ne pouvait saisir, combien est borné ce qui n’est pas Dieu » ( Saint Grégoire le Grand, Vie et miracles de saint Benoît, 2 livre des Dialogues, éd, de la Source 1939, p, 89.Paris ). C’est ce que saint Jean de la Croix appelle rien ; mais ce rien, il l’a chanté magnifiquement à la strophe 4 du Cantique Spirituel : « O forêts, ô bois touffus, plantés par les mains du bien –aimé, dites-moi, si vous l’avez u passer.» L’âme ainsi élevée et agrandie, puisqu’étant unie à Dieu, voit le choses comme Dieu les vit. Elle sont cela même devant les yeux de l’âme qui estime toutes choses comme rien et elle-même n’est rien devant ses yeux. Pour elle, son Dieu seul est le tout »


( Vive Flamme, strophe 1, verset 6,p. 737, éd, Lucien-Cyprien.)

La maxime de saint Jean de la Croix n’est donc pas une VÉRITÉ METHATPHSIQUE, ce n’est pas non plus une attitude de MÉRPIS pour le crée, non, c’est un jugement de valeur, la démarche monastique n’est qu’un effort de réalisation du Todo/nada. Pour atteindre le tout qui est Dieu, le moine par amour dit non au créée, le considère comme rien. En vendant le rien, il achète le tout. C’est de la folie ! mais c’est le mouvement de transcendance, mis par Dieu dans le cœur du moine, qui anime cette folie.

Le Christ est donc venu pour renverser la signification du Todo/nada. Par sa kénose, c’est-à-dire cette descente de Dieu dans l’humanité Lui qui était de condition divine, il a pris la forme de serviteur il a uni le tout et le rien. Puisque le tout a épousé le rien dans la nuit de Noël, l’âme peut chanter la beauté de Dieu. A Pâque, c’est la passage du rien au tout. Enfin l’ascension opère la remontée du rien dans le tout. Tout le positif dans l’histoire des hommes passant ainsi devant Dieu, le rien acquiert dans le tout sa véritable consistance.

Le Christ est donc venu pur renverser l’équation, la signification du Todo/nada. Ce qui était tout (le crée) devient rien (le crée); ce qui était rien (Dieu) devient tout (Dieu).

J’ai senti le Todo/nada dans la peinture abstraite de Manessier, ce jeune peintre qui a transformé son talent après un séjour à la Trappe ; mais surtout dans la peinture figurative de Salvador Dali, intitulée, : le Christ se saint Jean de la Croix.

Imaginez le créée nada signifie par les bords d’un lac, un bateau, des filets (allusion à la pêcher miraculeuse). Imaginez l’incréée todo signifie par un nuage, un ténèbre (allusion à l’inconnaissance).

Entre le crée et l’incréé, le Christ en croix, vu d’en haut, du ciel, non pas comme ordinairement face à nous, mais vu en profondeur comme avec les yeux d Père. Le créé est l’Incréé, nada c’est-à-dire, à la fin des temps. Dieu et son œuvre est Dieu, a écrit Jean de la Croix. Il n’a pas dit : sont Dieu ( as de panthéisme). Mais le tout comporte le rien, c’est le Dieu tout en tous de saint Paul.

Le sens plénier de l’incarnation est donnée par le Todo/nada de saint Jean de la Croix, qu’on dit à tort si coupé de l’humanité du Christ, et par là le carme espagnol nous montre qu’on ne va à Dieu que par le dépouillement, la nudité, le nada…, que l’amour pour lui c’est travailler à se dépouiller et à se dénuder pour Dieu de tout ce qui n’est pas Dieu ; que le Christ à renversé l’ordre des facteurs. D‘une par, le crée NADA que nous érigions comme étant le tout.

TODO cf, Françoise Sagan, est en fait rien. cf. saint Benoît ; d’autre part, désigner dieu par le mont rien ,ce n’était pas du tout le nier, c’est exprimer d’une façon éminente le tout de Dieu, puisqu’il dépasse toute image,toute saisie conceptuelle, qu’aucune représentation n’enferme notre Dieu. Il est tellement le tout pour les géants de la spiritualité, qu’ils ne trouvent aucun mot pour le désigner, rien , car « tous les mots en reviennent ne pouvant y atteindre » ( Upanishand).

La solution aux problèmes de l’athéisme, n’est-elle pas la question des noms divins, c’est-à-dire de mot appliquée à Dieu et aux créatures ? Il faut bien faire en effet la distinction entre le signifié et le mode de signification. La réponse à la question est dans l’analogie, qui débouche sur l’apophatisme. Tous vie comporte un cocktail de Todo/nata. A nous de voir quel plateau de la balance l’emporte ; le tout ou le rien et que mettons-nous sous ces mots? Mais on ne met pas en balance la créature et le créateur, ce serait lui faire injure. Ce que l’homme considère comme des biens est au regard de l’infinie des riens, des faux biens ; ils n’acquièrent leur valeur de rien qu’en référence à Dieu, au tout. En Dieu, c’est-à-dire dan le tout, le croyant trouve tous les biens,les riens auxquels il a renoncé, et même décuplés, centuplés. Dans le pari pascalien du tout et du rien, il retrouve sa mise et bien au-delà. « Chaque pas que vous ferez dans ce chemin, vous verrez tant de certitude de gain et tant de néant à ce que vous hasardez », écrit Pascal « que vous reconnaîtrez à la fin que vous aviez parié pour une chose certaine, infinie, paru laquelle vous n’avez rien donnée. »
( Pensée , Sect. III, n. 233, éd, Brunschvicg, Paris, 1907 ).

«Saint Jean de la Croix a dit que : «pour toute la beauté du monde, jamais moi, je ne me perdrais, mais oui, pour un je ne sais qui qu’un jour bonheur nous fait atteindre», trad. Hondet, p, 399, éd, du centurion Paris 1966, poème « Pour toute la beauté ». C’est le Todo/nada. Il a dit aussi « je me suis constituée perdue (1) et j’ai été gagnée, car dans celui qu’il aime elle retrouve tout le créé avec plus de gain, celui qui ne sait pas se perdre, ne sait pas se gagner », ( Cantique spirituel, str.20, pp.805-806, éd. Du Seuil ).C’est sait Paul : n’ayant rien etpossédant tout. C’est le centuple, l’union à Dieu.


Et c’est l’Évangile ; celui qui voudra gagner pour lui-même son âme la perdra, de celui qui la perdra par amour pour moi la retrouvera (Mt 16,25).

- Le dépouillement, le dénuement pour Dieu de tout ce qui n’est pas Dieu, voilà le véritable amour de Dieu, pour saint Jean de la Croix.
- -Todo/nada : C’est l’évangile à l’état pur. Vends tout ce que tu as ( nada) et tu auras un trésor ( todo), c’est la perle que n’a pas de prix, le champ où se trouve la vraie richesse.

La Spiritualité chrétiennes s’est développée selon deux axes : dans et par le créatures elles-même , ou autant qu’il est possible en cette vie au-delà des créatures, en Die lui-même. C’est le mérite de l’étude de Marie –Antoinette Raccat : «transcendance de Dieu et relation au monde»

( éd, du Carmel de la Plesse 1974 ) d’avoir analysé l’œuvre de Dietrich Bonhoeffer pour la première démarche spirituelle et l’œuvre de saint Jean de la Croix pour la deuxième. L’unité de la diversité de ces deux attitudes est bien mise en relief. Peut-être aurait-elle pout aboutir à une conclusion encore plus nette, si elle avait pris pour thème de la première Teilhard de Chardin. Quoi qu’il en soit, il semble que c’est cette attitude qui prime aujourd’hui. Et cependant en 1970 un congrès s’est tenu à Angers sur le thème : « Actualités de saint Jean de la Croix». ( Les communications ont été publiées chez D.D.B., sous ce même titre). Le Père Lucien a dans une remarquable étude, rappelé que par le Patriarche Athénagoras, saint Jean de la Croix est sa lecture spirituelle la plus fréquente, que pour le Docteur Ramsey, bon nombre d’anglicans ont construit sur l’Enseignement spirituel de saint Jean de la Croix, combien surtout le carme espagnol peut parler à notre temps.

L’ouvrage du Père Morel : «Le sens de l’existence selon saint Jean de la Croix», Aubier, 3 vol., 3 vol, 19602 l’a bien montré dans une perspective hégélienne.

Enfin, Mgr. Garonne a déclaré, dans son message à ce congrès : «Le temps de saint Jean de la Croix n’est pas révolu. Exigeant, absolu , avide de réel et finalement de la recherche de Dieu, l’homme de ce temps pourrait bien avoir en saint Jean de la Croix, le Maître qu’il cherche.»

Il ne s’agit pas du tout de prôner une verticalisme par réaction conte l’horizontalisme d’aujourd’hui. Il ne s’agit pas d’opposer ceux qui, soit disant, « méprisent le monde » ( le monachisme ) et ceux « qui aiment le mode » ( Teilhard de Chardin). Il en s’agit pas de dresser en face des textes de saint Jean de la Croix ceux de «Gaudium et spes» ou de « Lument Gentium», car si je suis fixé en Dieu, stabilisé en Dieu, je ne peux pas ne pas participer à son cœur de rédemption du monde, d’achèvement du monde ( Jn 15,5). L’important est de vivre Dieu, par « la renaissance dans l’Esprit ».

Comme saint Jean de la Croix peut-il s’adresser aux lecteurs d’aujourd’hui ? Qu’est-ce qu’ils peuvent en faire ? Comment «ça » les atteint ? Comment peuvent-ils l’utiliser pour leur vie de prière ? Il n’y a qu’une seule réponse à de telles questions.

Saint Jean de la Croix : C’EST DU FEU

En effet, ce symbole veut exprimer que les textes de saint Jean de la Croix ont pour la personne orante les propriétés s’éclairer et de réchauffer, de purifier et de transformer.

Un bon connaisseur du «Docteur de l’amour», don Chevalier, dans son édition du Cantique Spirituel (D.D.B.1930,P.XXXV) a écrit magnifiquement t : «Si par lui-même, ou dans ses propres feux, le soleil nous aveugle, c’est pourtant qui lui par les choses ensoleillées nos charmes et nous conduit. On ne peu s’en passer : s’il n’y a rien d’ensoleillés, nos restons immobiles dans le froid et la nuit. Ainsi en est-il de ses ouvrage d’amour, ces ouvrages nous dépassent nous dépasseront toujours sur terre, ce n’est que trop probable. Mais il nous suffirait d’en avoir la notion, de savoir qu’ils existent, pour que nous estimions à leur juste valeur les purifications passives, les mortifications actives, même les premiers efforts que le remords excite en l’âme. Les feux du Cantique Spirituel aperçus de très loin ont suffi çà et là tirer des périls d’une nonchalance invétérée. C’est un fait d’expérience qui ne saurait surprendre.»

Communiquer un élan pur mener une vie de prière, mettre au cœur la mesure d’enthousiasme pur poursuivre cette fidélité à la prière à travers toutes les souffrances, les obscurités, les nuits, s’avancer vaillamment aux détours du chemin étroit qui mène au sommet de la montagne, voilà saint Jean de la Croix.

Il nous rappelle que : «Dans le christianisme, tout est mystique.» (P. Perrin,o.p.). Car la vraie mystique n’est pas un rêve. C’est la RÉALITÉ, la plus belle, la plus pure, la plus haute. Mais elle vaut ce qu’elle coûte et en général elle coûte cher, car « c’est la récompenses d’un amour qu’aucune souffrance n’a pu briser .»

Il est un des maîtres spirituels les plus indiqués pour nous stimuler à chercher Dieu, car il nous entraîne sur la voie montant à pic.

Tous ceux qui réfléchissent sur le problème de notre destinées auront profit à la fréquenter.Mais surtout il apprend le dénuement nécessaire voilà la véritable libération pour entrer dans la solitude du désert afin de parvenir à l’union .

La «Sagesse», décrite par saint Jean de la Croix, est pour les athées et pas seulement pour eux, hélas ! impensable, c’est le comble d’une recherche égoïste au plan spirituel, une évasion de la vie réelle.

Pour les premiers moines et les grands spirituels, c’est un festin pour l’intelligence et le cœur, une conversation sans parole, un sentiment fugitif de la présence divine, une paix et une joie qui ne sont pas de cette terre, une saisie de Dieu dans le champ de la conscience du croyant, quelques chose qui vous fait dire que le ciel est en vous, que vous participez à la nature divine ( 2 Épître de saint Pierre,1,3).

Cette sagesse-là, qui est toujours un don gratuit, est la plus haute joie qui puisse exister ici-bas : trouver Dieu ; saint Jean de la Croix n’a pas d’autre but que de nous y préparer.

Cette anthologie, composée avec amour, n’est pas de moi. Son auteur un religieux d’un ordre voué exclusivement à la contemplation me l’a donnée manuscrite avec la pleine liberté d’en faire usage, contre son attente, mais non sa autorisation, je me suis décidé à la publier, afin de répondre à cet appétit de prière qu’on trouve un peu partout et à cette soif de l’enseignement des grands orants dans l‘Église. Je lui suis très reconnaissant d’amour répondeur à cet appel, preuve que le véritable contemplatif est soucieux de ses frères. En effet, les moines agissent dans l’église en solitude, et pour certains sans avoir de contacte avec le monde, mais aucune membre du corps du Christ ne peut se désintéresser de l’ensemble du corps. Celui que lira ces pages aura une connaissance de l’essentiel de la pensée du Saint. Les grandes arêtes ont été bien dégagées et les meilleurs textes figurent ici. Ce choix a été fait par quelqu’un qui s’efforce de vivre ces pages, quelqu’un qui nous fait partager sa propre lecture de Jean de la Croix, quelqu’un qui a découpé pour nous les passages qui lui ont paru les plus éclairants et qui répondent aux aspirations d’une âme désireuse d’atteindre la plus haute union à Dieu. Des citations de Pères surtout orientaux, prises dans le « Petit Philocalie », ont été jointe pour montrer la parenté de pensées, mais on n’a pas voulu faire une juxtaposition stricte. On les livre seulement avec liberté pour signaler le rapprochement, cela peut-être une invitation à s’approcher plus encore du mystique espagnol, car on n’a pas jamais fini de lire et d’étudier saint Jean de la Croix.

Don André Gozier o.s.b.

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